Ribéry, je t'OM moi non plus

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Ribéry, je t'OM moi non plus
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LIGUE DES CHAMPIONS - Cinq ans après son départ, Ribéry est de retour au Stade Vélodrome.

A la question "A quel type d'accueil vous attendez-vous de la part du public du Vélodrome ?", Franck Ribéry répond, mardi, dans les colonnes de L'Equipe : "à des sifflets, c'est normal, c'est le foot." Dix jours plus tôt, dans les colonnes du même quotidien, et à la même question, à un ou deux mots près, Ribéry répondait : "je ne pense pas que je serai sifflé. J'y ai passé deux belles années, j'ai de bonnes relations avec le public." Alors, Ribéry, regretté ou détesté ? Après le tirage au sort des quarts de finale, qui envoyait "son" Bayern Munich dans les bras de l'Olympique de Marseille, "Francky" confiait encore : "ma relation avec les supporters était magnifique. J'étais l'idole." Euh... Pas si sûr.

Une histoire contrariée

Ribéry est arrivé à l'OM à l'été 2005 en provenance de Galatasaray à l'âge de 23 ans. La saison précédente, il avait explosé au FC Metz, où il n'était resté que six mois. Sur la Canebière, il se révèle habile passeur et spectaculaire buteur. Sa première saison, en 2005-06, est une réussite. Il est élu meilleur jeune du championnat et il inscrit, face à Nantes, au stade Vélodrome, le "plus beau but de l'année".

Ribéry inscrit le but de l'année face à Nantes :

Dans la foulée de cette saison très accomplie, il est appelé par Raymond Domenech pour participer à la Coupe du monde 2006. Brillant, il marque face à l'Espagne en huitièmes de finale et se révèle dans un rôle de dynamiteur de défense. A son retour d'Allemagne, les choses se gâtent avec l'OM... Jean Fernandez parti à Auxerre, il fait part de son désir de quitter le club. Cinq mois après une prolongation de contrat et une importante revalorisation salariale...

Finalement, Ribéry reste, brille face au PSG, mais la rupture semble consommée avec les supporters les plus fidèles. D'autant que, un an plus tard, bis repetita. Ribéry souhaite partir, Lyon le courtise, le Real Madrid aussi. Il atterrit finalement au Bayern Munich.

Les tifos autour de Ribéry (930x620)

© Montage MAXPPP

Franck Ribéry en conférence de presse (930x620)

© REUTERS

"Ribéry n'est pas parti en grand seigneur de l'OM", explique l'un des plus grands groupes de supporters de l'OM, les Yankees, sur lephoceen.fr. "Il s'est foutu de notre gueule. Il est allé au bras de fer avec les dirigeants et il a été obligé de rester. Il voulait aller à Lyon, puis il a expliqué qu'il voulait jouer avec de grands joueurs. Il est finalement allé au Bayern qui ne jouait pas la Ligue des Champions. Donc la mentalité de Ribéry nous est restée en travers de la gorge." La mentalité ? C'est étrangement le terme que le Munichois a utilisé, mardi, en conférence de presse, pour expliquer le bon accueil qu'il a reçu à l'aéroport, mardi. "Je pense qu'ils connaissent ma mentalité, j'ai un peu la même mentalité qu'ici. J'aime le foot, j'aime donner le meilleur de moi-même, toujours être à fond." A fond, comme il le fut sur le tracteur, lors d'un dernier tour d'honneur au Vélodrome avant son départ, le 26 mai 2007.

Ribéry effectue un tour d'honneur sur un tracteur :

En dehors de cette qualification pour la Ligue des champions en fin de saison 2006-07, Ribéry a également hissé son club à deux reprises en finale de la Coupe de France, avec, à chaque fois, deux défaites, l'une face au PSG (2-1), et l'autre, douloureuse, face à Sochaux. Près de cinq ans plus tard, Ribéry a encore été interrogé sur cette finale, mardi, certains supporters lui en voulant toujours de ne pas avoir pris part à la séance de tirs au but. "A aucun moment, je n'ai pas voulu tirer le penalty. Il y a eu une liste, c'est comme ça", a expliqué "Francky".

Alors, applaudi ou haï, Ribéry, ce mercredi ? "Ribéry, on ne peut pas le voir, mais il a de la chance qu'il y ait le bordel actuellement, que nous ayons la haine contre nos joueurs", explique les Dodgers, qui renouvellent leur appel à la grève des encouragements pour mercredi, toujours sur  lephoceen.fr. "Sinon, il aurait servi de paratonnerre, il aurait tout pris dans la g..." Mardi, au Vélodrome, ce sera plus que jamais "Je t'aime, moi non plus". Entre les supporters de l'OM et Ribéry mais également entre les supporters et leur propre équipe...