PSG-Chelsea : la revanche des honnis

  • A
  • A
PSG-Chelsea : la revanche des honnis
@ REUTERS
Partagez sur :

LIGUE DES CHAMPIONS - Le PSG l'a emporté mercredi soir grâce aux Argentins Ezequiel Lavezzi et Javier Pastore.

En l'emportant 3-1 face à Chelsea, au Parc des Princes, le PSG a fait mercredi soir un pas important (mais pas décisif) vers le dernier carré de la Ligue des champions : les statistiques lui accordent 76% de chances de se qualifier. Ce succès, l'équipe de Laurent Blanc l'a obtenu grâce à son talent mais aussi à sa pugnacité. Et dans ce domaine, trois hommes, qui font régulièrement l'objet de critiques plus ou moins justifiées, ont particulièrement brillé.





Javier Pastore face à Chelsea (930x620)

© REUTERS

Javier Pastore, un homme de quart. Il est le héros inattendu de la soirée : Javier Pastore, qui n'avait inscrit que deux buts depuis le début de la saison (dont un à Monaco), a délivré le Parc des Princes dans le temps supplémentaire, moins de huit minutes après son entrée en jeu. Comme à ses plus belles heures (les toutes premières) sous le maillot parisien, l'Argentin a fait étalage de sa technique exceptionnelle et démontré une étonnante force de conviction sur une action d'éclat.

Accélération, "enrhumage" de César Azpilicueta, au tacle improductif, double contact pied droit-pied gauche sur Frank Lampard puis frappe du gauche victorieuse au premier poteau, qui laissa Petr Cech tout penaud. Pastore est décidément l'homme des quarts de finale. L'an dernier, au même stade de la compétition, il avait donné l'avantage au PSG sur la pelouse du Camp Nou, face au Barça (1-1). Pour qualifier le but de Pastore - et pointer la responsabilité de sa défense -, l'entraîneur de Chelsea, José Mourinho, a parlé de "blague". Une "blague" qui a bien fait rire Pastore, au visage trop souvent figé par le doute et les ratés...



"Heureux de la victoire, mais il reste encore 90 minutes. On continue d'avancer en tant qu'équipe."

Ezequiel Lavezzi face à Chelsea (930x620)

© REUTERS

Ezequiel Lavezzi, l'efficacité en plus. Pendant quelques semaines, on s'est interrogé sur la faiblesse du côté gauche de l'attaque parisienne. Un homme cristallisait la majorité des critiques : Ezequiel Lavezzi. Trop brouillon et pas assez technique. Après le match de mercredi face à Chelsea, plus personne n'oserait remettre en cause le statut de titulaire de l'international argentin. Car, à sa volonté légendaire, "el Pocho" a ajouté l'efficacité des gestes. Et il n'a pas fallu attendre longtemps. Dès la 4e minute de jeu, le n°11 du PSG récupérait un ballon mal dégagé de la tête par John Terry et expédiait une demi-volée splendide - et pas facile à mettre - sous la barre transversale de Petr Cech. Mieux, Lavezzi s'est également signalé dans le domaine aérien, pourtant pas son point fort, avec une tête splendide qui a flirté avec la barre en deuxième période, puis sur coup franc, puisque c'est lui qui botte celui qui conduit Andre Luiz à marquer contre son camp.

Plus appliqué dans ses transmissions qu'à l'accoutumée - avec un gris-gris le long de la touche en sus - et toujours autant impliqué, il a même été l'un des seuls Parisiens au niveau en première période, loin devant son ancien coéquipier à Naples, Edinson Cavani, qui a presque tout manqué, même lorsqu'il a occupé le poste d'avant-centre après la sortie de Zlatan Ibrahimovic à la 68e minute de jeu.



Christophe Jallet (930x820)

© REUTERS

Christophe Jallet, la réponse aux critiques. Forcément, quand on est le dernier représentant d'un PSG d'un autre âge - avec Zoumana Camara -, on est le plus ouvert aux moqueries. S'il ne sera jamais un grand joueur, Christophe Jallet a toujours été un joueur de club exemplaire, à l'état d'esprit irréprochable. En l'absence de Grégory van der Wiel, blessé, Laurent Blanc avait décidé de lui faire confiance sur le côté droit de la défense, poste qu'il occupait en début de saison, avant de se blesser au dos.

Plutôt que d'être un handicap, sa propension à aller vers l'avant a gêné Eden Hazard, contraint à des efforts défensifs le long de la ligne de touche. Au-delà de son apport offensif, réel en première période - il a notamment adressé un bon centre pour... Lavezzi -, Jallet a également signé plusieurs interventions précieuses au niveau défensif, même s'il n'a pu empêcher Hazard de réussir une volée en fin de première période qui a terminé sa course sur le poteau gauche de Salvatore Sirigu. "La performance individuelle ressort après celle collective", a confié l'ancien Lorientais au micro de Canal+. Et modeste avec tout ça.

sur-le-meme-sujet-sujet_scalewidth_460

LE THERMOMÈTRE - Le PSG fait un pas vers les demies