NBA : les cinq infos majeures

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NBA : les cinq infos majeures
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BASKET - La saison 2012-13 s'ouvre mardi et s'annonce passionnante à tous les niveaux.

Les atermoiements de l'an dernier sont oubliés. La saison 2012-13 de NBA va débuter à l'heure, mardi soir, sans l'ombre d'une grève patronale qui avait grévé l'an dernier le calendrier de 16 des 82 matches de la saison régulière. Le patron de la Ligue, le septuagénaire David Stern, a connu un été doré comme il faut, avec le triomphe de Team USA aux Jeux olympiques de Londres. Le business est à nouveau en place, maintenant place au show !

Ray Allen, joueur de Miami (930x620)

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Miami favori à sa propre succession. En juin dernier, LeBron James a enfin décollé l'étiquette de "meilleur joueur n'ayant jamais gagné le titre NBA". Sacré pour sa deuxième saison avec le Miami Heat, "LBJ", 27 ans, a ajouté à sa première bague de champion le titre de meilleur joueur de la saison et des finales ainsi que la médaille d'or olympique avec l'équipe des Etats-Unis. Le "King" est désormais assis sur son trône. Et il ne sera pas facile de l'en déloger, d'autant que le Heat, déjà fort de son "big three" James-Wade-Bosh s'est intelligemment renforcé à l'intersaison avec l'artilleur à trois points Ray Allen (photo), transfuge de Boston, et l'ancien ailier d'Orlando, Rashard Lewis. "Dans la conférence Est, il y a Miami et c'est tout", estime même Tony Parker. "Ils sont tellement talentueux que je vois mal une équipe les battre." Comme l'an dernier, l'un des grands rivaux du Heat dans sa conférence devrait être les Boston Celtics, que les champions en titre affronteront mardi en ouverture de leur saison (dans la nuit de mardi à mercredi, à 1h00 heure française).

Howard et Bryant (930x620)

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Une "dream team" à Los Angeles. Kobe Bryant est un joueur orgueilleux. L'arrière des Lakers, désormais âgé de 34 ans, sait que le temps lui est compté s'il veut rejoindre Michael Jordan dans la légende avec six titres de champion. Sa franchise, dont il porte les couleurs depuis 16 ans (!), lui a donné cette année les moyens de ses ambitions en recrutant deux joueurs All-Star, le meneur canadien Steve Nash (38 ans, meilleur joueur en 2005 et 2006) et l'athlétique pivot d'Orlando, Dwight "Superman" Howard (26 ans, élu trois fois meilleur défenseur de la Ligue). Et, comme l'Espagnol Pau Gasol et l'atypique Metta World Peace sont restés, les Lakers disposent d'une équipe de rêve qui partira favorite dans la conférence Ouest et qui aura l'objectif avoué de décrocher un dix-septième titre de champion NBA, record détenu par Boston. Mais Kobe et compagnie ne seront pas seuls à l'Ouest. Et l'un des dangers viendra de l'autre franchise de la ville, les Clippers. Habitués à jouer les seconds rôles, les "Clips" ont rebondi avec l'arrivée l'an dernier dans leur effectif de Chris Paul, pourvoyeur officiel de ballons pour l'explosif Blake Griffin. La bataille de Los Angeles promet de faire des étincelles.

Tony Parker avec les Spurs (930x620)

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Des Spurs à l'accent français. Cette saison, on va plus que jamais parler français au Texas. En effet, les San Antonio Spurs comptent trois internationaux français dans leur effectif. "Petit, je rêvais de jouer en NBA. Mais jamais je n'aurais rêver de jouer avec deux Français pour une équipe lutant pour le titre", souligne Parker. On ne présente évidemment plus le meneur de jeu des Bleus, qui va entamer sa douzième saison sous les ordres de Gregg Popovich. Triple champion NBA, meilleur joueur des finales et quatre fois All-Star, "TP" est maintenant le visage de la franchise avec les deux autres membres du "Big Three", Tim Duncan et Emmanuel Ginobili. On les disait vieillissants mais ils ont prouvé l'an dernier en terminant avec le meilleur bilan de la Ligue (50 victoires-16 défaites) et en alignant neuf victoires de rang en play-offs qu'ils avaient encore de beaux restes. Pour tenter de contrarier les plans du finaliste sortant, l'Oklahoma City Thunder, les Texans pourront compter sur le capitaine des Bleus, Boris Diaw, arrivé en mars dernier et qui disputera sa première saison complète sous l'uniforme noir et argent. Parker et Diaw seront accompagnés d'un petit nouveau de 25 ans, Nando de Colo, qui devra briller comme il l'a fait en pré-saison s'il veut s'offrir un peu de temps de jeu.

Le Barclays Center à Brooklyn (930x620)

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Les Nets s'installent à Brooklyn. Une seule franchise change cette année de lieu. Les New Jersey Nets, dont le rappeur Jay-Z est actionnaire minoritaire, déménagent à Brooklyn, fameux quartier du Sud de New York. Avec LA, "Big Apple" devient donc la deuxième ville à compter deux franchises. Et les nouveaux Brooklyn Nets, nantis d'une nouvelle salle et d'un nouveau logo, comptent bien rapidement tenir la dragée haute aux New York Knicks, franchise historique de Manhattan. Pour cela, l'oligarque russe Mikhaïl Prokhorov, propriétaire de la franchise depuis 2009, et l'entraîneur Avery Johnson, sacré coach de l'année en 2006 avec Dallas, ont monté une équipe ambitieuse autour du meneur de jeu Deron Williams avec notamment l'arrivée de l'arrière Joe Johnson en provenance d'Atlanta. Voilà qui promet de beaux derbies entre les cols blancs des Knicks et les cols bleus des Nets.

Lin avec Les Alexander (930x620)

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Jeremy Lin, de New York au Texas. Février 2012. Un jeune Américain d'origine taïwainaise jusqu'ici cantonné au banc de touche se révèle à la planète basket en multipliant les exploits, avec notamment 38 points inscrits face aux Lakers de Kobe Bryant. La "Linsanity" s'empare de la NBA. Mais une vilaine blessure au genou gauche vient briser son élan. Sept mois plus tard, Lin a quitté New York pour Houston et c'est peu dire qu'il est très attendu par la franchise des Rockets, à la fois sportivement (les Rockets n'ont plus disputé les play-offs depuis 2009) et économiquement. Car Lin est censé faire la transition avec Yao Ming, qui, jusqu'à l'an dernier, était la vitrine de la franchise à travers le monde mais surtout en Asie. Les Rockets pourront également compter sur l'ancien joueur d'Oklahoma, James Harden, meilleur sixième homme l'an dernier, finaliste NBA et champion olympique avec le Team USA. Le duo Lin-Harden à l'arrière, une curiosité parmi d'autres qui aiguise notre appétit...