François Gabart : dans la voile, "les sollicitations physiques sont de plus en plus importantes"

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Sur Europe 1, Corinne Boulloud, journaliste sport de la station et François Gabart, skipper professionnel, évoquent la voile et la navigation.

INTERVIEW

Il avait 29 ans lorsqu'il a remporté le Vendée Globe en 2013. François Gabart est alors devenu le plus jeune skipper professionnel vainqueur de cette course à la voile autour du monde. Sur Europe 1, avec Corinne Boulloud, journaliste au service des sports de la station, il a évoqué son métier et sa passion.

Multitâches. Parmi les qualités indispensables à tout navigateur, on retrouve évidemment une bonne condition sportive. "Les sollicitations physiques sont de plus en plus importantes, car le sport se professionnalise", indique François Gabart. Il faut à la fois être "agile, costaud, endurant, souple et rapide". Mais le sport n'est pas la seule facette de la navigation. "Ce sont presque des chefs d'entreprise", explique Corinne Boulloud. Pourquoi ? "Car ils sont obligés d'aller démarcher des entreprises pour avoir un partenaire, (...) et ensuite de former une équipe architecturale et d'ingénieurs pour mettre au point leur prototype pour naviguer", décrit la journaliste.

"Ce ne sont pas des têtes brûlées". À la fois sportifs et aventuriers, les navigateurs ne sont pas pour autant des Florent Manaudou en puissance. "J'adore la mer, (...) mais dans l'eau, je ne suis pas quelqu'un d'aquatique", confie François Gabart. "Je ne suis pas à l'aise pour aller me baigner au large si je ne vois pas le fond", précise le skipper français. Selon Corinne Boulloud, un navigateur doit surtout avoir "de l'instinct, du bon sens". "Ce ne sont pas des têtes brûlées contrairement à ce que le grand public peut penser lorsqu'il y a des pépins en série", affirme la journaliste d'Europe 1.