PSG-OM : les coulisses du classique

  • A
  • A
PSG-OM : les coulisses du classique
@ REUTERS
Partagez sur :

LIGUE 1 - Le PSG a battu l'OM (2-0), dimanche. Mais voici dix autres infos à connaître.

"Ici, c'est Paris" en latérale. Avec la disparition des groupes de supporters, l'époque des tifos dans les virages du Parc des princes est désormais révolue. Qu'à cela ne tienne, le club a décidé d'assurer les animations. Après le drapeau sur le terrain la saison dernière, c'est cette fois un tifo en trois parties "Ici, c'est Paris" qui a été déployé le long de la tribune latérale pour ce classique entre le PSG et l'OM (2-0). Pour le reste, pas grand-chose à signaler. Les explosions, très sonores, de trois pétards en fin de match ont tout juste rompu une ambiance presque aussi feutrée qu'au Stade de France. C'est dire.

Beckham sur le banc (930x620)

© REUTERS

Ménez plus attendu que Beckham. Lorsque la première vague de remplaçants parisiens est allée s'échauffer aux alentours de l'heure de jeu, ce n'est pas le nom de David Beckham que la tribune Boulogne a scandé mais celui de... Jérémy Ménez, cantonné désormais au banc de touche avec l'émergence d'Ezequiel Lavezzi au poste de deuxième attaquant du PSG. Mais, visiblement, le Parc n'a pas oublié les services rendus par l'Ancien Romain, auteur de 7 buts et 13 passes décisives l'an dernier en Ligue 1 (2 et 6 cette année). Les supporters parisiens ont également salué à plusieurs reprises Sylvain Armand, qui dispute sa neuvième saison sous les couleurs rouge et bleu et qui a réalisé dimanche un excellent match en défense centrale aux côtés du Brésilien Alex.

Valbuena sous la protection des stewards. Le PSG avait tout prévu pour éviter tout débordement dans les tribunes. Ainsi, chaque corner botté par Mathieu Valbuena était accompagné par un ballet de stewards dans les tribunes, qui descendaient éteindre à la source toute manifestation trop véhémente envers le milieu de terrain marseillais.

Ibrahimovic face à l'OM (930x620)

© REUTERS

Des sifflets pour "Ibra". Zlatan Ibrahimovic a eu droit à plusieurs bordées de sifflets, dont une, très spectaculaire, à cinq minutes de la fin sur une passe manquée à trois mètres qui était adressée à... David Beckham. Certes, le Suédois a réalisé un match très pauvre (à peine rehaussé par une quelques têtes défensives et une implication dans les duels) mais il ne faudrait pas que ce début d'année 2013 fasse oublier quelques réalités. Dimanche soir, "Ibra" a inscrit son 22e but en 23 matches de Ligue 1. Et, depuis, son arrivée en France, il n'a pas achevé deux matches consécutifs de championnat sans marquer.

La feinte de Beckham. Les appareils photo étaient prêts et le pied droit déjà armé. Et puis, finalement non, David Beckham est passé par dessus le ballon pour laisser Sylvain Armand tirer un coup franc dans le rond central. C'était quelques minutes avant de se retrouver à l'origine du deuxième but parisien avec une remise aérienne pour Ménez.

>> A VOIR : La première réussie de Beckham

Barton avec Beckham (930x620)

© MAXPPP

Barton dernier à saluer. S'ils étaient moins nombreux que lors des grandes années du classique, les supporters marseillais - dont certains torse nu - ont néanmoins donné de la voix dans leur petit espace réservé en quart de virage entre les tribunes Auteuil et présidentielle. Mais, une fois le coup de sifflet final donné, peu de joueurs olympiens ont pris le temps d'aller les saluer. Le trio Mandanda-Valbuena-Gignac a notamment fait l'effort mais celui qui s'en est le plus approché, c'est Joey Barton. Après avoir échangé avec son compatriote David Beckham, l'Anglais, par ailleurs auteur d'un match solide, a longuement salué ses supporters en frappant son poing contre l'écusson de l'OM.

Un classique bon esprit. Trente-trois fautes, deux cartons jaunes (dont un pour simulation), ce classique enneigé n'a pas donné lieu à de chaudes empoignades. Tout juste Rod Fanni a allumé un petit feu en bousculant Blaise Matuidi. Mais les deux joueurs se sont tout de suite expliqués, plutôt cordialement. Dans l'ensemble, tout le monde a fait assaut d'amabilités, plusieurs joueurs se relevant les uns les autres, comme les duos Kadir-Lavezzi ou Beckham-Morel.

Sarkozy avec Jamel (930x620)

© MAXPPP

Sarkozy avec Jamel. L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, supporter du PSG de longue date, était dans la tribune présidentielle (logique) du Parc des princes où il a échangé avec le comique Jamel Debbouze qui, vendredi, était le... président de la cérémonie des Césars. Une rencontre au sommet et visiblement dans la bonne humeur.

Lavezzi à toute vapeur. Depuis le début de l'année 2013, il est l'homme-clé de l'attaque parisienne. Ezequiel Lavezzi a une nouvelle fois réalisé un match remarquable, dimanche soir, avec des courses échevelées vers l'avant, une frappe sur le poteau dès la 1re minute et quelques gestes de grande classe, comme ce dribble en pleine course en première période. Percutant dans le jeu, on l'a vu aussi complice avec ses partenaires, avec plusieurs tapes dans la main de Lucas ou des discussions tactiques avec Ibrahimovic.

Il n'y avait pas hors-jeu sur le "but" de l'OM. Sur l'une des incursions marseillaises en première période, Mathieu Valbuena a été signalé hors-jeu, à tort, après une subtile remise dans la surface de réparation de Barton. A l'arrivée, André-Pierre Gignac a marqué alors que les Parisiens s'étaient arrêté de jouer. Perceptible à vitesse réelle, la faute de l'arbitre assistant a ensuite été confirmée par le ralenti. Il s'agit de la seule erreur majeure d'un trio arbitral par ailleurs excellent.