Pourquoi le PSG peut la gagner

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Pourquoi le PSG peut la gagner
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LIGUE DES CHAMPIONS - Le club de la capitale retrouve la C1. Et il a les moyens de la gagner.

Après huit d'absence, le PSG effectue son retour en Ligue des champions, mardi, en recevant le Dynamo Kiev au Parc des princes. Cette "affiche", que Canal+ a choisi de retransmettre au détriment de Montpellier-Arsenal, est d'autant plus attendue que, cette saison, le club de la capitale aborde la compétition avec des ambitions et (surtout) les moyens de bien y figurer. Seulement bien y figurer ? Non, à Europe1.fr, on a listé dix éléments, plus ou moins évidents (et même, on en convient, un peu délirants) qui font du PSG l'un des favoris de la compétition.

Zlatan Ibrahimovic (930x620)

© MAXPPP

1. Zlatan Ibrahimovic. Vous croyez vraiment que Zlatan Ibrahimovic a été recruté pour marquer des buts contre Troyes, Ajaccio ou Sochaux ? Non, si le PSG va débourser 14 millions annuels pour rémunérer son attaquant, l'un des plus talentueux au monde, c'est surtout pour briller en Ligue des champions. Ça tombe bien, "Zlatan" la connaît bien, lui qui a déjà joué en C1 avec cinq clubs différents (Ajax Amsterdam, Juventus, Inter Milan, FC Barcelone, AC Milan), pour 91 matches et 30 buts. Il ne l'a jamais gagnée ? Tant mieux. Le colosse suédois va aborder la compétition le couteau entre les dents et motivé comme jamais.



2. Deux anciens vainqueurs sur le terrain. Si "Ibra" n'a jamais tenu la Coupe aux grandes oreilles, ce n'est pas le cas de certains de ses nouveaux coéquipiers. Ainsi son ami (qu'il a côtoyé au sein de trois clubs différents), le défenseur brésilien Sherrer Maxwell, l'a emportée avec le Barça en 2011 (sans jouer la finale). Mieux, le milieu de terrain italien Thiago Motta, lui, l'a déjà gagnée deux fois, en 2006, avec le Barça toujours et en 2010, avec l'Inter Milan. Là non plus, sans disputer la moindre minute en finale d'ailleurs.

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Carlo Ancelotti (930x1340)

© REUTERS

3. Un ancien vainqueur sur le banc. Parmi son palmarès d'entraîneur long comme le bras, Carlo Ancelotti possède deux Ligues des champions, l'une acquise aux tirs au but face à la Juventus Turin en 2003 (0-0, 3-2 aux tab) et l'autre, conquise en 2007 aux dépens de Liverpool (2-1). Et encore, sans la catastrophe d'Istanbul (défaite aux tirs au but face à Liverpool après avoir mené 3-0), "le Mister" pourrait/devrait en compter trois.

4. Un groupe "abordable". La glorieuse incertitude du sport, pas de matches faciles, etc. On connaît la musique. Mais il ne faut pas se voiler la face. Avec le FC Porto (9e au classement UEFA et qui a perdu Hulk), le Dynamo Kiev (31e) et le Dinamo Zagreb (82e au classement UEFA), les Parisiens ont eu de la chance au tirage. On imagine mal le PSG ne pas finir à l'une des deux premières places qualificatives pour les huitièmes de finale. Après, il faudra gagner les matches à élimination directe. Une autre histoire... qui est aussi celle du PSG.

5. La recette pour battre le Barça. Même si Chelsea est tenant du titre, l'épouvantail de la compétition qui s'ouvre mardi sera une nouvelle fois le FC Barcelone, champion d'Europe en 2006, 2009 et 2011. Mais, par le passé, le PSG a déjà éliminé le Barça en C1. C'était le 15 mars 1995. Ce soir-là, des buts de Raï et de Vincent Guérin avaient envoyé la bande à Luis Fernandez en demi-finales de la compétition (1-1, 2-1).

Guérin inscrit le but de la qualification :

Marco Verratti (930x620)

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6. Pas d'équivalent en France. C'est toujours l'excuse avancée par les clubs français qui trébuchent au niveau européen : l'absence de profondeur de banc. Avec ses 20 internationaux, le PSG n'en usera pas, c'est une certitude.  Et dans un championnat où Lyon et l'OM ont dégraissé, il pourrait même rapidement s'assurer de la conquête du titre national, le premier depuis 1994. Histoire de mobiliser ses forces vives en semaine plutôt que le week-end et jouer sa carte à fond (et jusqu'au bout ?) en Ligue des champions.

7. Un anniversaire à gâcher. Pour le moment, un seul club français a remporté la Ligue des champions : l'OM, le 26 mai 1993. Le printemps prochain, cela fera donc 20 ans tout pile que Basile Boli a donné son coup de tête victorieux face à l'AC Milan, au stade olympique de Munich (1-0). Le PSG et ses supporters doivent saliver à l'idée de gâcher cet anniversaire en s'imposant le... 25 mai 2013 à Wembley.

8. Lugano ne jouera pas. Au début du mois, le PSG a déposé la liste des joueurs pouvant participer à la Ligue des champions. Sur ces 25 noms, ne figure pas celui de Diego Lugano, recruté à l'été 2011 et rémunéré à hauteur de 300.000 euros mensuels. Lugano au placard, c'est à la fois un beau gâchis et sans doute une bonne idée. Car on ne peut pas dire que le capitaine de l'équipe nationale d'Uruguay a brillé depuis son arrivée au PSG. Pire, il commence même à faire des bourdes avec la Celeste, avec laquelle il a provoqué un penalty face à l'Equateur, en éliminatoires de la Coupe du monde, mardi dernier. Le PSG peut s'en passer, vu qu'il n'a pas encore sorti de sa manche le "meilleur défenseur du monde", le Brésilien Thiago Silva...

Lugano provoque un penalty avec l'Uruguay :

Nasser Al-Khelaïfi avec Ancelotti (930x620)

© REUTERS

9. La prime aux riches. Le vent semble avoir tourné pour les nouveaux riches du football mondial. En mai dernier, Manchester City a remporté sur le fil son premier championnat d'Angleterre d'après-guerre et Chelsea a enfin enlevé la Ligue des champions, huit ans après l'arrivée aux affaires de Roman Abramovitch. Et si le PSG de Nasser Al-Khelaïfi, lui, a cédé face à Montpellier, il pourrait lui aussi avoir sa chance cette année.

10. Un budget colossal. Avec 300 millions d'euros de budget, le PSG dispose d'une puissance financière supérieure au champion d'Europe en personne, Chelsea. C'est à peine moins que le Bayern Munich, et c'est juste derrière les trois monstres mondiaux que sont le Real Madrid, le FC Barcelone et Manchester United. Un huitième de finale comme objectif quand on est cinquième budget des engagés ? Impossible.