Ligue des nations : les cinq choses à retenir de la victoire de la France face à l'Allemagne

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Ligue des nations : les cinq choses à retenir de la victoire de la France face à l'Allemagne
Antoine Griezmann est félicité par Olivier Giroud et Blaise Matuidi, après son deuxième but de la soirée. @ FRANCK FIFE / AFP
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Les champions du monde, bousculés et menés à la pause, ont battu l'Allemagne (2-1) grâce à un doublé d'Antoine Griezmann en deuxième période. Les Bleus, avec 7 points, sont bien placés pour terminer en tête de leur groupe de Ligue des nations.

LE RÉSUMÉ DU MATCH

Antoine Griezmann aime particulièrement l'Allemagne. L'attaquant de l'Atlético, auteur d'un doublé, comme en demi-finales de l'Euro 2016, a permis aux Bleus de renverser les Allemands (2-1) lors de la troisième journée de la Ligue des nations, mardi soir au Stade de France. L'équipe de France, d'abord menée et sérieusement bousculée en première période, s'en est remis à "Grizou" au retour des vestiaires, d'une superbe tête (62e) et d'un penalty en fin de match (80e), pour battre une Mannschaft rajeunie et, par moments, séduisante. Les champions du monde, impressionnants de caractère à défaut de maîtriser totalement leur sujet, restent premiers de leur groupe de Ligue des nations (7 pts) et peuvent se qualifier pour la phase finale s'ils battent les Pays-Bas (deuxièmes du groupe avec 3 points), en novembre prochain. A l'inverse, l'Allemagne se retrouve au bord de la relégation (1 pt) et ne se sort pas de sa spirale négative.

Griezmann, encore un doublé face à l'Allemagne. Les France-Allemagne se suivent et se ressemblent pour Antoine Griezmann. Avec son doublé, l'attaquant de l'Atlético a encore été le grand bonhomme de la rencontre, comme il y a deux ans en demi-finales de l'Euro 2016 (un doublé et une victoire 2-0 des Bleus). "Grizou" a d'abord égalisé d'une superbe tête décroisée, qui a lobé Manuel Neuer et filé dans le petit filet après un centre tendu de Lucas Hernandez (62e). Il a ensuite pris ses responsabilités, comme à la Coupe du monde, pour transformer sans trembler un penalty (sévère) provoqué par Blaise Matuidi (80e) et signer le but de la victoire. Avec ce doublé, Griezmann entre désormais dans le top 10 des meilleurs buteurs des Bleus (26 buts), à égalité avec Sylvain Wiltord. Tout un symbole.

Des Bleus aux deux visages. A la mi-temps, l'équipe de France n'en menait pourtant pas large. Pendant 45 minutes, les champions du monde ont considérablement souffert face à la vitesse d'une Allemagne remaniée et largement rajeunie. Logiquement, les Allemands ont ouvert le score sur un penalty (sévère également, on y reviendra) transformé par Toni Kroos (14e). Hugo Lloris a même sauvé les siens avec deux parades, d'une sortie rapide dans les pieds de Werner (19e) et d'un plongeon sur sa droite sur une reprise de volée de Ginter (24e).

Mais les Bleus possèdent une sacrée force de caractère. Comme en Russie, ils ont montré que rien ne pouvait les atteindre pour d'abord égaliser, puis prendre l'avantage sur un coup du sort. Un peu comme à l'Euro 2016, ce n'est pas l'équipe qui a le mieux joué qui a gagné ce mardi soir. Pour peu, on écrirait que le foot est un sport qui se joue à 11 contre 11 et qu'à la fin, c'est la France qui gagne.

Deux penalties (très) sévères. Il faut, parfois, de la chance pour gagner. Les Bleus n'ont pas été malheureux au Stade de France, en bénéficiant d'un penalty sévère sur le but du 2-1 de Griezmann (80e). Sur les images, Hummels ne semble clairement pas faire faute sur Matuidi, tombé après avoir… marché sur le pied du défenseur allemand. Sauf qu'en Ligue des nations, l'arbitrage vidéo (VAR) n'est pas autorisé. Il aurait été d'ailleurs bien utile sur l'ouverture du score allemande, là aussi sur un penalty litigieux. Certes, Presnel Kimpembe a touché la balle de la main sur un centre en retrait de Leroy Sané, mais son geste apparaissait totalement involontaire (14e).

Hernandez au top, Kimpembe toujours en difficulté. Pour les Bleus, tout n'a pas été parfait. Ils ont cependant encore une fois pu compter sur un immense Lucas Hernandez. Le latéral gauche s'est, comme d'habitude, signalé par son énorme sens du combat en défense. Il a ajouté à cela une prestation pleine offensivement, avec une passe décisive pour Griezmann et une autre parfaitement sentie pour Mbappé, sur la première occasion bleue en seconde période (52e). A l'inverse, Presnel Kimpembe a encore été en difficulté. Déjà fautif sur les deux buts islandais jeudi dernier (2-2), le défenseur central du PSG a provoqué un penalty et est apparu fébrile toute la rencontre. Le "maestro", qui remplaçait Samuel Umtiti, blessé, n'a pas marqué des points auprès de Didier Deschamps.

L'Allemagne, encore une défaite mais des progrès. Si l'équipe de France peut garder le sourire, l'Allemagne ne s'en sort toujours pas. Les Allemands, éliminés au premier tour en Russie, ont concédé une deuxième défaite d'affilée en Ligue des nations, après celle encaissée aux Pays-Bas (3-0). Pire : avec six matches perdus, la Mannschaft connaît la pire année de son histoire. Les hommes de Joachim Löw n'ont pourtant pas démérité, loin de là. Portés par leur jeune attaquant Leroy Sané, en feu en première période, les Allemands ont longtemps dominé les Bleus. Mais cette Allemagne, rajeunie et alignée dans un 3-5-2 inédit, n'a pas su tenir la distance. Désormais, la question se pose avec insistance : l'ère Joachim Löw, l'historique sélectionneur en poste depuis 2006 et sacré champion du monde en 2014, est-elle terminée ? La Mannschaft n'a pas fini d'avoir mal à la tête.