PSG-Chelsea, c'est aussi un peu "QSG-Chelski"

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PSG-Chelsea, c'est aussi un peu "QSG-Chelski"
@ Montage REUTERS/MAXPPP
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QATAR <EMPHASIZE>VS</EMPHASIZE> RUSSIE - Le PSG et Chelsea partagent un certain nombre de points communs.

PSG-Chelsea, ce sont les retrouvailles entre José Mourinho et Zlatan Ibrahimovic, un duel tactique entre Mourinho et Laurent Blanc et le retour de Mourinho (oui, toujours lui) au Parc des Princes dix ans après son premier passage avec les Blues pour un triomphe 3-0. Mais c'est aussi, au-delà, la confrontation de deux projets d'envergure, financés par des capitaux étrangers (russes à Chelsea, qatariens à Paris), l'un né dans la décennie 2000 et l'autre qui émerge dans nos années 2010. PSG-Chelsea ou "Qui veut dépenser des millions ?".

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Nasser al-Khelaïfi avec Zlatan Ibrahimovic (930x620)

Deux grands "projets" similaires. Les similitudes sont troublantes. Quand le milliardaire russe Roman Abramovitch rachète Chelsea en 2003, le club londonien est un nain au niveau palmarès : une palanquée de Coupe d'Angleterre mais un seul titre de champion et deux victoires au niveau continental, dans la même compétition, la Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupe. Ça ne vous rappelle pas un club ? Oui, le PSG.

En 2011, quand Qatar Sports Investments décide de présider aux destinées du club de la capitale, celui-ci ne compte qu'un titre de champion, 8 Coupes de France (contre 7 Cup à Chelsea) et une seule victoire sur la scène européenne, feu la Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupe. Mais le terrain est idéal : le club, situé dans la capitale, est une belle endormie, à la santé financière précaire, mais son passé est suffisamment fourni pour ne pas être accusé, non plus, de construire ex nihilo. En investissant massivement, Roman Abramovitch et QSI (ici son président, Nasser al-Khelaïfi, avec Zlatan Ibrahimovic) vont faire de leur club une nouvelle puissance qui compte.

Affiche de Roman Abramovitch (930x620)
Didier Drogba, 930

© REUTERS

Des succès nationaux à l'objectif européen. D'un côté, un oligarque russe ayant fait carrière dans l'industrie pétrolière. De l'autre, un Emirat du Golfe, qui doit sa fortune à ses ressources gazières. Évidemment, dans un monde du football où les attaches (et parfois les crispations) nationales sont encore très présentes, ces deux rachats ont fait grincer des dents et suscité moult moqueries (et jalousies aussi) : Chelsea est devenu "Chelski" quand le PSG était rebaptisé "QSG".

L'argent ne fait pas une équipe mais il y contribue. Et c'est à coups de millions dépensés à perte dans des transferts records que les deux clubs ont renoué avec le succès. Mais ils ont su aussi construire rapidement des effectifs cohérents, autour de José Mourinho et du duo Lampard-Terry pour Chelsea dès 2004, avec Leonardo pour le PSG, le directeur sportif brésilien arrachant sans vergogne à l'AC Milan ses deux meilleurs éléments, Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva. Comme Paris, Chelsea a attendu sa deuxième année "moderne" pour renouer avec le titre de champion, en 2005. Le sacre européen est venu bien plus tard, en 2012, après six présences dans le dernier carré entre 2004 et 2012. Voilà qui devrait faire réfléchir le PSG au moment d'aborder son deuxième quart de finale de C1 consécutif.

Sepp Blatter avec le cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani (930x620)

© REUTERS

Russie 2018 VS Qatar 2022 ? En faisant de Chelsea une place qui compte en Europe, Abramovitch a également ouvert la voie à d'autres. Le géant Gazprom a acheté le club du Zénith Saint-Pétersbourg en 2005 et en a fait un vainqueur de Coupe d'Europe et un club capable d'attirer des stars de la carrure du Brésilien Hulk. Abramovitch a contribué à remettre la Russie sur la carte du football. En 2010, le président russe Vladimir Poutine a consacré le retour au premier plan de son pays avec l'obtention de l'organisation de la Coupe du monde 2018. Le même jour, le Qatar obtenait la suivante, en 2022. C'était six mois seulement avant l'arrivée de QSI à la tête du PSG... Oui, le PSG actuel, porte-étendard d'un pays devenu tout foot (Qatar Airways sponsorise le Barça), est bien le petit frère du "Chelski" des années 2000. Reste à savoir maintenant s'il peut connaître une croissance encore plus rapide...


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