JO 2018 - Biathlon : derrière Fourcade, que peuvent espérer les autres Français ?

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JO 2018 - Biathlon : derrière Fourcade, que peuvent espérer les autres Français ?
Le relais mixte français (Fourcade, Fillon Maillet, Dorin et Chevalier) avait obtenu l'argent aux derniers Mondiaux. @ FRANCK FIFE / AFP
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Dans l'ombre de Martin Fourcade, les biathlètes français tentent d’exister. Certains d’entre eux pourraient même tirer leur épingle des Jeux.

Pas simple de trouver sa place derrière Martin Fourcade. Depuis plusieurs années, les biathlètes tricolores évoluent dans l’ombre du Catalan, star absolue de son sport et porte-drapeau de la délégation française aux Jeux olympiques de Pyeongchang. Fourcade n’est pourtant pas seul : Quentin Fillon-Maillet, Antonin Guigonnat chez les hommes et Justine Braisaz chez les femmes sont tous les trois montés au moins une fois sur le podium d’une épreuve de Coupe du monde (hors relais) cette saison. De quoi leur donner des envies d’exploit (et de médaille) avant le début des épreuves de biathlon, samedi midi.

  • Chez les hommes : derrière Fourcade et Boe, une place à prendre

Martin Fourcade et son grand rival, Johannes Boe, ne laissent que des miettes à leurs adversaires cette saison. Le Français et le Norvégien, qui dominent le classement de la Coupe du monde, sont les grands favoris pour l’or sur les épreuves individuelles. Derrière les deux stars du biathlon, les autres Tricolores font figure d'outsiders. Simon Desthieux (26 ans), 7ème au classement de la Coupe du monde, est le plus régulier d’entre eux. Problème : il n’a pas fait mieux qu’une cinquième place cette saison, sur le sprint du Grand-Bornand.

Lors de cette étape française, remportée par Boe devant Fourcade, Antonin Guigonnat avait obtenu le premier podium de sa carrière (3ème). Il avait également terminé 3ème de la mass start à Ruhpolding, début janvier, confirmant sa surprenante saison. Quentin Fillon-Maillet a lui aussi terminé sur le podium (3ème) lors de la poursuite d’Östersund, en début d’année, et a également terminé 4ème de la mass start de Ruhpolding. Sauront-ils le refaire lors des JO ? Ce serait une performance colossale.

  • Chez les femmes : à moins d’un exploit…

Chez les femmes, Marie Dorin-Habert va prendre sa retraite après les Jeux, à l’âge de 31 ans. La double médaillée olympique de 2010 (relais et sprint) et quintuple championne du monde, loin de sa meilleure forme, part sans la moindre ambition de médaille. "Je suis ici pour en profiter, m'en mettre plein les yeux et garder le plus possible de souvenirs de cet événement particulier. Je n'ai pas un niveau physique suffisant pour rivaliser avec les meilleures mondiales", a-t-elle constaté, presque fataliste.

Dès lors, les chances françaises de médailles reposent en grande partie sur les épaules de la jeune Justine Braisaz (7ème du classement de la Coupe du monde). A 21 ans, elle incarne la relève du biathlon féminin français, et a décroché son premier succès en Coupe du monde, en décembre au Grand-Bornand. Sa compatriote Anaïs Bescond, huitième de la Coupe du monde, pourrait elle aussi créer la surprise. Mais les Françaises auront fort à faire pour bousculer les favorites, la Finlandaise Kaisa Makarainen, leader de la Coupe du monde, la Slovaque Anastasia Kuzmina, double championne olympique en titre du sprint, et l'Allemande Laura Dahlmeier, quintuple championne du monde aux Mondiaux 2017.

  • Les relais : de vraies chances de médailles

S’il faudra un exploit dans les courses individuelles, les Français possèdent de réelles chances dans les relais. Côté masculin, l’équipe de France, vice-championne du monde en titre, a de solides arguments pour jouer le podium. Les Français, deuxièmes du dernier relais avant les Jeux, à Ruhpolding, compteront sur leur leader Martin Fourcade pour décrocher une médaille.

Chez les femmes, Marie Dorin, Justine Braisaz, Anaïs Bescond et Célia Aymonier ont aussi les moyens de monter sur la boîte. Les médaillées de bronze des derniers Mondiaux ont signé un authentique exploit cette saison en devançant les Allemandes, chez elles à Oberhof, début janvier, leur premier succès en Coupe du monde depuis 2016. Enfin, le relais mixte français, vice-champion du monde en titre, vise également une médaille. Preuve supplémentaire que le biathlon bleu-blanc-rouge ne se résume pas à un seul homme.