Rien n'arrête le PSG

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Rien n'arrête le PSG
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EN UN CLIC - Réduit à dix, Paris a battu l'Olympiakos (2-1) et assure sa participation aux 8e de finale de la Ligue des Champions.

Cavani buteur face à l'Olympiakos (930x720)

La cacahuète* : En voilà un qui sait saisir les occasions. Replacé en pointe après la sortie de Zlatan Ibrahimovic à la 78e minute de jeu, Edinson Cavani a offert la victoire au PSG, mercredi soir, face à l'Olympiakos Le Pirée (2-1), lors de la 5e journée de la phase de groupes de la Ligue des champions. Bien lancé par Marquinhos, "coupable" sur le but du Pirée, l'attaquant uruguayen a contrôlé le cuir de l'extérieur du droit avant d'ajuster le portier du Pirée d'un maître pointu. Le PSG, réduit à dix en début de deuxième mi-temps après l'exclusion de Marco Verratti et rejoint au score sur un but entaché d'une position de hors jeu, a encore résisté aux éléments contraires, comme à Marseille, il y a un mois et demi. Le PSG en est maintenant à 35 matches sans défaite toutes compétitions confondues. Prochain adversaire : Lyon, dimanche.

Cavani offre la victoire au PSG :



L'action Playstation : Et dire que l'Olympiakos Le Pirée avait renforcé son côté gauche... C'est pourtant sur une action identique à celle qui avait déjà réussi au PSG contre Benfica et à Anderlecht, via le côté droit, que le club de la capitale a inscrit son premier but, mercredi soir. Un décalage d'Edinson Cavani, un centre au cordeau de Grégory van der Wiel et une reprise du plat du pied gauche de Zlatan Ibrahimovic...

Verratti exluc face à l'Olympiakos (930x620)

La biscotte : Alors qu'il s'avançait vers un succès relativement facile, le PSG s'est mis dans la difficulté en début de deuxième mi-temps avec l'exclusion après 15 secondes de jeu seulement de Marco Verratti. L'inénarrable Italien a reçu un deuxième carton jaune pour avoir retenu Fuster. Mais c'est le premier qu'on va retenir. Sur un ballon anodin au milieu du terrain, il a mis la main, avant de se toucher... le visage. Mais sa petite comédie n'a évidemment pas trompé l'arbitre, qui s'est peut-être souvenu de cette scène avant de le sortir du terrain...

Ibrahimovic tire la langue (930x1240)

© REUTERS

Le chant : "Ibra", "Ibra", "Ibra". Une fois n'est pas coutume, Ibrahimovic est sorti en cours de match, à un peu plus de dix minutes de la fin. Et, pour son 100e match de Ligue des champions, il a donc eu droit à une standing ovation, méritée, rien qu'à lui. Car le Suédois, encore auteur de quelques gestes dont il a le secret (une roulette, un missile sur coup franc), est entré mercredi dans le cercle très fermé des joueurs ayant réussi à marquer huit buts lors de la phase de groupes de la Ligue des champions, ce que Cristiano Ronaldo a également réussi cette saison. Avant ce duo Zlatan-"CR7", seuls Ruud van Nistelrooy, en 2004-05, Filippo Inzaghi et Hernan Crespo, en 2002-03, avaient atteint ce total. Il restera un match à "Ibra" pour améliorer ce total, sur la pelouse de Benfica, le 10 décembre prochain.

Le geste tactique : C'est une étrange danse des signes qui a animé la deuxième mi-temps du PSG. Pendant plusieurs minutes, le défenseur central Thiago Silva a essayé de faire comprendre au banc qu'il souhaitait faire passer un message. Claude Makelele, entraîneur adjoint, est allé chercher l'info derrière le but auprès de Sirigu : le Brésilien souhaitait que le milieu de terrain soit renforcé. Ni une ni deux, Blanc a sorti "Ibra" pour faire entrer Marquinhos, qui a terminé la rencontre devant la défense. Thiago Silva, plus qu'un capitaine.

Deschamps au Parc (930x620)

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Le people : Pour cette rencontre face à l'Olympiakos, le PSG se présentait dans son équipe-type, à savoir celle qui ne compte qu'un seul joueur français, à savoir Blaise Matuidi. Mais cela n'a pas empêché le sélectionneur de l'équipe de France, Didier Deschamps, de faire le déplacement. Outre l'habituel abattage du n°14 parisien, sorti en fin de match - "car il ne se sentait pas bien", dixit Blanc - le technicien basque (qui sert ici la main de Richard Anconina, photo) aura également remarqué l'entrée en jeu réussie du jeune Adrien Rabiot. Le tout récent international Espoirs, qui a suppléé Ezequiel Lavezzi, brouillon, a une fois de plus brillé par son sens du placement et ses prises d'initiative, comme cette frappe croisée qui a mis Roberto Jimenez à contribution (72e).

Mitroglu face au PSG (930x620)

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Le loser : Kostantinos Mitroglu est resté muet. Cela n'est pas arrivé si souvent cette saison. Auteur de 23 buts sur les 22 derniers matches, l'attaquant de l'Olympiakos était la menace n°1 pour le PSG. Et il l'a montré dès l'entame de match, avec une frappe (bien trop enlevée) depuis le côté gauche de la surface. Il fut bien plus précis par la suite, obligeant Salvatore Sirigu à deux interventions délicates (11e et 33e). Mais c'est finalement un autre international grec, défenseur, Kostas Manolas, qui a inscrit le seul de l'Olympiakos, un but qui aurait dû être refusé pour une position de hors jeu de Dominguez, passeur décisif sur l'action. Mitroglu, lui, a fini la rencontre dans un relatif anonymat.

La pensée du jour : "On a la confiance, mais ça se joue sur beaucoup de choses." Interrogé par Canal+ sur les ambitions du PSG en Ligue des champions, le latéral brésilien Maxwell a reconnu que la compétition pouvait réserver encore bien des surprises. Une chose est sûre néanmoins : le PSG va terminer premier de son groupe. Il est par conséquent assuré d'affronter un deuxième de groupe en huitièmes de finale, qu'il recevra lors du match retour. Pour le moment, un seul adversaire potentiel est connu : il s'agit de Manchester City, qui finira derrière le Bayern Munich dans le groupe D. Pour le reste, il faudra attendre, mais la Juve, Milan ou Dortmund pourraient figurer dans le lot...

*Voir la "bible" d'Europe1.fr en short