JO 2018 - Une journée en bleu : en attendant des jours meilleurs

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Le vent a une nouvelle fois largement perturbé le programme de mercredi. Conséquence : pas de médaille pour les Français, mais des espoirs retardés.

UNE JOURNÉE EN BLEU

On commençait sérieusement à y prendre goût. Depuis trois jours, les médailles tombaient sans discontinuer dans les poches du clan français. Mais la journée de mercredi a tordu le cou aux habitudes. Enfin presque… Car les violentes rafales de vent ont de nouveau contraint les organisateurs à reporter le slalom dames en ski alpin et l'individuel dames en biathlon. Anaïs Bescond, bronzée sur la poursuite, devra donc patienter, tout comme le couple de patineurs James-Ciprès, en embuscade avant le programme libre. Pas dans le coup sur le combiné nordique petit tremplin, Jason Lamy-Chappuis et les siens fondent désormais leurs espoirs sur l'épreuve par équipes.

Un ciel loin d'être bleu. À Pyeongchang, la météo est capricieuse. Mais alors, vraiment très capricieuse. Après la descente messieurs dimanche (reprogrammée jeudi), et le géant dames lundi (également reporté à jeudi), c'est le slalom dames en ski alpin et l'individuel dames en biathlon qui ont dû baisser pavillon mercredi en raison du vent. Une tempête de reprogrammations à donner le tournis. Les skieuses Nastasia Noens et Adeline Baud-Mugnier devront donc attendre 48 heures pour passer entre les piquets olympiques.

L'attente sera moins longue pour la biathlète Anaïs Bescond, qui prendra le départ de l'individuelle dames jeudi à 09h15 heure française, juste avant que Martin Fourcade ne s'élance pour les hommes. Pour la délégation française et le public, en revanche, l'attente n'a pas changé. Car la Française, médaillée de bronze lundi sur la poursuite, a le vent dans le dos.

Trop fleur bleue. Les Français du combiné nordique ont fini loin du compte mercredi, à l'image de leur leader Jason Lamy-Chappuis. De retour pour ses quatrièmes Jeux après une pause de deux ans, le médaillé d'or de Vancouver a eu du mal à s'y remettre sur le petit tremplin, finissant seulement 31e de l'épreuve, loin, très loin derrière l'Allemand Eric Frenzel, déjà vainqueur à Sotchi. Le Vosgien Maxime Laheurte a lui échoué au pied du Top 10, avec une 11e place, signant là la meilleure performance des Bleus. Car François Braud, médaillé de bronze lors des Mondiaux 2017, à Lahti, en Finlande et Antoine Gérard ont quant à eux dû se contenter de la 15e et 26e place.

Auteurs d'un saut correct – Jason Lamy-Chappuis a même réalisé sa meilleure prestation cette saison -, les Tricolores ont surtout péché sur la course de fond. "C'est plutôt correct, pas totalement satisfaisant mais encourageant pour la suite (…) Ce sera une bonne leçon pour le grand tremplin et la course par équipes", a estimé "Jez" au micro de France Télévisions. Rendez-vous est donc pris le 20 février, puis le 22 pour le collectif, véritable objectif affiché par l'ensemble du groupe.

Le petit coin de ciel bleu. Au milieu de cette grisaille généralisée, Vanessa James et Morgan Ciprès ont redonné des couleurs à l'équipe de France de patinage artistique, dixième et bonne dernière de l'épreuve par équipes le week-end dernier. Sur Make it rain d'Ed Sheeran, James (30 ans) et Ciprès (26 ans), médaillés de bronze européens en 2017, ont confirmé leur position d'outsiders aux JO 2018, frôlant leur record personnel sur programme court établi l'hiver dernier.



Moins d'un point et demi les sépare désormais du podium, avant le programme libre jeudi. Sixième, le couple sera à la lutte avec les Canadiens Meagan Duhamel et Eric Radford, les Allemands Aljona Savchenko et Bruno Massot, et les Chinois Xiaoyu Yu et Hao Zhang, pour espérer décrocher une médaille qui échappe à la France depuis 1932. Vanessa James a déjà prévenu : "Si c'est pour être quatrièmes, cinquièmes ou huitièmes, ça ne sert à rien".