La presse française amère après l’échec des Bleus en finale de l’Euro

  • A
  • A
La presse française amère après l’échec des Bleus en finale de l’Euro
La presse française déçue après la défaite des Bleus en finale de l'Euro@ Capture d'écran Twitter
Partagez sur :

DÉSENCHANTÉE - Lundi, après l’échec de la France contre le Portugal en finale de l’Euro, la presse française pleure la défaite des Bleus pendant que les Unes étrangères saluent la performance portugaise.

REVUE DE PRESSE

Un but d’Eder a mis fin au rêve français. Dimanche soir, en finale de l’Euro, c’est l’attaquant de Lille qui a donné le titre au Portugal sur une frappe limpide à la 109ème minute de jeu des prolongations. Au lendemain de ce cruel dénouement, les Unes des quotidiens hexagonaux ont un goût d'amertume.

L’Équipe affiche sa déception. À l’image de Paul Pogba, maillot sur la tête, les Bleus sont "accablés" après leur échec de dimanche soir, pour L'Equipe. "La France se réveille forcément ce matin avec un sentiment de gâchis", étaye le quotidien qui assure que si le Portugal "n’a pas assez joué pour être un grand champion d’Europe, il est parfaitement clair que l’équipe de France n’a pas assez bien joué pour le battre". Un succès portugais qui "laissera la trace de plus de sueur que de génie".



"Comme des Bleus", titre de son côté Libération pour qui cette victoire portugaise rappelle "que le foot est un sport qui se joue ensemble", et "que ce sont les soldats qui ont gagné le match dimanche pour le Portugal, pas les têtes d’affiches". Pour Le Figaro, c’est un "cruel dénouement en finale de l’Euro", avec un "Antoine Griezmann, symbole de l’impuissance française". "Et le rêve se brisa", titre le Fig', en référence au but d’Eder à la 109ème minute de jeu.



En régions, le sentiment est partagé entre déception et remerciement aux Bleus. La Provence barre sa Une d'un "Cruel !". "C’était pas notre jour", pour Le Parisien tandis que c'est un immense "Merci les Bleus" que leur adresse La Voix du Nord alors que Le Progrès résume parfaitement cette pensée en titrant : "Une finale perdue mais un Euro réussi".



Et à l’étranger ? Pour les principaux intéressés, au Portugal, c’est "la fierté du Portugal" pour A Bola qui affiche Cristiano Ronaldo soulevant le trophée Henri-Delaunay en pleurs pour sa Une. "Éternels" titre O Jogo tandis que Publico lance un "10 juillet, Jour du Portugal", en référence au jour férié lusitanien qui se déroule, en temps normal, le 10 juin sur la péninsule.





En Espagne, la presse madrilène encense l’équipe de Cristiano Ronaldo, joueur du Real Madrid : "Ce n’est plus un rêve pour le Portugal, c’est réel (Real)" lance Marca tandis que l’autre madrilène AS titre un grand et simple "Portugal !". Pour les catalans, comme Mundo Deportivo c’est "sans Cristiano Ronaldo que le Portugal est champion". Même son de cloche pour Sport qui décrit une "Gloire sans Cristiano" pour les "Lusitaniens qui n’ont pas eu besoin de leur star pour écrire l’histoire". De bonne guerre. Pour le Corriere dello Sport en Italie, c’est un "Portugalissime" qui s’affiche, en parlant de la "surprise européenne".





Surprise (ou pas) au Royaume-Uni, c’est bien Andy Murray, vainqueur de Wimbledon dimanche, qui truste les Unes des quotidiens britanniques. Eder, ex-joueur du club Gallois de Swansea fait toutefois son apparition sur la Une du Daily Star, avec un "Glovely". Comprenez une "victoire magnifique".