Mondial de handball : les "Experts" se rapprochent de leur rêve

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Mondial de handball : les "Experts" se rapprochent de leur rêve
Les "Experts" disputeront la finale du Mondial de hand, dimanche en fin d'après-midi. @ AFP
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Sans trembler, l'équipe de France a parfaitement maîtrisé sa demie face à la Slovénie (31-25), jeudi. Les "Experts" ne sont plus qu'à une marche de l'apothéose.

Ils seront au rendez-vous. L'équipe de France de handball s'est brillamment - et logiquement - qualifiée pour la finale de "son" Mondial, grâce à sa nette victoire face à la Slovénie (31-25) en demi-finales, jeudi soir à l'AccorHotels Arena de Paris. Les "Experts" se rapprochent à grands pas de leur rêve : remporter un nouveau sacre à domicile, seize ans après les "Costauds".

Et Vincent Gérard éclipsa Thierry Omeyer. Deux jours après l'ascension difficile du col suédois (33-30), Nikola Karabatic et ses partenaires ont mené de bout en bout contre une valeureuse équipe slovène qui n'a jamais abdiqué mais s'est cassé les dents sur un excellent Vincent Gérard, élu homme du match. Aidé par une défense agressive comme les Français en ont pris l'habitude ces dernières années, le portier montpelliérain a repoussé à 17 reprises (plus de 40% de tirs arrêtés) les tentatives adverses. "Titi" Omeyer, sacré six fois meilleur gardien d'un tournoi international (2006, 2008, 2009, 2011, 2012 et 2015), sera néanmoins dans le sept de départ de la finale, a déjà prévenu le sélectionneur Didier Dinart.

Anciens et nouveaux, l'alchimie à toute épreuve. Aux avant-postes, l'efficacité de Valentin Porte (4 buts en 20 minutes) et les contre-attaques bien négociées de Kentin Mahé ont fait le reste. L'écart aurait pu être plus conséquent si le Montpelliérain Jure Dolenec n'avait pas fait front pour la Slovénie (5 buts). Mais la France n'est jamais aussi forte que quand la fougue des nouveaux se mêle à l'expérience des anciens. Quand les Slovènes sont revenus à deux longueurs (16-14), Nikola Karabatic et Daniel Narcisse ont remis de l'ordre et Nedim Remili (6 buts) a encore fait parler la poudre à neuf mètres pour assurer le succès des Bleus.

"On a un véritable état d'esprit". "On peut être fier de l'investissement, de l'engagement des garçons durant ce match, à l'image de leur tournoi. Il reste une heure, une heure pour pouvoir rêver de défendre notre titre", a résumé l'autre sélectionneur français, Guillaume Gille. "On a un véritable état d'esprit, il y a beaucoup de plaisir sur le terrain, tout le monde respecte les consignes. Avec un public comme celui-là, on ne peut que jouer à fond, rendre ce public fier. On ne peut pas rêver mieux", a quant à lui lancé Nikola Karabatic.

Ça fait un bien fou, vous n'imaginez pas, ce public qui nous soutient

Que c'est bon d'être à la maison ! Car le public parisien, qui avait déjà supporté les Bleus lors du match d'ouverture, a encore une fois répondu à l'appel, et de fort belle manière. Survoltés avant la rencontre, les 15.609 spectateurs de Bercy n'ont pas baissé de ton durant soixante minutes. Et même plus, quand les héros du soir ont entamé le désormais fameux "clapping" après la rencontre. "Ça fait un bien fou, vous imaginez pas, ce public qui nous soutient", a salué Valentin Porte. "Ce qui est encore plus beau c'est de jouer devant nos familles, nos amis qui n'ont pas l'habitude de nous suivre durant l'année donc ça me touche énormément, ça me fait plaisir d'être en finale ici, chez moi, en France."

En route pour une sixième étoile. L'apothéose n'est désormais plus très loin… Un sacre à domicile aurait une saveur particulière, même pour les "tauliers" de cette équipe qui ont déjà tout gagné. Omeyer (40 ans) et Narcisse (37 ans) en savent quelque chose puisqu'ils ont vécu le titre décroché à domicile en 2001. Nikola Karabatic, alors âgé de 16 ans, était devant sa télé, Luc Abalo (16 ans aussi) en tribunes et Michaël Guigou (19 ans), pas encore assez aguerri encore pour y prendre part.

Armés pour gagner. Les champions du monde en titre affronteront dimanche (17h30) le vainqueur de l'autre demie entre la Croatie et la Norvège, programmée vendredi soir. Alors oui, les finales peuvent réserver des surprises, comme lors des Jeux de Rio où les Bleus s'étaient inclinés face au Danemark (26-28), mais la mission s'annonce moins compliquée que prévue avant le tournoi, avec les éliminations du champion olympique et des champions d'Europe allemands. Les Bleus ont battu la Norvège en phase de poules à Nantes (31-28). Et ils n'ont perdu qu'un seul de leurs cinq derniers duels à élimination directe face à la Croatie depuis les Jeux de Pékin en 2008, année de l'avènement des "Experts". Forts de leur huit titres glanés lors des onze dernières années, de leur savoir-faire dans les matches à enjeu, les Français ont les armes pour gravir la dernière marche…