Karabatic et le casse-tête du rebond

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Karabatic et le casse-tête du rebond
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HANDBALL - Mis en examen dans l'affaire du match présumé truqué, il pourrait être licencié.

Nikola Karabatic a été mis en examen mardi soir pour "escroquerie" dans l'affaire du match truqué. S'il est toujours présumé innocent, son avenir s'est malgré tout obscurci. Son avocat, Me Eric Dupont-Moretti, n'a pas hésité à parler de "mise au chômage", mercredi soir, puisque son client ne peut plus approcher les joueurs du Montpellier handball et encore moins disputer le moindre match. Quel est donc son avenir sportif ? Un club pourrait-il l'accueillir si d'aventure il était licencié ?

Il ne jouera pas mercredi contre Toulouse

Le demi-centre tricolore ne disputera pas la rencontre Toulouse-Montpellier, mercredi soir, comptant pour la 4e journée du championnat de France. Il ne s'entraînera pas non plus avec le groupe avant que la justice ait tranchée sur son cas. Si l'affaire traîne, Nikola Karabatic pourrait voir son temps de jeu très réduit sur les parquets (la saison se termine au mois de mai au terme des 26 journées).

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Le président du MAHB, Rémy Lévy, a réaffirmé mardi soir qu'il pourrait licencier les joueurs, même si seules les accusations d'avoir parié étaient retenues contre eux. Le club a même décidé de se constituer partie civile dans l'affaire.

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Pour le moment, c'est le statu quo dans le camp du joueur. "Je ne lui cherche pas une porte de sortie", a assuré Ong Bakhti, l'agent de Nikola Karabatic. "S’il est licencié par son club, je lui trouverai un club. Mais je ne sais pas s’il le sera. Pourquoi devrais-je lui trouver une porte de sortie aujourd’hui ? Je comprends la position du club. Elle n’est pas anormale".

Chambéry prêt à l'accueillir

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On a cherché à savoir ce qu'en pensait les autres clubs du championnat de France. On a donc passé quelques coups de fil aux responsables du haut niveau tricolore. Laurent Munier, ancien international français et aujourd'hui manager du Chambéry Handball, est "prêt à l'accueillir". "Cette affaire semble être une erreur de jeunesse. Je le soutiens, poursuit-il, et je ne vois donc aucun souci pour l'accepter à Chambéry". Laurent Munier évoque quand même un frein : le salaire de Karabatic. Avec environ 300.000 euros par an, très peu de clubs en France et même en Europe peuvent se permettre une telle folie.

A Cesson-Sévigné, le président Philippe Barberet ne tient pas vraiment le même discours. Contacté par Europe1.fr, il déplore encore le "préjudice porté à son club par cette affaire". Rappelons ici que le match où les paris sont suspects opposait Montpellier à … Cesson-Sévigné. Son président n'est donc pas forcément "prêt à recevoir Nikola Karabatic sur un simple point de vue de l'éthique". A Ivry, la question ne se pose même pas pour Pascal Crenne, le directeur exécutif du club. Enfin à Dunkerque, c'est plus une question d'argent. "Je n'ai pas la masse salariale pour accueillir un joueur comme Nikola Karabatic", explique Jean-Pierre Vandaele, le président. "De toute manière, son agent ne nous a pas appelé", conclut-il en rigolant.