Batum, l'amour du risque

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Batum, l'amour du risque
@ MAXPPP
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PHOTO - L'ailier tricolore a joué cinq minutes lors de la défaite des Bleus face à l'Espagne.

Nicolas Batum qui écrase un dunk sous le maillot bleu : a priori, rien de plus anodin. Sauf que l'ailier tricolore n'aurait jamais dû se trouver sur le parquet de Bercy, dimanche, pour y affronter l'Espagne (70-75). En effet, "Batman" n'est actuellement pas sous contrat avec une franchise NBA et n'est donc pas assuré. En jouant cinq minutes en première mi-temps, Batum a donc pris le risque de dire adieu à un contrat qui devrait s'élever à 45 millions de dollars, soit environ 37 millions d'euros, avec les Minnesota Timberwolves ou avec son équipe actuelle, les Portland Trail Blazers. Sa situation devrait se régler dans les "deux-trois prochains jours", ce qui lui permettra de faire la fin de la préparation aux Jeux olympiques de Londres.

"Ma mère m'a dit non, ma copine m'a dit non, ma sœur, mes potes, mon agent, tout le monde m'a dit non. Et moi j'ai dit oui. Encore une heure avant le match Vincent (Collet, le sélectionneur) m'a dit: "non, tu ne vas pas jouer". J'ai dû le supplier." "Je connaissais tous les risques, mais rien ne peut remplacer le feeling que j'ai eu. Je ne pouvais pas louper ça. Ces cinq minutes, c'était du pur bonheur", a confié celui qui n'avait plus joué depuis le 21 avril et qui a inscrit quatre points dimanche. Sous les yeux de sa mère, présente au POPB, Batum a prouvé qu'il avait l'amour du risque mais aussi celui du maillot bleu.