Simeone - Mourinho, la bataille des coaches

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Simeone - Mourinho, la bataille des coaches
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LIGUE DES CHAMPIONS - Les entraîneurs de Chelsea et de l'Atlético de Madrid, qui s'affrontent pour une place en finale, ont quelques similitudes.

Chelsea ou l’Atlético de Madrid rejoindra, le 24 mai prochain à Lisbonne en finale de la Ligue des champions, le Real Madrid qui a étrillé mardi le Bayern Munich. Mais les deux formations, dos à dos à l’aller au terme d’un match on ne pleut plus fermé (0-0), devront d’abord se départager mercredi soir, à Stamford Bridge, lors de la demi-finale retour. Une rencontre durant laquelle les deux entraîneurs - José Mourinho pour les Blues, Diego Simeone pour les Colchoneros – opposeront une vision du football pas si différente l’une de l’autre.

Diego Simeone, entraîneur de l'Atlético de Madrid

© Reuters

Le bandit Simeone. Si l’Atlético de Madrid tutoie depuis deux ans les sommets du football espagnol (Coupe du Roi 2013) et européen (Ligue Europa 2012), elle le doit quasi-exclusivement à un homme : Diego Simeone. Arrivé à la tête des "Matelassiers" en décembre 2011, l’Argentin a su transposer du terrain au tableau noir ses préceptes : combativité, volonté d’aller toujours de l’avant, et une once de roublardise.

Ce n’est pas pour rien que Simeone a hérité du surnom de "Cholo", "bandit" dans la langue de Cervantes. Et son armée de guérilleros est à son image sur le terrain : rugueuse - Gabi (27) et Raul Garcia (25) ont commis le plus de faute en C1 cette saison -, discipliné collectivement et déterminée - 45% de ses buts en C1 ont été inscrits dans le premier ou le dernier quart d’heure.

"Le résultat qui compte." Mais la tactique de l’Atlético n’a rien de celle d’un bandit manchot. Tout est savamment orchestré. Bien défendre pour ensuite rapidement contre-attaquer, c’est un quelque sorte la stratégie de l’Atlético de Madrid version Simeone. Même si ce dernier reste pragmatique en conférence de presse : "Il est important que l'équipe, le club, l'institution gagnent, quelle que soit la manière. Il n'y a pas qu'une façon de jouer au foot. Vous pouvez jouer à dix derrière ou à dix devant, c'est le résultat qui compte." Et si l’Atléti est aussi capable de produire du jeu, elle éprouve quelques difficultés face aux formations recroquevillées en défense. Le match aller face à Chelsea en est la preuve.

Jose Mourinho, entraîneur de Chelsea

© Reuters

Mourinho, s’adapter pour mieux gagner. En conférence de presse, José Mourinho a une fois de plus ironisé sur les "philosophes du football", une allusion - non-dissimulée - au Barça et au Bayern de Pep Guardiola. Mais le "Happy one" peut se le permettre, son dirty (sale, ndlr) football lui donne pour le moment raison. Les Blues sont encore dans la course au titre européen, quand le Barça et le Bayern regarderont la finale devant leur télé.

Si le jeu pratiqué est peu académique, il est des plus efficace. "La réalité est la réalité. Une équipe qui ne défend pas bien n’a pas beaucoup de chances de gagner. Si vous donnez des espaces, vous êtes stupides," a expliqué en conférence de presse le "Mou", qui reste toutefois sur trois échecs en demi-finale de la Ligue des champions.

Son adversaire du soir Diego Simeone partage en partie la conception de Mourinho : "Je suis un homme de football. Je respecte les différents styles de jeu. Il faut savoir s'adapter à un match en particulier ou à un adversaire. Ce n'est pas facile de bien défendre donc je félicite les équipes qui savent le faire."

José Mourinho, Atlético de Madrid

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Le Real Madrid, cerise sur le gâteau. Et l’une des deux équipes retrouvera en finale le Real Madrid. Un adversaire particulier à la fois pour l’Atlético et Chelsea. Si les Espagnols parvenaient à se qualifier, ce serait la première fois que deux équipes d’une même ville atteignent la finale de la Ligue des champions.

Quant à Chelsea, les retrouvailles entre José Mourinho et son "ex" madrilène pourraient être explosives. Mourinho, qui n’est pas parvenu à remporter la fameuse "décima" (une dixième C1 pour le Real, ndlr) lorsqu’il était aux commandes du Real, pourrait être celui qui privera la formation merengue d’un titre convoité depuis 12 ans…

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