Hand : que reste-t-il des "Experts" ?

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Hand : que reste-t-il des "Experts" ?
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RETOUR - L’équipe de France retrouve la compétition ce week-end, en Norvège, en Golden League.

L'info. Après une décevante sixième place aux Mondiaux 2013 en Espagne, l’équipe de France participe ce week-end à la première étape de la Golden League, en Norvège. Ce tournoi amical, initié par le pays hôte, le Danemark, et la France, est organisé chaque année, alternativement chez les femmes et les hommes, avec une étape dans chacun des trois pays. Et chaque édition comporte un pays invité. L’étape norvégienne accueille ainsi la Croatie, tandis que la Fédération française a choisi le Qatar pour l’étape de janvier prochain.

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Onesta, entraîneur des Bleus (930x620)

© MAXPPP

Les "Experts", pas encore "des vieux cons". Cette Golden League offre l'occasion pour l’entraîneur des "Experts", Claude Onesta, de réaliser une petite revue d’effectif, en incorporant des nouvelles têtes. Et, comme chaque année, se pose la question de la fin de cycle pour une équipe qui a régné sans partage sur le handball mondial pendant près de six ans (championne olympique en 2008 et 2012, championne du monde en 2009 et 2011 et championne d'Europe en 2006 et 2010). "Le fait de dire que c’est un nouveau cycle, cela voudrait dire que le cycle précédent est terminé. Or, ce n’est pas le cas", conteste Claude Onesta au micro Europe 1.

Hormis Didier Dinard, qui a intégré le staff, et Guillaume Gille, qui a pris sa retraite internationale, l’équipe de France  a conservé tous ses joueurs cadres, comme Jérôme Fernandez, Daniel Narcisse ou encore Bertrand Gille. Ces éléments restent indispensables pour Claude Onesta, qui ne les appelle pas pour faire de la figuration.

"Je ne solliciterai jamais un ancien pour qu’il tienne la main aux jeunes", explique-t-il. "La nouvelle génération vous écoute car vous êtes encore capable de faire des choses sur le terrain." Et d’ajouter, avec son fameux sens de la formule : "le jour où vous n’êtes plus que le grand frère qui tient la main, vous devenez le vieux con qui raconte l’histoire, qu’on écoute par politesse".

L’équipe de France, ça se mérite. Pour les nouveaux arrivants comme le gardien Wesley Pardin (qui profite du forfait de Thierry Omeyer, ndlr), la patience est le maître mot. Si Claude Onesta promet du temps de jeu pour tout le monde durant ces trois jours, le boss des Bleus ne veut pas entendre parler de concurrence. "Mon discours a été clair auprès des nouveaux : il y a des titulaires et des remplaçants. Les jeunes sont là pour apprendre, pour comprendre. Et, s’ils méritent cette place, alors ils bénéficieront peut-être de quelque chose qui est unique : la transmission et la connaissance de ceux qui ont déjà beaucoup vécu en Bleus".

Jérôme Fernandez avec les Bleus (930x620)

© REUTERS

Cette philosophie met la pression sur les vieux routards, comme le concède Jérôme Fernandez, 357 sélections au compteur : "c’est compliqué de dire à un jeune comme jouer s’il est déjà meilleur que nous. A nous de montrer l’exemple, d’être performant et d’avoir un maximum de justesse." Pour Nikola Karabatic, il est aussi question d’accompagnement : "Pour les nouveaux, c’est beaucoup de pression, ce n’est pas facile à gérer. Après, il faut qu’ils mettent ça de côté, on est là pour les aider à bien s’intégrer."

Avec trois générations différentes qui s’imbriquent et la nouvelle garde qui arrive, les "Experts" – anciens et nouveaux - ont sans doute encore de beaux jours devant eux.