Cavendish, comme Cav'

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Cavendish, comme Cav'
@ REUTERS
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TOUR - Le Britannique a remporté lundi la deuxième étape, au sprint, à Tournai.

Cavendish, l'habitué. Mark Cavendish commence bien son mois de juillet, qu'il tentera de conclure en apothéose le 28, lors de la course en ligne des Jeux olympiques, à Londres. Le Britannique a remporté lundi au sprint la deuxième étape du Tour de France, entre Visé et Tournai, en Belgique. Le coureur de l'équipe Sky a a devancé deux de ses anciens équipiers chez HTC, l'Allemand Andre Greipel (Lotto-Belissol, à gauche sur la photo) et l'Australien Matthew Goss (Orica-GreenEDGE, à droite). A 27 ans, la bombe de l'île de Man signe déjà sa 21e victoire d'étape sur le Tour de France. Depuis 2008, il en gagne cinq en moyenne. Le "Cav'" n'a donc sans doute pas fini de sortir de sa boîte.

Cavendish au sprint sur l'étape 2

© REUTERS

Le sprint en solo. Maillot arc-en-ciel sur le dos et particulièrement affuté, Cavendish a dominé le sprint (d'une demi-roue) sans son "train" habituel. Intégré l'été dernier à l'équipe Sky, il doit désormais faire sans l'aide de ses équipiers, occupés à décrocher autre chose que des victoires d'étape à répétition. "Cette année, on est dans une autre configuration, l'équipe se consacre au maillot jaune et c'est un peu plus difficile pour moi" (...) D'un autre côté, je suis plus détendu, ça m'a enlevé un certain stress. Si je gagne tant mieux...", a ajouté "Cav", qui a conclu : "je suis champion du monde, j'ai toujours dit que je voulais marquer l'histoire du cyclisme." En ce mois de juillet, il en a l'occasion.

La tentative de Roux.A l'instar de la première étape, la course de lundi a été l'occasion pour certains coureurs français de se mettre en évidence, au premier rang desquels Anthony Roux. Malgré une chute la veille, le baroudeur de la FDJ s'est échappé avec son compatriote Christophe Kern (Cofidis) et le Danois Michael Morkov (Saxo Bank-Tinkoff Bank) avant de résister, seul, et pendant un temps, au retour du peloton. Mais il a finalement été repris à 14 kilomètres, laissant les équipes de sprinteurs régler l'allure jusqu'à l'arrivée. Comme dimanche, aucun Français ne figure dans le Top 10 de l'étape (Sébastien Hinault, d'AG2R-La Mondiale, termine 12e).

Martin sur le Tour

© MAXPPP

Le courage de Martin. L'Allemand Tony Martin est allé au bout de cette deuxième étape malgré une fracture du scaphoïde gauche, consécutive à une chute lors de la première étape et qui a nécessité la pose d'une attelle. Le coureur de l'équipe Omega-Pharma Quick Step a été distancé dans la partie finale de l'étape, tout comme l'Espagnol Luis Leon Sanchez (Rabobank), autre victime des chutes de dimanche. A noter que l'Allemand Marcel Kittel (Argos-Shimano), victime de maux d'estomac, n'a pu disputer sa chance au sprint.