Le tennis français en quête de rebond

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Le tennis français en quête de rebond
Benneteau, Monfils, Tsonga et Gasquet, ici face à l'Australie au premier tour de la Coupe Davis.@ MAXPPP
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DÉCLASSEMENT - Plus aucun joueur tricolore n'évolue aujourd'hui dans le Top 10 du tennis mondial.

Pour la première fois depuis plus de trois ans (21 mars 2011), le classement ATP publié lundi ne comportait aucun joueur français dans les dix premiers. Après Jo-Wilfried Tsonga le 17 mars, Richard Gasquet est sorti à son tour du Top 10*. Cela traduit le début de saison raté des joueurs français, et notamment de ceux que l'on a surnommé les "quatre mousquetaires", qui sont aujourd'hui encore les quatre Français les mieux classés : Gasquet, Monfils, Simon et Tsonga. Etat des lieux avant le début du quart de finale de Coupe Davis entre la France et l'Allemagne, vendredi après-midi, à Nancy.

Richard Gasquet à Melbourne (930x620)

© REUTERS

Richard Gasquet (11e mondial), en attente de confirmation. Trois jeux, voilà ce que Richard Gasquet a réussi à sauver contre Roger Federer au troisième tour du Masters 1000 de Miami le mois dernier. Le Biterrois, qui avait fini l'année en trombe avec une demi-finale à l'US Open et une participation au Masters, a manqué son décollage en 2014.  Il a perdu ses titres à Doha (battu en demi-finales par Gaël Monfils) et à Montpellier, où il a cédé face au même Monfils en finale. Les points s'envolent et les blessures se multiplient, notamment au dos. Retenu par Arnaud Clément pour affronter l'Allemagne, Gasquet a finalement été contraint de déclarer forfait en raison d'une sciatique. Ses douleurs à répétition empêchent pour le moment de tirer un premier bilan de sa collaboration avec Sergi Bruguera, entamée en février dernier. Gasquet, plus que les autres, sera attendu sur terre battue, ancienne surface de prédilection de son coach espagnol, double vainqueur à Roland-Garros.

Jo-Wilfried Tsonga, 930

© REUTERS

Jo-Wilfried Tsonga (12e mondial),  la constante stagnation. En janvier 2008, Jo-Wilfried Tsonga se révélait au grand public en disputant une finale de l'Open d'Australie inédite contre Novak Djokovic. Depuis, le Manceau n'a jamais fait mieux. De son côté, le Serbe, de deux ans son cadet, a disputé dix autres finales, pour cinq titres supplémentaires.

Cette année, le désormais ancien n°1 français a été éliminé par Roger Federer dès les huitièmes de finale. La tournée américaine n'a guère été plus florissante : une élimination d'entrée à Indian Wells (face à Julien Benneteau) et une élimination très sèche contre Andy Murray à Miami, en huitièmes de finale (6-4, 6-1). Un constat s'impose : la nouvelle structure adoptée en fin d'année dernière - un étonnant ticket composé des anciens joueurs tricolores Thierry Ascione et Nicolas Escudé - ne fonctionne pas. Ou tarde à fonctionner.



Gaël Monfils, 930

© REUTERS

Gaël Monfils (25e mondial), maux en tous genres. Toujours aussi instable, Monfils. Le Parisien avait entamé sa saison par une défaite encourageante face à Rafael Nadal, à l'Open de Doha (6-1, 6-7[5], 6-2). Quelques jours plus tard, il subissait une correction face au même adversaire, au troisième tour de l'Open d'Australie (6-1, 6-2, 6-3). Après sa victoire à Montpellier, où il n'a battu qu'un joueur du Top 30, Gasquet, en finale, Monfils n'a gagné qu'un match lors de la tournée américaine, face à Sergiy Stakhovsky, seulement classé 83e mondial.

Son revers face au modeste Espagnol Guillermo Garcia-Lopez à Miami a débouché sur une remise en question. Monfils est fragilisé physiquement - mal récurrent au dos et aux genoux - et émotionnellement, avec des "petits soucis" personnels. Il a annoncé "vouloir prendre un peu de temps" pour lui. Pour le moment, c'est le capitaine de l'équipe de France, Arnaud Clément, qui lui en a accordé, en ne le retenant pas pour les matches de simples contre l'Allemagne.

Gilles Simon, 930

© REUTERS

Gilles Simon (27e mondial), jeu à l’envers. Monfils, lui au moins, y est. Ce n'est pas le cas de Gilles Simon, 4e Français à l'ATP (27e mondial). Le Niçois n'a pas été retenu par Clément après un début de saison où il a perdu plus de matches qu'il n'en a gagnés : 6 défaites contre 4 succès seulement. Il a été sorti d'entrée lors des deux Masters 1000 américains. Rossé sur dur, oublié pour la Coupe Davis, Simon est déjà passé à autre chose. Il était la semaine dernière à l'Open de Valenciennes, tournoi mineur disputé sur terre battue. Et il a perdu en finale face à son compatriote Josselin Ouanna, 263e mondial...

Plutôt que sur Simon, en panne de confiance depuis son Open d'Australie assez homérique dans son genre - deux premiers tours de près de 8h30 au total ! - Clément a préféré miser sur Julien Benneteau, seulement 9e français à l'ATP mais qui a signé un quart de finale à Miami, le mois dernier. Malgré sa tendance à manquer les grands rendez-vous  - neuf finales sur le circuit, neuf défaites -, Benneteau partira favori de ses deux simples. Privée de ses meilleurs joueurs - Haas et Kohlschreiber notamment -, l'Allemagne aligne en effet une équipe "faiblarde", susceptible de redonner confiance au tennis masculin français. Ce ne serait pas du luxe.

*Chez les filles, c'est encore pire. Aucune Française ne figure dans le Top 20. Alizé Cornet est 23e.

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