L'ancien talonneur français Paul Labadie est mort à 88 ans

  • A
  • A
L'ancien talonneur français Paul Labadie est mort à 88 ans
Paul Labadie (le premier joueur debout en partant de la gauche) comptait 21 sélections sous le maillot des Bleus. @ STAFF / AFP
Partagez sur :

Cette figure de l'Aviron Bayonnais avait connu avec les Bleus la première victoire de prestige face aux All Blacks. 

Le talonneur international français vainqueur pour la première fois des prestigieux All Blacks néo-zélandais, Paul Labadie, est décédé jeudi 12 janvier à l'âge de 88 ans dans sa ville natale de Bayonne.

Une carrière en bleu de 1952 à 1957. C'est en 1954, au Stade de Colombes, que les Bleus battent pour la première fois la jusque-là invincible armada All Blacks sur le score de 3-0, un essai de Jean Prat, à une époque où l'essai ne valait que trois points. Comme l'a annoncé le quotidien régional Sud-Ouest, Paul Labadie, 21 sélections sous le maillot des Bleus de 1952 à 1957, est mort au sein de sa famille, face au fleuve Adour, dans le quartier Saint-Esprit où il né le 28 avril 1928. Fils de cordonnier - il exercera, lui, la profession de comptable- il se passionne pour le rugby et rejoint les équipes jeunes du grand club local, l'Aviron Bayonnais. Sous la houlette d'un ancien joueur gallois tombé amoureux de Bayonne et devenu entraîneur de l'Aviron, Harry Owen Roë, Paul Labadie intègre l'équipe-fanion en 1946, à 18 ans, pour y rester pendant 12 ans, aux côtés de celui qui était déjà international, le réputé trois-quart centre Jean Dauger, et qui restera pour lui un modèle.

Deux titres dans le Tournoi des cinq nations. Après un passage en équipe de France B, il fait ses débuts internationaux en 1952, dans ce qui était alors le Tournoi des cinq nations, contre l'Ecosse à Edimbourg. Il gagnera deux fois le Tournoi -en 1954 et 1955- et l'aura disputé sans discontinuer jusqu'en 1957, pour sa dernière sélection contre l'Irlande à Dublin. Ensuite, gravement blessé à l'épaule, il doit mettre fin à sa carrière de joueur, mais restera fidèle à l'Aviron dont il sera un des dirigeants depuis les années 1960 jusqu'en 1990.