Phelps commence par un couac

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Phelps commence par un couac
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JO - Le nageur américain ne s'est classé que quatrième du 400 m quatre nages, samedi soir.

Phelps à Londres (930x620)

© REUTERS

La star. Il espérait devenir le premier nageur à remporter trois titres olympiques de suite sur une même distance. Mais, dès samedi matin, Michael Phelps, seulement huitième temps des séries du 400 m quatre nages, a dû se résoudre à l'évidence : il lui serait impossible de réaliser cet exploit face à son compatriote américain Ryan Lochte. Le soir venu, le double champion du monde en titre a dicté sa loi en flirtant très longtemps avec le record du monde. Phelps, lui, n'a fait que flirter avec la troisième place. Mais il a finalement achever sa course au pied du podium, derrière Lochte, le Brésilien Thiago Pereira et le Japonais Kosuke Hagino. "C'est étrange de ne pas avoir Michael sur un podium avec moi", a relevé Lochte en conférence de presse. "Il y a de la fierté à l'avoir battu." De son côté, Phelps, l'homme aux 14 titres olympiques, rumine sa revanche.

Emeli Sandé (930x620)

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La polémique. Phelps était au cœur des discussions ces dernières heures aux Etats-Unis. Et pas seulement en raison de sa contre-performance sur la première de ses sept épreuves. Il l'était aussi par ricochet après la cérémonie d'ouverture de vendredi. En effet, la chaîne NBC, qui possède les droits de retransmission des Jeux outre-Atlantique, a diffusé une interview du nageur de Baltimore pendant la cérémonie. Non pas lors du défilé des athlètes mais durant l'hommage rendu aux victimes des attentats du 7 juillet 2005, quand quatre explosions dans les transports londoniens avaient fait 56 morts et 700 blessés. Vendredi, lors de la cérémonie, la chanteuse écossaise Emeli Sandé avait interprété la chanson "Abide with me" tandis que les visages des disparus étaient projetés dans le stade. Un passage émouvant dont les téléspectateurs américains ont été privés lors du direct.

France contre Norvège (930x620)

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La performance. La soirée du 28 juillet restera dans l'histoire des sports collectifs féminins français. En effet, en quelques heures, les Bleues du foot, du basket et du hand se sont toutes les trois imposées. Les footeuses ont largement dominé la Corée du Nord (5-0) dans un match qui est devenu une formalité en deuxième période. Les basketteuses ont pris le dessus en fin de rencontre sur les Brésiliennes pour lancer parfaitement leur tournoi (73-58) avec une excellente Céline Dumerc. Enfin, last but not least, les handballeuses ont résisté aux Norvégiennes dans une fin de match haletante (24-23), épinglant ainsi d'entrée les championnes olympiques, du monde et d'Europe en titre. Ces trois succès sont venus apporter un peu de joie dans une journée que n'est pas venue éclairer une médaille. Le judoka Sofiane Milous, battu en quarts de finale mais repêché, a échoué dans sa quête du bronze. Quant à l'équipe de France masculine de tir à l'arc, elle a cédé en quarts de finale contre le Mexique.

Cavendish (930x620)

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La déclaration. "Certaines nations semblaient se réjouir de ne pas gagner si nous ne gagnions pas." Mark Cavendish, grandissime favori de la course en ligne des Jeux, samedi, l'avait forcément un peu mauvaise, une fois la ligne d'arrivée franchie. Après avoir contrôlé la course pendant huit des neuf tours, l'équipe de Grande-Bretagne (Wiggins, Froome, Millar, Stannard) a manqué de soutien pour revenir sur les échappés. Et c'est finalement un pré-retraité, âgé de 38 ans, le Kazakh Alexandre Vinokourov, qui s'est couvert d'or sur la route de Buckingham Palace. De son côté, le "Cav" s'est contenté de la troisième place du sprint du peloton (la 29e au final) derrière Andre Greipel et Tom Boonen.

La Reine Elizabeth II

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L'image. Son regard porté sur ses ongles pendant le passage de la délégation britannique lors de la cérémonie d'ouverture, vendredi, avait fait le tour du monde. Samedi, pour la première journée de compétition, la Reine d'Angleterre Elizabeth II a tenté de montrer un peu plus d'intérêt pour la chose olympique en se rendant au parc aquatique, "the place to be" lors de la première semaine des Jeux.