Ligue Europa : pourquoi le Besiktas a tout d'un piège pour l'OL

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Ligue Europa : pourquoi le Besiktas a tout d'un piège pour l'OL
L'OL accueillera les Turcs le jeudi 13 avril au Parc OL avant de se rendre, une semaine plus tard, dans la bouillante Vodafone Arena.@ AFP
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Les Lyonnais affronteront les Turcs du Besiktas, en quarts de finale de la Ligue Europa, les 13 et 20 avril prochains. Un adversaire dont il faudra à tout prix se méfier.

Certes, Manchester United a été évité. Mais le tirage au sort des quarts de finale de la Ligue Europa a réservé à l'Olympique lyonnais un affrontement compliqué, vendredi. Pour atteindre le dernier carré, les joueurs de Bruno Genesio devront en effet batailler dur contre les Turcs du Besiktas, dans une double confrontation qui a tout d'un piège.

Intraitables en Turquie. Certes, il est difficile de comparer la Ligue 1 et la Süper Lig. Mais quand Lyon se bat actuellement pour conserver sa quatrième place, synonyme de qualification en Ligue Europa, l’équipe stambouliote pointe en tête de son championnat. Tenants du titre, les joueurs de Senol Gunes ont bien l'intention de décrocher un dixième titre de champion de Turquie. Invaincus à domicile, ils n'ont perdu qu'une seule fois en 2017 (2-1 contre Karabükspor). 

Capables de tout en Europe. Sur la scène européenne, le Besiktas a raté de peu la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, devancé d’un petit point par Benfica. Mais cela n'a pas empêché le club de briller en phase de groupes, à la faveur d'une victoire retentissante sur la pelouse de Naples (3-2), leader du groupe. Capables du meilleur, les "Aigles Noirs" sont aussi capables du pire. La gifle reçue face au Dynamo Kiev (6-0) lors de la dernière journée, en est la preuve ultime. Reversés en Ligue Europa, les Turcs n'ont pas eu à s'employer outre mesure pour sortir les Chypriotes de l’Hapoël Beer Sheva en seizièmes de finale (victoires 3-1 et 2-1) puis les Grecs de l’Olympiakos en huitièmes (1-1 et 4-1).

Une armada offensive bien fournie. Certes, les Lyonnais pourront profiter, lors du match aller, de l'absence de Vincent Aboubakar, qui reste la principale arme offensive des Stambouliotes. L'ancien Lorientais a été exclu contre l'Olympiakos, pour avoir asséné un coup de tête à un joueur adverse. Mais attention, car il y a du monde derrière. Ou plutôt devant. Si le grand public connaît bien les dribbles et les déroutants extérieurs du pied du Portugais Ricardo Quaresma, c'est bien de Cenk Tosun qu'il faudra se méfier. Le Turc est, de loin, le meilleur buteur de son championnat, avec 16 buts en 24 matches. En Ligue Europa, il totalise déjà trois réalisations en quatre rencontres. Ancien joueur de l'Ajax Amsterdam et de Liverpool, Ryan Babel a lui aussi quelques arguments pour déstabiliser une défense lyonnaise qui s'est souvent montrée friable cette saison. Contre l'Olympiakos, le Néerlandais de 30 ans y est même allé de son doublé.

Un public "chaud bouillant". Mais l'atout numéro 1 des Stambioulotes reste incontestablement leur public. Et dans la perspective d'un match retour crucial en Turquie, c'est un détail qui peut faire toute la différence. "C'est un avantage pour nous de jouer le deuxième match dans notre stade, mais Lyon a des joueurs qui ont beaucoup d'expérience et de talent, donc ce sera difficile pour nous aussi", a prévenu Ali Naibi, directeur des opérations football de Besiktas, à l'issue du tirage au sort. Lors d'un match de poules de Ligue des champions contre Liverpool, le 24 octobre 2007, les supporters turcs avaient battu un record en Europe : 136 décibels avaient été relevés à l'époque dans les tribunes. Le match se disputait alors dans leur ancienne enceinte, le stade BJK Inönü et ses 32.000 places. Depuis, le club a changé de maison… Mauvaise nouvelle pour les Lyonnais : la Vodafone Arena peut désormais accueillir 42.000 spectateurs. Autant dire que les Gones seraient bien inspirés de faire la différence dès le match aller.