Formule 1 : les cinq enjeux de la nouvelle saison

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Formule 1 : les cinq enjeux de la nouvelle saison
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La Formule 1 reprend dimanche, à Melbourne, pour le Grand Prix d’Australie. Lewis Hamilton, champion du monde en titre, tentera la passe de deux.

Cette année encore, Melbourne ouvre le bal. Dimanche, la saison de Formule 1 débutera avec le Grand Prix d’Australie. L’ogre Mercedes, champion du monde en titre, s’annonce déjà comme le grandissime favori à sa propre succession. L’écurie allemande a tout raflé la saison dernière : le titre constructeur et les deux premières places au classement des pilotes, avec Lewis Hamilton devant son coéquipier Nico Rosberg. Mais derrière les Flèches d’argent, la concurrence commence à montrer les dents. Europe1 vous présente les cinq enjeux de cette nouvelle saison.

Mercedes, l’équipe à battre. L’an dernier, Mercredes n’a laissé que des miettes à ses adversaires. Souvenez-vous : 11 victoires pour Lewis Hamilton, champion du monde en titre, et 5 victoires pour son dauphin et coéquipier allemand, Nico Rosberg, sur 19 Grand Prix. Mais les Flèches d’argent ne se sont pas reposées sur leurs lauriers. Dès les premiers essais, vendredi en Australie, les voitures du constructeur champion du monde en titre ont creusé d’importants écarts avec leurs poursuivants. Résultat : Nico Robserg a devancé Lewis Hamilton. De là à affirmer que cette saison de F1 sera une copie conforme de la dernière cuvée, il n’y a qu’un pas.

Sebastian Vettel, lors des essais du GP d'Australie.

© AFP

Ferrari attend Vettel. Pourtant, la résistance s’est organisée, dans le sillage d’une Scuderia revancharde. Après une saison dernière catastrophique, aussi bien sportivement qu’en coulisses, Ferrari a tout changé pour revenir au sommet. Exit Fernando Alonso, l’idole espagnole, et place à Sebastian Vettel, le quadruple champion du monde allemand. Mais le retour au premier plan de la légendaire écurie italienne prendra du temps. "A ce stade, c’est difficile de dire si nous pouvons gagner une course dès cette saison, mais on espère bien pouvoir rattraper Mercredes", a sagement pronostiqué Sebastian Vettel avant le début de la saison.

Alonso part de loin. Après cinq ans passés du côté de Maranello, Fernando Alonso a choisi de quitter Ferrari pour retourner chez McLaren. Un choix étonnant de la part du double champion du monde. D’abord, ses premiers pas ont été chaotiques, avec un accident qui l’empêchera de prendre part au Grand Prix d’Australie. Ensuite, parce que lors de son premier passage chez McLaren, en 2007, l’histoire entre le pilote et l’écurie anglaise s’était mal terminée, sur fond de querelle avec le grand patron, Ron Dennis. Enfin, l’écurie est équipée cette saison du nouveau moteur Honda, de retour en F1 après sept ans d’absence. Le motoriste japonais, qui repart de zéro, est pour l’instant très loin de ses concurrents. Fernando Alonso et son écurie partent donc de très, très loin.

Grosjean, un nouveau moteur pour espérer. Romain Grosjean , au volant d’une Lotus, sera le seul Français au volant. Le pilote français avait vécu une saison 2014 calamiteuse, marquée par d’importants soucis de fiabilité et de compétitivité de sa monoplace. Mais pour 2015, la Lotus disposera d’un nouveau moteur, le meilleur du plateau : un Mercedes. De quoi espérer remporter enfin le premier Grand Prix de sa carrière ? "Non, pas vraiment", tempère Romain Grosjean au micro d’Europe 1. "On verra ce que ça donnera, mais je suis motivé pour donner le meilleur. L’année dernière a été difficile, mais c’est dans ces moments-là qu’on apprend le plus. On espère repartir sur de bonnes bases", positive le Français.  

Max Verstappen débute en F1 à 17 ans.

© AFP

Un débutant de 17 ans. Originalité du plateau : un adolescent de 17 ans va débuter en Grand Prix à Melbourne. Son nom :  Max Verstappen. Le Néerlandais, fils de l'ancien pilote de F1 Jos Verstappen, va piloter pour l'écurie Toro Rosso (équipe junior de Red Bull). Max Verstappen établit ainsi un nouveau record de précocité à 17 ans, 5 mois et 14 jours. Autre incongruité : comme il n'a pas 18 ans, il ne possède pas son permis de conduire. Mais profitant d'un règlement imprécis, il a pu obtenir la super licence nécessaire pour conduire une F1. Son expérience est pourtant très mince avec une seule saison de monoplace au compteur, en Formule 3. La Fédération Internationale vient d'ailleurs de modifier les règles d'attribution de la super licence pour éviter qu'un autre jeune pilote puisse accéder à la F1 aussi rapidement.

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