100 raisons d'aimer le Tour de France

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100 raisons d'aimer le Tour de France
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CYCLISME - A l’occasion de la 100e édition, Europe1.fr a listé ce qui nous fait aimer le Tour.

Samedi, s'élance depuis Porto-Vecchio, en Corse, la 100e édition du Tour de France. Pour fêter cet événement, Europe1.fr s'est amusé à lister 100 raisons d'aimer la Grande Boucle.

Bernard Hinault, quintuple vainqueur du Tour 930x620
1. Parce que, si le Tour est beau, c’est parce que la France est belle.
2. Pour le "Blaireau" Bernard Hinault, ses coups de museau sur le vélo ou au micro.
3. Pour les souvenirs d'été et les saveurs d'un goûter.
4. Pour le paysage lunaire du Mont Ventoux.
5. Pour l'inoubliable morgue de Lance Armstrong.
6. Pour les 21 virages de l'Alpe d'Huez. Et cette année, on y aura même droit deux fois.
7. Parce que, même après l'arrivée finale, on ne sait parfois pas toujours qui a gagné.
8. Pour les huit secondes séparant Greg LeMond de Laurent Fignon en 1989.



9. Pour le dérailleur d'Andy Schleck.
10. Parce que le plaisir est dans l'attente (des coureurs).

Hôtesses du Tour de France (930x620)

© MAXPPP

11. Pour les hôtesses sur le podium.
12. Pour l'adrénaline du dernier kilomètre précédant un sprint.
13. Parce que, grâce au Tour, on découvre toujours de nouveaux médicaments.
14. Parce que c'est gratuit.
15. Pour la caravane, ses petits saucissons et ses paquets de bonbons.
16. Pour les échappées solitaires des grimpeurs italiens, de Gino Bartali à Claudio Chiappucci.
17. Pour la voix de Daniel Mangeas. Et cette année, vous pourrez l'écouter toute la journée avec la "Chanson du Tour" :

Andy Schleck (930x620)

© REUTERS

18. Parce que la série judiciaire se mêle parfois au feuilleton sportif.
19. Pour la classe d'un Jacques Anquetil ou de son pendant espagnol, Miguel Indurain.
20. Pour les roupillons dans le canapé.
21. Pour le souvenir des pionniers qui, chambre à air en bandoulière, gravissaient des montagnes.
22. Parce que la plupart des coureurs sont des gens simples et accessibles.
23. Pour la petite tape de Laurent Brochard sur Richard Virenque, en pleurs, dans un hôtel de campagne, un jour d'été 1998.
24. Pour les "jours où on ne peut pas gagner le Tour mais où on peut le perdre".
25. Pour l'arrivée main dans la main du duo Hinault-LeMond au sommet de l'Alpe d'Huez en 1986.
26. Pour "l'étape du Tour", qui permet chaque année aux amateurs de se frotter à l'une des étapes courues par les champions.
27. Pour ce qui reste du charme désuet de la caravane publicitaire.
28. Pour tous ces fameux seconds couteaux, ces gregarios, ces faux héros, comme les inoubliables Ronan Pensec ou Thierry Bourguignon.
29. Pour le "campionissimo" Fausto Coppi. Jacques Goddet a dit de lui "qu'il s'était manifesté dans des conditions qui atteignaient le divin, le surhomme."
30. Pour les déhanchés du sprinteur ouzbék Djamolidine Abdoujaparov, qui, une fois, est allé sprinter un peu trop près des barrières.



31. Pour la variété des surnoms, qui ne se dément pas : "le Panda" hier, le "Kényan blanc" aujourd'hui...
32. Pour l'orage du col de Menté, en 1971, qui mit à terre Luis Ocana mais le fit entrer dans la légende.
33. Pour ses mystères, comme cet abandon collectif de l'équipe PDM en 1991. Intoxication alimentaire ? Peut-être. Ou alors mauvaise conservation d'un intégrateur alimentaire servant à dissimuler la prise de produits dopants.
34. Pour le duel Poulidor-Anquetil. Et cette photo mythique sur les pentes du Puy de Dôme.

Armstrong au palmarès (930x620)

© REUTERS

35. Parce que son palmarès est unique. Vous connaissez beaucoup d’épreuves dont le palmarès est vierge sur sept ans ?
36. Pour "Jeff" Bernard, inoubliable vainqueur du chrono du Ventoux, en 1987.
37. Parce que la Ligue 1 ne reprend qu'au mois d'août.
38. Parce qu’il fait le lien avec les Anglo-Saxons. Les deux derniers vainqueurs, Cadel Evans et Bradley Wiggins, ont ouvert le palmarès de leur pays, l'Australie et la Grande-Bretagne.
39. Parce que le Giro c'est trop et la Vuelta pas assez.
40. Parce que ça ne fait que 28 ans qu'on attend un successeur français à Bernard Hinault. Alors que, pour un tournoi du Grand Chelem en tennis, ça fait déjà plus de 30 ans.
41. Parce que c'est aussi le Tour de la France, de toute la France. Cette année, le départ sera donné depuis la Corse.  On attend maintenant la Réunion ou la Martinique. Compliqué, mais puisque le Qatar a été un jour envisagé...
42. Parce qu'Alberto Contador ne manque pas de panache sur le vélo, et de culot dans ses déclarations. On attend cette année les nouveaux tirs du "Pistolero".
43. Parce que chaque jour est une classique.
44. Car on a pu y constater la polyvalence d'un Laurent Jalabert, vainqueur du classement par points en 1992 et du classement de la montagne dix ans plus tard.
45. Parce qu'il a inspiré les plus belles plumes du journalisme sportif, d'Antoine Blondin à Philippe Brunel.
46. Pour "Tour de France", de Kraftwerk. 

Marco Pantani (930x1240)

© REUTERS

47. Parce que, de toute façon, il n'y a plus de saisons. Et qu'on nous annonce un été pourri.
48. Parce que le dopage existe aussi dans les autres sports. Alors bon...
49. Pour Yvette Horner.
50. Parce que l'Europe entière nous l'envie. A tel point que, parfois, on le lui prête. Ce ne sera pas le cas cette année (une première depuis 1988) mais, l'année prochaine, le départ sera donné depuis la région anglaise du Yorkshire.
51. Car c'est aussi une bataille technologique. Et ce n'est pas Fabian Cancellara qui dira le contraire.
52. En souvenir de Tom Simpson, tombé sur ses routes. Victime du Ventoux et du dopage.
53. Parce que la bicyclette, ça ne s'oublie pas.
54. Pour la traversée du champ de Lance Armstrong dans le col de la Rochette. Comme quoi il savait aussi bien éviter les chutes que les contrôles antidopage positifs. Chapeau le Texan !
55. Pour la parade des coureurs. Celle avant la course. Et celle pendant la course, vers les Champs-Elysées.
56. Pour le passage au Mont Saint-Michel.
57. Pour "el Diablo" Marco Pantani, vainqueur de l'édition "Festina" en 1998. Grimpeur-né et mort à 34 ans.
58. Pour l'exploit de Robic, vainqueur sans avoir porté le Maillot Jaune en 1947.

59. Pour la symphonie des couleurs. On n'a pas dit harmonie...
60. Pour ses perdants magnifiques, au premier rang desquels Raymond Poulidor, huit podiums sans la moindre victoire.
61. Parce qu'il va se vivre aussi avec passion sur l'antenne d'Europe 1.

Virenque avec le maillot à pois (930x620)

© MAXPPP

62. Pour les sixième et septième maillots à pois records de Richard Virenque, revenu tel le Phénix.
63. Pour l'anachronisme de l'ardoise, à l'heure des oreillettes.
64. Parce qu'on y a rarement vu un "Cannibale" avec autant de classe.
65. Parce qu'il n'y a pas que le jaune, il y a le rouge aussi : les pois, la flamme ou la lanterne.
66. Pour la frénésie dans les cols de France et de Navarre.
67. Parce que même Louis Malle le dit. En 1962, il a réalisé le court-métrage Vive le Tour.
68. Parce que les extra-terrestres n'ont pas le monopole des "crop circles". Les agriculteurs de l'Ardèche ou les viticulteurs du Bordelais (au hasard) savent aussi y faire en matière de créations vues du ciel.
69. Parce que le cyclisme est un sport d'équipe. La preuve, toutes les primes de victoires y sont réparties entre les différents équipiers et l'encadrement.
70. Pour l'esthétisme du contre-la-montre par équipes qui aura lieu cette année à Nice.
71. Pour le "mayo yaune" de Pedro Delgado. Qu'il a bien failli perdre après un contrôle positif.
72. Pour Pedro Delgado, toujours. Qui, en 1989, oublia de se présenter à temps lors du prologue. Résultat : 2'40" de retard sans même avoir donné le moindre coup de pédale. Il finira troisième, à 3'46"...
Podium du Tour 1989

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73. Pour l'époque où le Tour s'est disputé en équipes nationales. Y reviendra-t-on un jour ? Le président de la Fédération française de cyclisme, David Lappartient, l'a récemment proposé. Mais ce n'est pas acquis tant ce sont aujourd'hui les sponsors qui font vivre le cyclisme...
74. Parce que le Tour est le plus beau des combats : contre les autres, certes, mais aussi contre soi et contre la nature.
75. Parce que, comme l'a écrit Antoine Blondin, "c'est la fête et les jambes".
76. Pour l'arrivée sur la plus belle avenue de monde. Et de nuit, en plus, cette année.
77.  Pour les doigts pointés vers de le ciel de Lance Armstrong, vainqueur deux jours après la mort de son équipier Fabio Casartelli en 1995.





78. Parce que les Français y ont toujours brillé (record de victoires avec 36). Et qu'on peut espérer, avec Pierre Rolland ou Thibaut Pinot, que la disette est bientôt finie.
79. Parce qu'un jour, un vélo est allé beaucoup plus vite en ville qu'une voiture : c'était à Lille en 1994 et Chris Boardman avait roulé à 55,152 km/h.

Thomas Voeckler, 930

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80. Pour Voeckler, qui se sublime avec le Maillot Jaune sur les épaules dans la montée du Galibier, en 2011.
81. Pour les guerres intestines chez les sprinteurs, paroles assaisonnées ou coups de casque à la clé.
82. Parce qu'on a rarement connu un centenaire aussi dynamique.
83. Pour le rythme effréné imposé par le duo Contador-Rasmussen au sommet de l'Aubisque en 2007. Ou pas.
84. Pour les supporters néerlandais le long de la route. Et aussi leurs anciens grimpeurs, Gert-Jan Theunisse et Steven Rooks.
85. Pour la mode de l’épilation intégrale.
86. Parce que, comme ça, il y a quelque chose à lire dans L'Equipe.
87. Pour les exploits d'antan. En 1903, la première étape du premier Tour, longue de 467 kilomètres (!) avait été remportée par Maurice Garin en... 17 heures et 45 minutes ! Non, le Tour n'est pas plus dur aujourd'hui qu'autrefois.
88. Parce que son dernier vainqueur est un dandy à rouflaquettes amateur d'Oasis. Malheureusement, Sir Bradley Wiggins ne sera pas là cette année.
89. Parce que c'est la plus belle course cycliste du monde.
90. Parce que c'est quand même plus facile à suivre que le Tour de France à la voile qui s'élance en même temps.
91. Pour Bernard Thévenet, qui pédalait aussi bien qu'il a commenté.
92. Parce que le Tour rassemble. Comme le dit Christian Prudhomme, le Tour est effectivement un événement "sportif, touristique et social".
93. Parce qu'il a survécu à deux Guerres mondiales.
Arashiro (930x620)

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94.
Parce que le Tour est international. Pami les 22 équipes au départ, il y a 12 nationalités différentes. Et sur les 198 coureurs qui s'élancent samedi de Corse, il y a 32 pays représentés, dont l'Ouzbékistan, l'Afrique du Sud, le Costa Rica ou le Japon (ici Yukiya Arashiro, avec Jean-René Bernaudeau).
95. Pour la nouvelle génération, représentée par le sale gosse Peter Sagan, amateur de belles côtes et de corps charnus.
96. Pour Jean-Paul Ollivier, alias "Paulo la science", inénarrable raconteur d'histoires.
97. Pour l'ours en peluche.
98. Pour George Hincapie, qui s'est aligné 17 fois consécutivement au départ du Tour et l'a fini 16 fois. L'Australien Stuart O’Grady va l'imiter cette année et tenter de l'achever pour la 15e fois.
99. Pour Laurent Fignon, double vainqueur, qui nous manque.
100. Parce que le Tour, c'est l'été et l’été, c’est le Tour. Ça l'était et ça le restera.