Frank Schleck, une suspension d'un an

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Frank Schleck, une suspension d'un an
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DOPAGE - L'ainé des frères Schleck a été contrôlé positif à un diurétique lors du Tour de France 2012.

>>> SUSPENSION. L'Agence luxembourgeoise antidopage (ALAD) a infligé une suspension d'un an à Frank Schleck qui avait été contrôlé positif à un diurétique, le Xipamide, lors du Tour de France 2012, a annoncé le président de l'ALAD Robert Schuller mercredi soir.  La sanction "est susceptible d'appel et prend cours à la date du 14 juillet 2012", a déclaré Robert Schuller précisant "qu'aucune sanction pécuniaire n'a été infligée au coureur" à l'exception du remboursement des frais de gestion du dossier. A moins d'une réduction de peine, il devrait manquer une bonne partie de la saison et ne pourra pas participer au prochain Tour de France qui s'élancera depuis la Corse le 29 juin.

•  "Auto-suspendu" depuis le mois d’octobre. Frank Schleck, 32 ans, avait fait l'objet d'un contrôle antidopage positif à l'issue de la 13e étape du dernier Tour de France le 14 juillet au Cap d'Agde, dans l’Hérault. Il avait quitté l'épreuve au terme de la 15e étape alors qu'il occupait la 12e place du classement général. Avec cette sanction le coureur perd le bénéfice et les primes liées à ses résultats obtenus lors de la compétition.

Frank Schleck 930

© Reuters

 La contre-expertise de l'échantillon B avait ensuite confirmé ce contrôle positif. Le coureur s'était "auto-suspendu" début octobre en signifiant aux instances dirigeantes son intention de ne pas disputer d'épreuves.

• Dopage, empoisonnement ou accident ? Le coureur luxembourgeois, qui assure n'avoir "jamais triché,  avait dès le début de l'affaire plaidé la thèse de l'empoisonnement ou de l'accident. "Je n'ai jamais commis de faute", a-t-il sans cesse répété tout au long d'une procédure durant laquelle il a été entendu à trois reprises par l'ALAD sous la supervision de l'Union cycliste internationale (UCI).

Ses avocats ont régulièrement rappelé que les quantités de Xipamide, un diurétique pouvant servir de produit masquant, décelées dans les urines du coureur sont "infinitésimales". Avant ce verdict, les médias luxembourgeois, évoquaient une lettre de  l'ALAD récemment adressée aux avocats de Frank Schleck dans laquelle l’agence expliquait "avoir abandonné la thèse de la méthode interdite".