Rugby : pour Saint-André, "notre dopage, c’était l’envie de jouer"

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Rugby : pour Saint-André, "notre dopage, c’était l’envie de jouer"
@ AFP
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RUGBY - Le sélectionneur du XV de France a réagi aux révélations sur les pratiques dopantes dans le rugby, et notamment chez les Bleus.

Philippe Saint-André, le sélectionneur et ancien joueur du XV de France, a formellement récusé mercredi les accusations de dopage dans le rugby. "J’ai eu la chance de jouer en équipe de France de 1988 à 1997. Notre dopage, c’était la passion, l’envie de jouer, de se faire des passes, de mettre un tampon à un Anglais pour le faire couiner un peu. Aussi l’envie de boire une bière avec notre public à la fin", a expliqué dans un langage lyrique le coach des Bleus.

Rugby à charges

© La Martinière

Un ouvrage qui fait l’effet d’une bombe. Mardi, L'Expressa publié les bonnes feuilles du livre du journaliste Pierre Ballester, Rugby à charges, l’enquête choc, (à paraître le 5 mars) dans lequel le médecin des Bleus de 1975 à 1995 affirme que la prise d’amphétamines était monnaie courante dans le rugby des années 1970 et 1980. Le docteur explique que ces pratiques avaient cours également en équipe de France. Ces révélations ont donc fait l’effet d’une bombe dans le monde de l’ovalie.

"Nos joueurs sont contrôlés une dizaine de fois par an". Philippe Saint-André a également expliqué qu’aucun des joueurs actuels du XV de France n’a recours à des pratiques dopantes. "Depuis près de 13 ans il y a un suivi longitudinale, nos joueurs sont contrôlés une dizaine, douzaine de fois par an", certifie le sélectionneur. "Si on regarde nos joueurs actuels, on a plus envie de leur donner des carottes râpés parce que on est sur des mecs qui doivent perdre du poids pour mieux se déplacer, plutôt que prendre de la masse musculaire", sourit le coach du XV de France.

"Tant que je serai sélectionneur, il n’y aura pas de saloperies comme ça." Saint-André s’est également dit prêt à ouvrir les portes de l’équipe de France pour prouver sa bonne foi. "N’importe quel spécialiste, n’importe quel journaliste peut venir passer une journée avec nous, 24 heures sur 24, ils verront qu’on est clair", assure-t-il. "Tant que je serai sélectionneur, il n’y aura pas de saloperies comme ça en équipe de France", conclut le sélectionneur. La France affrontera samedi le Pays de Galles, pour le troisième match du tournoi des Six nations, dans un climat tendu.

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