Des joueuses reléguées en classe éco

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Des joueuses reléguées en classe éco
@ REUTERS
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JO - Les basketteuses australiennes ont voyagé en classe éco. Les joueurs, eux, en affaires.

L'égalité des sexes s'est invitée aux JO par la voie des airs. L'équipe féminine d'Australie de basket a rejoint Londres cette semaine en classe économique pendant que son homologue masculine a voyagé en classe affaire. Shocking. "Je suis d'avis que les voyages entrepris par les équipes devraient se faire de manière équitable pour nos athlètes masculins et féminins", a déclaré la ministre australienne des Sports, Kate Lundy, au quotidien Sydney Morning Herald paru vendredi.

La Fédération australienne de basket, qui a indiqué que chaque équipe nationale disposait d'une certaine liberté dans ses dépenses, y compris de transport, a expliqué que l'incident ne se reproduirait plus à l'avenir. "Je mets en place une révision de notre politique de voyage pour les JO, avec pour objectif de s'assurer d'une égalité entre les femmes et les hommes lors de leurs déplacements pour les prochains JO", a précisé le directeur de la Fédération, Scott Derwin.

La même polémique au Japon

Visiblement, l'inégalité a cours depuis de nombreuses années dans le basket australien. "Ça a toujours été un motif de mécontentement pour ceux qui étaient au courant : les filles ont toujours volé en économie, où qu'elles aillent, et les garçons en classe affaires", a déclaré Bernie Harrower, le père de la joueuse Kristi Harrower, à la radio ABC.

La déléguée gouvernementale à l'Egalité des genres, Elizabeth Broderick, a décrit cette différence de traitement comme "un exemple hautement visible d'inégalité des genres parmi nos meilleurs athlètes". "Insuffisant", a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

Le Japon a également été touché par le même type de polémique. Son équipe féminine de football a voyagé en classe économique quand l'équipe masculine, elle, a rejoint Londres en classe affaires. Pourtant, ce sont bien les filles, qui, là aussi, ont le plus de chances de ramener une médaille au pays. Elles sont en effet championnes du monde en titre. "Lorsque nous avons gagné la Coupe du monde, nous avons eu des billets pour la classe affaire pour notre vol de retour", a expliqué Homare Sawa, nommée joueuse de l'année en 2011 par la Fifa. "J'espère que nous allons obtenir un aussi bon résultat et avoir droit ainsi au même traitement."