Greipel et les gamelles

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Greipel et les gamelles
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EN UN CLIC - Comme mercredi, Greipel s'impose dans un sprint perturbé par une chute à 3 km.

Le "Gorille" bisse. Et de deux pour André Greipel ! Le surpuissant sprinteur allemand a remporté sa deuxième étape de rang sur le Tour de France, jeudi, sur les Champs-Elysées de Saint-Quentin, après 196,5 km de course. Comme vers Rouen, la veille, le coureur de la Lotto-Belisol a profité du gros travail de ses équipiers, qui l'ont mené dans un fauteuil dans le final. Ils l'ont aussi protégé des vagues dans le peloton, qui ont encore précipité au sol l'un de ses rivaux, à environ trois kilomètres de l'arrivée. C'était Mark Cavendish mercredi. Ce fut Peter Sagan (Liquigas-Cannondale), jeudi. Le résultat fut le même : une victoire facile, cette fois devant l'Australien Matthew Goss (Orica-GREENEDGE) et l'Argentin Juan José Haedo (Saxo Bank-Tinkoff Bank) au terme d'un exigeant faux-plat montant. Après les Champs-Elysées de Saint-Quentin, Greipel doit maintenant espérer briller sur d'autres Champs-Elysées...

Greipel s'impose pour la deuxième fois :

Farrar à la faute. Après avoir touché un coureur sur sa droite dans l'emballement vers Saint-Quentin, le sprinteur de la Garmin, Tyler Farrar, a violemment percuté le sol en effectuant un salto par dessus son vélo. L'Américain, touché sur presque toutes les parties du corps (traumatisme coude droit et fesse droite, érosions dorsales) a franchi la ligne en dernière position, devant la voiture-balai, dans un piteux état. Greipel, qui a évité la chute, peut s'estimer heureux : "j'ai réussi à rester sur le vélo en manœuvrant", a-t-il expliqué.

Ladagnous en échappée

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Encore une vaine échappée. Cinq étapes en ligne et cinq victoires au sprint. Les attaquants n'ont pour le moment pas la partie facile sur ce Tour. Les courageux (et déçus) du jour s'appellent Matthieu Ladagnous (FDJ-BigMat, en quatrième position, à gauche, sur la photo ci-dessus), Pablo Urtasun (Euskaltel), Jan Ghyselinck (Coifids) et Julien Simon (Saur-Sojasun). Urtasun a été le dernier à se rendre, à quelques mètres de la ligne, avec, dans sa roue, le malheureux Ladagnous. "Je suis un peu dégoûté. Je suis repris à moins de 200 mètres de la ligne, c'est la deuxième fois que ça m'arrive dans le Tour", a concédé le coureur de la FDJ-BigMat. "Aux 3 kilomètres, j'y croyais encore. Puis Ghyselinck a attaqué. Je suis parti derrière lui et le coureur d'Euskaltel est revenu. Je l'ai laissé faire l'effort et j'ai tout fait pour le reprendre. Mais le paquet est revenu. J'ai les boules !"

Greipel 05.07

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Un Français quatrième. Depuis le début de ce Tour, entre le trio Cavendish-Sagan-Greipel, les coureurs français n'ont pas trop le droit de cité. Et comme Fabian Cancellara s'accroche à son maillot jaune, il faut pour le moment se contenter d'accessits. C'est ce qu'est allé chercher Samuel Dumoulin (Cofidis, à droite sur la photo), jeudi, en terminant quatrième, parmi les costauds, juste devant le champion du monde en personne, Mark Cavendish (Sky). Depuis le départ de Liège, il s'agit du meilleur résultat d'un coureur français. De son côté, Thomas Voeckler (Europcar) a franchi une étape de plus. "J'en ai un peu marre de répondre toujours à la même question", a souri le quatrième du Tour 2011 au micro de France Télévisions. "Il y a des coureurs qui sont "épluchés" de partout, donc je n'ai malgré tout pas trop à me plaindre." Un Greipel qui gagne, une grosse gamelle, un Voeckler qui souffre : les jours se suivent et se ressemblent sur le Tour de France. Ah si, aujourd'hui, Sylvain Chavanel n'a pas attaqué.