Fédrigo refait le coup de Pau

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Fédrigo refait le coup de Pau
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EN UN CLIC - Le coureur français s'est imposé à Pau pour la deuxième fois après 2010.

Fédrigo 2 16.07

© MAXPPP

Fédrigo, la deuxième à Pau. Le 20 juillet 2010, Pierrick Fédrigo s'imposait à Pau dans un sprint à huit coureurs, dont un certain Lance Armstrong. Deux ans plus tard, le coureur de la FDJ-BigMat a remis ça, lundi, toujours dans la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, lors de la 15e étape du Tour 2012. Mais, cette fois, Fédrigo a fait la différence bien plus en amont, à un peu plus de six kilomètres du but, en se débarrassant de quatre de ses cinq compagnons d'échappée. Et le seul qui a réussi à l'accompagner, l'Américain Christian Vande Velde (Garmin-Sharp), n'avait pas les "cannes" pour lui disputer la victoire au sprint.

Fédrigo s'impose tranquillement à Pau :

Fédrigo 3 16.07

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Un retour d'enfer. A la même période l'an dernier, Fédrigo, atteint d'une fatigue généralisée, suivait le Tour devant sa télé. En septembre, on lui diagnostiquait la maladie de Lyme, une maladie bactérienne consécutive à des piqûres de tique. "J'ai plus souffert l'an dernier, avec cette maladie, que sur le Tour cette année", a confié sur France 2 le puncheur tricolore. Et, pour son neuvième Tour de France, Fédrigo a décroché sa quatrième victoire d'étape après Pau 2010, donc, Gap 2006 et Tarbes 2009.

Voeckler 16.07

© REUTERS

Voeckler encore dans le bon coup. Outre Fédrigo et Vande Velde, la bonne échappée du jour, partie après une soixantaine de kilomètres très nerveux, comprenait dans ses rangs le Belge Dries Devenyns (Omega-Pharma Quick Step), le Danois Nicki Sorensen (Saxo Bank-Tinkoff) et deux Français, Samuel Dumoulin (Cofidis) et l'inévitable Thomas Voeckler. Le coureur Europcar, "pointé" par ses compagnons d'échappée, n'a pas eu l'opportunité de s'isoler en tête. Et n'a pas souhaité "rouler sur" Fédrigo. "Je lui avais dit que je n'irais pas le chercher pour faire travailler les autres" a expliqué Voeckler sur France Télévisions. "Je préférais que ce soit Pierrick (qui gagne) que ceux qui me crachent dessus à longueur de temps", a souligné par la suite le quatrième du Tour 2011. Voeckler et Fédrigo ont été équipiers pendant cinq saisons, entre 2005 et 2010.

Le coup tactique de Saxo Bank. En l'absence de son leader Alberto Contador, on ne parle pas beaucoup de l'équipe Saxo Bank Tinkoff sur ce Tour de France. Lundi, l'équipe dirigée par Bjarne Riis a pourtant fait l'actualité dans un tour de passe-passe tactique diablement intéressant. Alors que le Danois Nicki Sörensen se trouvait en chasse-patate entre le groupe de cinq échappés et le peloton, à une quarantaine de secondes de la tête, Riis a fait rouler son équipe pour mettre la pression sur l'échappée. Une façon de dire : si vous n'attendez pas Sörensen, on met le peloton en file indienne et on condamne l'échappée. Cinq minutes plus tard, Sörensen était devant.

Wiggins 16.07

© REUTERS

Wiggins serein. Bradley Wiggins a procédé à un changement de vélo vigoureux en début de course. "Problème de réglages", a-t-il avancé. Puis l'équipe Sky a tenté de calmer les ardeurs d'un peloton déchaîné dans les premiers kilomètres. Sans succès. Mais, une fois la bonne échappée partie, le quotidien du maillot jaune a tranquillement repris son cours, avec une arrivée à 11'50" de Fédrigo. "On prend tous les jours comme si c'était le dernier", a déclaré Wiggins avec son flegme habituel. "On a une bonne journée de repos demain. On est dans une super position (pour le général)." On ne va pas le contredire.

Une série d'abandons. Pas moins de six coureurs ont abandonné lundi lors de cette étape dite "de transition". Diminué depuis plusieurs jours, Sylvain Chavanel (Omega-Pharma Quick Step) a ainsi arrêté les frais. "J'entends bien me reposer avant les Jeux olympiques", a confié sur France 2 celui qui fait partie de l'équipe tricolore pour Londres. Deux autres français, Giovanni Bernaudeau et Vincent Jérôme (Europcar), le Belge Kenny van Hummel (Vacansoleil), le Biélorusse Yauheni Hutarovich (FDJ-BigMat) et l'Australien Brett Lancaster (Orica-GreenEdge) sont les autres malheureux du jour.