Michel, une première "rêvée" sur le banc de l’Olympique de Marseille

  • A
  • A
Michel, une première "rêvée" sur le banc de l’Olympique de Marseille
@ BERTRAND LANGLOIS / AFP
Partagez sur :

Le nouvel entraîneur de Marseille a réussi son entrée en matière en écrasant Troyes, dimanche soir au Vélodrome (6-0).

Dimanche soir, les photographes et cameramen n’avaient d’yeux que pour lui. Souriant, élégant – adieu le survet’ de Bielsa, bonjour le costume aux couleurs du club – et affable, José Miguel González Martín del Campo, dit Michel, a conquis son public. La prestation convaincante de ses hommes, euphoriques face à Troyes (6-0), l’y a bien aidé. "On rêve toujours que ça se passe comme ça, mais là, c'est un rêve éveillé", a réagi Michel, aux anges.

"Pas grâce à l'entraîneur mais grâce aux joueurs". "Ce 6-0 est le fruit du jeu déployé, on a vu beaucoup d'envie et de détermination à créer des attaques, c'était intéressant", a analysé l’ancienne gloire du Real Madrid en conférence de presse d’après-match. Arrivé il y a quelques jours seulement, Michel n’a pourtant pas (encore) eu le temps de tout révolutionner. "Ce qu'on a vu ce soir n'est pas grâce à l'entraîneur mais grâce aux joueurs", a reconnu l'Espagnol, qui s’est surtout appliqué, depuis son arrivée, à redonner le sourire à des joueurs meurtris par le départ aussi brutal que soudain d’ "el loco" Marcelo Bielsa.

"Il y a beaucoup de dialogue". Actif sur le terrain lors des entraînements et loquace avec ses hommes, Michel a réussi ses débuts. Le retour des jeux, en semaine, a redonné du baume au cœur à tout le monde. Finie l’austérité à la sauce Bielsa. Les sourires sont de retour à la commanderie, et cela s’est ressenti sur la pelouse du vélodrome, dimanche soir. "Le style Michel, c'est beaucoup de possession de balle, du jeu et aller au maximum de l'avant, et quand on le sent, on tire. Il y a aussi beaucoup de dialogue", a expliqué le petit nouveau Rémy Cabella.

"On aurait cru qu'ils étaient un million !" Du dialogue et du jeu, donc, mais de la com’, aussi. Malin, Michel - qui sait combien Bielsa a rendu fou d’amour la canebière pendant 12 mois -, a ainsi conclu sa première intervention post-match par un petit mot aux supporters. "Franchement, je suis impressionné, je ne sais pas combien ils étaient (58 356 spectateurs, Ndlr), mais on aurait cru qu'ils étaient un million ! L'ambiance, c'était comme si on était leader du championnat, fantastique."