Incidents Metz-OL : "C'est comme si la justice avait condamné le Bataclan", juge le président messin

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Incidents Metz-OL : "C'est comme si la justice avait condamné le Bataclan", juge le président messin
Le président du club grenat a fait part de son incompréhension et de sa colère, vendredi, suite aux décisions de la commission de discipline de la LFP.@ JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
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Le président du FC Metz s'est montré particulièrement excédé vendredi en conférence de presse, au lendemain de l'annonce des sanctions infligées à son club pour des jets de pétards.

"J'oserais presque vous dire que c'est, en l'occurrence, comme si, il y a quinze mois, la justice avait condamné le Bataclan". Le président du FC Metz, Bernard Serin, n'a pas caché sa colère vendredi, en réaction aux sanctions infligées la veille à son club pour des jets de pétards en décembre dernier.

Deux points en moins, match à rejouer. La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) a infligé un retrait de deux points au club mosellan pour les jets de pétards sur le gardien de Lyon Anthony Lopes le 3 décembre en Ligue 1, une rencontre interrompue à cause de ces incidents et qui sera rejouée à huis clos, à une date qui n'a pas encore été fixée.

"Le FC Metz n'est qu'une victime dans cette histoire". "Je suis scandalisé par cette décision injuste, incompréhensible et surtout dangereuse parce qu'elle donne encore plus de pouvoir aux supporteurs d'influer sur le résultat des matches", a affirmé en conférence de presse Bernard Serin, qui s'en est pris violemment à la LFP. "La Ligue a choisi de punir le FC Metz, qui n'est qu'une victime dans cette histoire car elle ne peut pas atteindre elle-même les vrais coupables que le FC Metz, lui, a atteint, et qui sont aujourd'hui dans l'attente de leur procès", a-t-il lâché.

"Je sens monter cette solidarité pour nous soutenir". En raison de la sanction, Metz recule d'un rang au classement et se retrouve par conséquent avant-dernier de Ligue 1 avec dix-sept points. "Depuis ce matin j'ai de nombreux appels de collègues présidents de club, qui me disent leur solidarité, leur indignation. Je n'ai pas encore décidé de faire appel. Je souhaite voir monter encore cette solidarité car c'est un problème collectif : le football français va-t-il accepter d'être l'otage de supporteurs ou de pseudo-supporteurs qui peuvent manipuler le résultat d'un match ?", a-t-il insisté.