Armstrong, du bronze mis en balance

  • A
  • A
Armstrong, du bronze mis en balance
@ REUTERS
Partagez sur :

DOPAGE - Le CIO va ouvrir une enquête pour savoir si Lance Armstrong doit conserver sa médaille.

Le 22 octobre dernier, l'Union cycliste internationale (UCI) a décidé de retirer tous les titres conquis par Lance Armstrong après août 1998. Dans le grand blanc qu'est devenu le palmarès du coureur américain à partir de cette date, un trophée subsiste : la médaille de bronze obtenue en 2000 aux Jeux olympiques de Sydney dans l'épreuve du contre-la-montre. A la différence des épreuves cyclistes du calendrier annuel, placées sous l'égide de l'UCI, les JO sont organisés par le Comité international olympique (CIO). Mais cette breloque, dernier trophée officiellement obtenu par "LA" sur un vélo, pourrait bientôt disparaître...

Devancé par Ekimov et Ullrich

"Le CIO va ouvrir immédiatement une enquête concernant l'implication de Lance Armstrong, d'autres coureurs et en particulier de leur entourage en ce qui concerne les Jeux olympiques et leur participation future aux Jeux", a annoncé jeudi un responsable de l'institution basée en Suisse. Conformément à ses statuts, le CIO dispose de huit ans pour réviser les palmarès et retirer des médailles.

Or, cela fait maintenant plus de douze ans qu'Armstrong a décroché ce qui fut sa seule médaille olympique. Le rapport de l'agence antidopage américaine (Usada) fait cependant état de pratiques dopantes antérieures aux Jeux de Sydney, ce qui pourrait donner au CIO un fondement juridique pour aller au-delà de ses propres textes.

En Australie, Armstrong avait été devancé par l'Allemand Jan Ullrich, deuxième, et par le Russe Viatcheslav Ekimov, sacré champion olympique. Le premier nommé a été impliqué (entre autres) dans l'affaire de dopage sanguin Puerto. Quant à Ekimov, il a été l'équipier d'Armstrong lors de ses six dernières victoires sur le Tour de France, entre 2000 et 2005, avant de devenir l'un de ses directeurs sportifs, d'abord chez Astana, en 2009, puis chez RadioShack, en 2010. Douze ans après, ce podium de Sydney fait rire jaune...