Reims, banlieue de Paris

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Reims, banlieue de Paris
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LIGUE 1 - Le club champenois, cinquième, se déplace samedi après-midi au Parc des princes.

Hubert Fournier (930x1240)

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Paris et Reims sont très proches l'un de l'autre. On ne parle pas ici de la liaison TGV qui relie désormais les deux villes en 45 minutes, mais du classement du championnat de France de Ligue 1. En effet, après huit journées, deux points seulement séparent le PSG, 2e, du Stade de Reims, 5e. Le (court) déplacement du club champenois sur la pelouse du PSG, samedi après-midi (17h00), constitue donc l'étonnante affiche au sommet de la 9e journée. "Si on nous avait dit qu'on serait à deux points du PSG après huit journées, on aurait davantage pensé à un début de saison raté de notre adversaire", sourit l'entraîneur du Stade de Reims, Hubert Fournier, au micro d'Europe1.fr.  Mais non, c'est bien Reims, avec son bilan de 4 victoires, 2 nuls et 2 défaites, qui réalise un début de saison inattendu. Et pourquoi pas le poursuivre, samedi, au Parc des princes ?

Un budget 15 fois inférieur au PSG

Diego Rigonato (930x620)

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Sur le papier, tout sépare Reims du PSG. L'un des plus petits budgets de Ligue 1 (environ 20 millions d'euros) contre le plus gros, 15 fois supérieur (300 millions). D'un côté, un club qui retrouve la Ligue 1 après 33 ans d'absence, un autre qui goûte à nouveau à la Ligue des champions après huit ans de privation. Des joueurs méconnus d'un côté (Gaëtan Courtet et Diego Rigonato, les deux meilleurs buteurs rémois, découvrent la L1 cette saison), d'immenses stars internationales de l'autre.

"C'est vrai que sur le papier, on n'a aucune chance contre le PSG", admet le président du club, Jean-Pierre Caillot, au micro d'Europe 1. "Mais je me souviens que, l'année dernière, on débutait à Lens et tous les bookmakers et les spécialistes du foot nous annonçaient comme perdants et on avait gagné 2-0. Alors je ne dis pas qu'on va gagner au Parc des princes mais au moins, on va jouer un match et s'il y a bien une chose dont je suis sûr, c'est que ce ne sera pas difficile de motiver nos joueurs." Son entraîneur confirme. "C'est un sentiment particulier de jouer le PSG", déclare-t-il. "C'est à l'image de notre premier match contre Marseille, à domicile (0-1). C'est le PSG avec un effectif démesuré, le Parc des princes, tout ça. Il y a une certaine excitation."

Depuis le début de la saison, Reims est surtout solide en défense et le doit en partie à son gardien, Kossi Agassi, excellent. Samedi, le portier togolais va passer le test ultime face à Zlatan Ibrahimovic. "Comment ne pas parler d'Ibrahimovic", soupire Hubert Fournier. "Rien qu'à travers ses statistiques (9 buts en 7 matches), c'est assez impressionnant, mais bon, il n'y a pas qu'Ibrahimovic, ce ne sont que des joueurs de niveau international." Mais l'entraîneur champenois, homme des deux montées en trois saisons, ne vient pas au Parc en victime expiatoire. "On va y aller sans complexe, en s'appuyant sur ce que l'on a bien fait, notamment lors de nos derniers matches à  l'extérieur, que ce soit à Toulouse (1-1) ou à Saint-Etienne (0-0), en ayant un bloc équipe compact, hermétique et avec la volonté d'être audacieux dès qu'on aura la possibilité d'aller titiller cette équipe parisienne."

"Il ne peut nous arriver que du bien"

A-t-il prévu un dispositif spécial pour contrer l'armada parisienne ? Oui et non. "C'est toujours une confrontation entre deux blocs", explique le coach rémois. "S'ils pressent haut, on sera obligé de défendre bas, s'ils ont du mal à entrer dans le match et qu'on a la possibilité d'aller plus haut, on ne va pas s'en priver. On s'attend quand même à devoir énormément courir et batailler pour pouvoir bloquer leurs offensives." Pour le président Caillot, le plaisir sera là, quel que soit le déroulement de la rencontre. "Il y a des matches bonus où il ne peut rien nous arriver, où il ne peut nous arriver que du bien, et aller jouer au Parc à 17h, rencontrer le Paris Saint-Germain dans un stade qui sera à guichets fermés, quelque part, c'est une récompense pour les années de galère qu'on a connues." Un mot d'ordre, donc : champagne !