Les équipes de France de ski s'alarment devant le manque de neige

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Les champions de ski français ont toutes les peines du monde à s'entraîner, alors que va commencer la saison de compétition. La cause : le manque de neige et des glaciers restés fermés.

REPORTAGE

Au lendemain de la publication du rapport alarmant du Giec sur le réchauffement climatique,et à quelques semaines du début de la Coupe du monde, les problèmes rencontrés par les équipes de France de ski illustrent parfaitement la réalité du phénomène. En effet, faute de stations enneigées, elles ne peuvent plus s'entraîner dans l'Hexagone, la faute à un automne aux températures trop élevées qui ne permet pas d'ouvrir les glaciers français.

"La cohue sur le peu de glaciers ouverts". Résultat : les champions français et leur encadrement sont contraints de trouver des solutions pour peaufiner la préparation des premières compétitions dés la fin du mois. 

Les coups de fil se multiplient pour trouver le site capable d'accueillir les skieurs. La Suisse et l'Autriche sont particulièrement prisées, et cela a des conséquences négatives immédiates. "C'est la cohue sur le peu de glaciers ouverts", constate le descendeur Adrien Théaux au micro d'Europe 1. "C'est un peu du grand n'importe quoi. Si on n'a pas les bons pass, si on ne figure pas parmi les meilleurs mondiaux, alors on ne peut pas monter tout de suite, donc on fait une heure de queue. Et là-bas, ce n'est pas fantastique non plus. C'est triste à voir", poursuit-il.

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"Que sera le ski dans 20 ans ?" Le staff tente donc de trouver des alternatives. "On part s'entraîner dans des dômes réfrigérés", explique Julien Lizeroux, vice-champion du monde en 2009. La semaine prochaine, le skieur se rendra d'ailleurs en Allemagne, du côté d'Hambourg. "Là-bas, on sait que les conditions météorologiques sont bonnes. Mais on pourrait aussi faire comme à l'étranger : équiper les glaciers avec de la neige de culture", avance le sportif. Autre option : repousser l'ouverture de la saison de Coupe du Monde en décembre, comme le murmurent certains.

De son côté, le double médaillé olympique Alexis Pinturault s'interroge : "Que sera le ski de compétition dans vingt ans, trente ans ? Je pense honnêtement que ça n'existera plus, ou du moins de manière différente."