Jeux paralympiques : "quand je suis dans l'eau, j'oublie mon handicap", confie la nageuse Anaëlle Roulet

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La nageuse Anaëlle Roulet participera aux Jeux paralympiques de Rio qui débutent mercredi. Dans la Famille Europe 1, elle raconte comment le sport lui a permis de surmonter son handicap.

INTERVIEW

L'eau est son élément. A Rio, Anaëlle Roulet, paralysée d'une jambe, tentera de le démontrer. La jeune nageuse sera au départ du 50m, 100m, 400m nage libre et du 100m dos lors des Jeux paralympiques qui démarrent mercredi, trois semaines après les Jeux olympiques.

"Dans l'eau, on est comme tout le monde". Car dans les bassins, Anaëlle Roulet n'est plus handicapée. "Dans l'eau, on est vraiment comme tout le monde", confie-t-elle mercredi dans la Famille Europe 1. "Hors de l'eau, c'est différent car il y a la marche. J'ai du mal à marcher, je ne peux pas courir comme les autres. Mais quand je suis dans l'eau, j'oublie mon handicap".

"Ma jambe s'est paralysée". La jeune femme a perdu l'usage de sa jambe droite à l'âge de dix-huit mois. "J'étais en train de marcher dans mon jardin et ma jambe s'est paralysée. On ne sait pas d'où ça vient. Même les médecins aujourd'hui ne trouvent pas de solution."

"Je me suis bien intégrée". "Pour devenir championne de natation elle a dû travailler dur. "J'ai toujours été dans la natation. J'ai commencé en bébé nageur. Puis je suis rentrée dans un club à la Roche-sur-Yon, en Vendée", explique-t-elle. "En 2011, on m'a contactée pour me proposer de passer en handisport. Au départ, j'ai refusé. Je ne me sentais pas tellement handicapée et après réflexion je suis allée participer à un championnat de France et je me suis bien intégrée. J'ai continué avec un championnat d'Europe avant les Jeux paralympiques en 2012 à Londres, et maintenant Rio", évoque la sportive qui a remporté en mai une médaille de bronze au championnat d'Europe de natation handisport à Madère.

"Le sport ouvert à tout le monde". Selon elle, l'important est de "foncer". "Ce n'est parce que l'on a un handicap qu'on ne peut rien faire. Le sport, c'est ouvert à tout le monde."