Ligue des champions : comment Monaco a coulé à Manchester City

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Ligue des champions : comment Monaco a coulé à Manchester City
Radamel Falcao (au centre) a inscrit deux buts mais a raté un penalty, mardi soir face à Manchester City. @ Paul ELLIS / AFP
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L’AS Monaco, qui menait au score à l’heure de jeu, a été renversé en fin de match par les Citizens. Une défaite cruelle, au terme d’une deuxième période époustouflante. 

La Ligue des champions ne pardonne rien. Monaco, renversé par Manchester City en huitièmes de finale aller (5-3), a payé cher pour l’apprendre, mardi soir à l’Etihad Stadium. Les Monégasques ont pourtant mené 3-2 à l’heure de jeu, avant de s’écrouler en fin de rencontre, victimes de la rébellion anglaise et d’un scénario totalement fou. Retour sur cette deuxième période qui a fait passer Monaco du rêve au cauchemar.  

• Acte 1 : Falcao manque le penalty du break (50e)

En menant 2-1 à la pause, l’AS Monaco s’est, pense-t-on, déjà mis à l’abri. Surtout que Radamel Falcao, taclé par derrière dans la surface anglaise, obtient un penalty dès le retour des vestiaires. L’attaquant colombien, buteur en première période, prend alors son temps pour convertir cette balle de break. Sauf que son tir, trop mou, est parfaitement arrêté par Caballero, le gardien de Manchester City, parti du bon côté (50e).

Un raté ô combien important, peut-être même le tournant du match, selon plusieurs acteurs de la rencontre. "Le moment clef du match a été lorsqu'on a manqué de passer à 3-1. Ensuite ils sont revenus à 2-2", a assuré Leonardo Jardim, l’entraîneur monégasque, interrogé en conférence de presse. Un avis partagé par Bacary Sagna, l’arrière droit de City et des Bleus, au micro de BeIN Sports : "Je pense que le penalty y est pour beaucoup aussi. C'est un tournant du match, ça nous a reboosté et après ça leur a mis un petit coup derrière la tête".

• Acte 2 : la revanche du "Tigre" (61e)

Pourtant, Monaco n’a pas baissé la tête après ce penalty manqué. Au contraire, les Monégasques ont même su se remettre d’un autre coup du sort. Quelques minutes plus tard, Sergio Agüero se présente face à Danijel Subasic. Sa frappe, anodine, transperce pourtant le malheureux gardien croate, coupable d’une faute de main inhabituelle (2-2, 58e).

De quoi assommer les Monégasques ? Certainement pas. Comme un symbole, c’est Radamel Falcao qui sonne la révolte, et de quelle manière. Trouvé après un long ballon, le "Tigre" se débarrasse de John Stones d’un dribble renversant dans la surface, avant de signer un lob génial pour redonner l’avantage à ses troupes (2-3, 61e). De quoi, assurément, se faire pardonner son penalty raté.

• Acte 3 : onze minutes en enfer (71e-82e)

On est loin, alors, de se douter de la folie qui va emporter le jusqu’ici très sage Etihad Stadium. En quelques minutes, onze pour être exact, Manchester City passe alors d’une élimination quasi assurée à une situation plus que favorable. Un renversement inouï que les hommes de Pep Guardiola doivent autant aux faiblesses monégasques qu’à leur mental hors-norme. Sur deux corners, Sergio Agüero (3-3, 71e), puis John Stones (4-3, 77e), redonnent l’avantage aux Citizens. "Les regrets, aussi, c'est qu'on prend deux buts sur coups de pied arrêtés", s’est désolé Valère Germain, l’attaquant de l’AS Monaco.

Les regrets, c’est aussi cet ultime but encaissé, celui-ci potentiellement décisif dans la course aux quarts de finale, après une belle remise d’Agüero (encore lui…) pour l’Allemand Leroy Sané, laissé seul au point de penalty (5-3, 82e). "On est une équipe de jeunes et on n'a pas beaucoup d'expérience. Ça fait mal de prendre cinq buts", a déclaré, amer, le défenseur Andrea Raggi. Oui, mais Monaco, avec la meilleure attaque d’Europe, possède les armes pour remonter son handicap. A condition de ne pas offrir, le 15 mars prochain lors du match retour,  trop de cadeaux à son adversaire.