Quevilly dans la gueule du Lyon

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Quevilly dans la gueule du Lyon
@ MAXPPP
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COUPE DE FRANCE - Quevilly, mené en première période, s'est incliné en finale face à Lyon (1-0).

Lisandro face à Quevilly (930x620)

© MAXPPP

Le moment où tout a basculé* : Après deux grosses occasions (poteau de Lisandro à la 12e, sauvetage sur la ligne après un tir de Lacazette à la 24e), Lyon a fini par trouver la faille peu avant la demi-heure de jeu, par l'inévitable Lisandro Lopez après une remarquable action collective initiée par le trio Gourcuff-Gomis-Lacazette. Le jeune attaquant lyonnais, servi par Gomis, dribbla le gardien avant de centrer en retrait. Lisandro était au bon endroit au bon moment, au point de penalty, pour reprendre de volée. On ne l'aurait pas forcément parié à cet instant mais ce but de "Licha" restera le seul de cette finale.

Lisandro marque le seul but de la finale :

La cacahuète : Archi-dominés en première période, les joueurs de l'US Quevilly sont revenus des vestiaires avec de bien meilleures intentions. Mieux placés, plus appliqués, ils ont fini par inquiéter l'OL, d'abord en entrant dans la surface de réparation pour la première fois (à la 52e minute !) puis en se créant une occasion splendide, à la 66e minute de jeu, par Anthony Laup. L'ailier normand, buteur décisif face à Rennes, adressa une frappe puissante au premier poteau que le gardien lyonnais Hugo Lloris est parvenu à détourner sur sa barre transversale au prix d'une parade assez étonnante. L'USQ venait de manquer sa chance...

Celui qui a bien mérité sa douche : Ou plutôt ceux. Car, à l'issue de cette finale, il y a bien deux vainqueurs : l'OL bien sûr, qui a eu l'immense mérite de prendre son adversaire au sérieux (et à la gorge) mais aussi ces joueurs de Quevilly (ici en photo Anthony Laup face à Bakary Koné), englués dans le ventre mou du National (3e division) mais capables sur un match, de se transcender, comme ce fut le cas en quarts, face à l'OM, et en demies, face à Rennes. Mais, cette fois, les Jaune et Noir n'ont pas réussi à renverser la situation...

Anthony Laup face à Bakary Koné (930x620)

© MAXPPP

La pensée du jour : "C'est peut-être le plus beau." Le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, interrogé par France 2 à même la pelouse, n'a pas boudé son plaisir au moment de célébrer le 20e titre de l'histoire de son club, le premier depuis 2008. S'il est si beau aux yeux du président rhodanien, c'est qu'il fut obtenu après une saison douloureuse, marquée par une piteuse élimination en huitièmes de finale de la Ligue des champions, une affligeante finale de la Coupe de la Ligue face à l'OM et une quatrième place actuelle en championnat qui devrait le priver la saison prochaine de la Ligue des champions. La C3, en revanche, c'est dans la poche. En effet, cette victoire en Coupe de France garantit à l'OL une participation à la prochaine Ligue Europa.

L'atout charme : Pour cette finale de la Coupe de France, l'OL inaugurait un tout nouveau maillot, tout noir (ce qui ne correspond pas tout à fait aux couleurs lyonnaises) mais surtout... en 3D ! Les (télé)spectateurs disposant de l'équipement adéquat ont (peut-être) pu en profiter. Les joueurs de Quevilly, un peu moins.

Le boucher : L'OL avait visiblement décidé de ne pas se laisser marcher dessus par des amateurs. Alors, dès le début de la rencontre, les pros ont mis l'intensité qu'il fallait. Et peut-être même un peu plus, à l'image de ce vilain tacle de Maxime Gonalons sur la cheville de Pierrick Capelle dès la 6e minute de jeu...

Les supporters de Quevilly au Stade de France (930x620)

© MAXPPP

Le chant : C'est peu dire que le Stade de France soutenait l'US Quevilly. Les supporters lyonnais, bien moins présents que pour la finale de la Coupe de la Ligue, ont été dominés par les partisans (et les sympathisants) du club amateur, dont un seul chant (simple mais efficace) a scandé toute la soirée : "Que-vil-ly, Que-vil-ly !"

Sarkozy en tribune présidentielle (930x620)

© REUTERS


Le people : Les deux participants au deuxième tour de l'élection présidentielle, étaient présents au Stade de France. Nicolas Sarkozy est arrivé très tardivement en tribune présidentielle et a été sifflé au moment de la remise de la Coupe. Son adversaire, François Hollande, avait lui pris place un peu plus bas entre le maire de Lyon, Gérard Collomb, et le député de Seine-Maritime Laurent Fabius. Sollicité pour quelques photos par les spectateurs du Stade de France, le candidat socialiste s'y est plié de bonne grâce. La campagne ne s'arrête jamais...

François Hollande (930x620)

© REUTERS

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