Zlatan, un éclair dans la nuit

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Zlatan, un éclair dans la nuit
@ REUTERS
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EN UN CLIC - Le PSG s'est imposé 1-0 à Bordeaux grâce à Ibrahimovic après un tout petit match.

Le moment où tout a basculé* : La présence des Girondins de Bordeaux sur une pelouse n'est pas franchement une garantie de spectacle. Celle du PSG version 2013 non plus, vous me direz. Mais les Parisiens ont des attaquants de classe mondiale. Et c'est sur une passe magnifique dans la profondeur du discret Lucas Moura que Zlatan Ibrahimovic a marqué le seul but de la rencontre, d'une frappe croisée en aveugle qui est passée sous le ventre de Cédric Carrasso (43e). Pourtant guère inspiré par ailleurs, "Ibra" a marqué son 19e but de la saison, un but qui permet au club de la capitale de reprendre les commandes de la Ligue 1 aux dépens de Lyon.

Ibrahimovic inscrit le seul but de la rencontre :

Carlo Ancelotti (930x620)

© Capture d'écran Canal+

La pensée du jour : L'image forte de ce Bordeaux-PSG a eu lieu alors que le match n'avait pas encore commencé. Quelques heures après le décès de Nicholas Broad, membre du staff technique de Carlo Ancelotti, les joueurs  et l'encadrement parisiens se sont rassemblés en cercle près du banc. Et le technicien italien, collaborateur de longue date de Broad, décédé des suites d'un accident de la route à l'âge de 38 ans, a laissé échapper  des larmes pour celui qu'il avait côtoyé notamment à Chelsea. La pensée du jour, c'est donc évidemment celle que staff et joueurs parisiens n'ont pas manqué d'avoir au coup de sifflet final.

Fin de Bordeaux-PSG (930x310)

© Montage Captures d'écran Canal+

Le "big duel" : "Je sais que sur le terrain de telles choses (des coups) peuvent se produire. (...) Ce sera un beau duel." A l'évocation de ses retrouvailles avec "Ibra", qu'il avait muselé à l'aller, le défenseur brésilien des Girondins, Henrique, avait annoncé la couleur. Et il n'a pas été déçu, notamment sur une phase de jeu à la 86e minute où les deux joueurs se sont écharpés sur un corner, Ibrahimovic concluant ce combat de géants par une manchette qui a projeté son vis-à-vis au sol. L'arbitre, Benoît Bastien, n'a pas décidé de sévir. Peut-être parce qu'il n'a rien vu.

Stéphane Lannoy lors de Bordeaux-PSG (930x620)

© Capture d'écran Canal+

Le Caliméro : Si c'est M. Bastien qui n'a rien vu, c'est parce que M. Lannoy, lui, était déjà rentré aux vestiaires depuis un bon bout de temps. En effet, chose rare, celui qui est considéré comme l'arbitre français n°1 a dû céder sa place à la vingtième minute de jeu après avoir ressenti une douleur derrière une cuisse. "Je préfère ne pas prendre de risque", a-t-il commenté. Il a bien fait même si, avec une petite douleur, il aurait peut-être pu arbitrer quand même ce Bordeaux-PSG disputé au petit trot...

Ceux qui ont bien mérité leur douche : Si l'on peut considérer que le gardien du PSG, Salvatore Sirigu, n'a rien eu à faire, c'est autant en raison du manque d'ambition chronique du jeu bordelais que du match sérieux accompli par sa ligne défensive avec, de droite à gauche, Christophe Jallet, Zoumana Camara, Mamadou Sakho et Maxwell. Le Brésilien s'est même permis une montée qui a abouti à la plus belle occasion parisienne de la deuxième période avec une frappe au premier poteau bien repoussée par un Cédric Carrasso vigilant (71e).

La biscotte : Après une faute (légère pour ne pas dire inexistante) de Jallet sur Benoît Trémoulinas, Jérémy Ménez a récolté un carton jaune pour avoir protesté auprès de l'arbitre, en le bousculant légèrement, comme le fait (trop) régulièrement en NBA le meneur des Celtics, Rajon Rondo. Quelques minutes après ce "bump" malvenu, l'international tricolore a été légèrement bousculé dans le rectangle. Evidemment, M. Bastien n'a pas sifflé le penalty réclamé.

Ibrahimovic face à Bordeaux (930x620)

© Capture d'écran Canal+

L'atout charme : Ah ça, il était beau dans son tout nouveau n°10 et avec sa petite queue de cheval. Mais alors que les Parisiens (surtout derrière) ont livré individuellement un bon match malgré les circonstances, Ibrahimovic a multiplié les erreurs d'appréciation, les contrôles manqués, les passes à l'emporte-pièce, les remontrances à ses partenaires et les... petits pas. Mais, même en ne courant qu'une fois sur deux (ou trois) et en se plaignant très souvent, Ibrahimovic a offert les trois points au PSG. De quoi se faire connaître auprès du community manager des Girondins de Bordeaux, qui a évoqué un moment la tentative de lob du "numéro 10 parisien". Celui dont il ne faut pas dire le nom ?

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