JO 2024 : comment Los Angeles compte l'emporter

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Paris et Los Angeles passent leur grand oral mardi pour emporter l'organisation des JO. Si les deux villes veulent décrocher la timbale pour 2024, une place est à prendre pour 2028 aussi.

Los Angeles à 9h, Paris à 10h30. Les deux villes candidates pour les JO passent leur grand oral mardi devant le CIO à Lausanne en Suisse. Chaque ville aura 45 minutes pour convaincre et pour la France, c'est Emmanuel Macron lui-même qui sera à la barre. En réalité, l'issue ne fait guère de doute : le comité olympique devrait décider aujourd'hui qu'il attribuera (le 13 septembre officiellement) les JO de 2024 mais peut-être aussi ceux de 2028, au vu de la qualité des deux dossiers.

Deux villes qui misent sur 2024. Paris et Los Angeles seraient ainsi assurées d'organiser l'une ou l'autre des éditions olympiques, seulement la candidature française ne cesse de rappeler que le projet a été conçu pour 2024 et uniquement pour cette année-là, que le foncier ne peut être garanti au-delà et que 2028 serait un tout autre projet. 

LA met en avant ses infrastructures. Mais à Los Angeles, les arguments ne manquent pas non plus, notamment en termes d'infrastructures. La ville peut se targuer de posséder des stades de foot américain, de baseball, la salle de basket des mythiques Lakers et le joyaux de cette collection : le Coliseum. Construit sur le modèle du Colisée de Rome, il a déjà servi pour les Jeux de 1932 et 1984. Cette année-là, Joan Benoit Samuelson y est devenue la première femme championne olympique de marathon. "Quand je suis arrivée au Coliseum, je me suis demandée s'il y aurait du public et là, j'ai entendu toute la foule se lever. Je suis passée par le tunnel et je suis arrivée dans la lumière du stade", se remémore l'athlète avec émotion.

Le manque de neuf : cadeau empoisonné ? Cet écrin pourrait à nouveau servir pour la cérémonie d'ouverture, les épreuves d'athlétisme et même pour accueillir les athlètes. "Il n'y a même pas besoin de construire un village olympique", explique l'une des responsables de la candidature américaine. "On utilisera les logements étudiants de l’université UCLA. Nous sommes prêts à accueillir les jeux dès aujourd'hui", assure-t-elle. Après les angoisses de Rio, aucune crainte de retard ou de surcoût de chantier pour la ville américaine. Mais cet "atout" peut aussi jouer contre la cité des anges, comme le remarque un observateur : le CIO aime bien qu'on lui promette des jouets flambant neufs.