Pas de pape, mais un Messi

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Pas de pape, mais un Messi
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EN UN CLIC -  Battu 2-0 à l'aller par Milan, le Barça l'a emporté 4-0 avec un doublé de Messi.

La cacahuète : Lionel Messi a mis moins de cinq minutes pour faire taire les sceptiques. Le quadruple Ballon d'Or, qui restait sur quelques matches décevants, a fait parler la foudre sur le premier tir de la rencontre. Après un relais avec Xavi à l'entrée de la surface, l'Argentin s'est remis sur son pied gauche et a trouvé la lucarne droite de Christian Abbiati. 1-0. Pour le Barça, qui s'était incliné 2-0 presque sans lutter lors du match aller, à Milan, le mois dernier, la moitié du chemin était fait.

Messi marque un but d'anthologie :

Messi face à Milan (930x620)

© REUTERS

Le geste technique : On y habitué, les adversaires aussi d'ailleurs, et pourtant, la magie opère toujours. Servi par Andres Iniesta qui avait jailli dans les pieds de Massimo Ambrosini, Lionel Messi a déséquilibré son vis-à-vis, Philippe Mexès, d'un petit crochet, avant de lui tirer entre les jambes. La soudaineté de la frappe a surpris Abbiati, trompé cette fois sur sa gauche. Quelques minutes avant la mi-temps, le Barça et Messi, irrésistibles, étaient déjà revenus à hauteur de leur adversaire du soir.

Messi inscrit le but du 2-0 :

Le moment où tout a basculé : Titularisé à la pointe de l'attaque milanaise, le jeune Français Mbaye Niang a eu l'occasion de la première période, avec un grand O. Parti dans le dos de la défense, l'ancien Caennais a profité de l'erreur de jugement de Javier Mascherano, qui a manqué sa tête, pour partir seul au but. Il a alors fixé Victor Valdes et adressé une frappe croisée du droit, qui est allée s'écraser sur le montant droit du portier catalan. Deux minutes plus tard, Messi marquait son deuxième but, son 58e en Ligue des champions...

Niang trouve le poteau :

L'action Playstation : Intervention musclée de Mascherano, remise sur un pas d'Iniesta, passe de Xavi de l'intérieur du droit et frappe enveloppée du gauche de David Villa. En deux temps, trois mouvements, le Barça a donné une leçon à la défense milanaise et inscrit un troisième but synonyme de qualification. David Villa, préféré à Alexis Sanchez pour débuter et souvent annoncé sur le départ, a pu goûter à une sortie de roi à un quart d'heure de la fin.

David Villa marque le but du 3-0 :

Celui qui a bien mérité sa douche : Messi, bien sûr, mais aussi le duo Iniesta-Xavi, fabuleux, ou encore le défenseur latéral Jordi Alba. A la 82e minute, le défenseur catalan s'est jeté pour tacler le ballon sur une reprise de Robinho après un centre de Bojan. Cerise sur le gâteau, il fut à la conclusion sur le quatrième but des Blaugrana, un contre mené à toute allure par le duo Messi-Alexis. Alba buteur, comme en finale de l'Euro, où son Espagne avait écrasé l'Italie sur le même score de 4-0...

Le Camp Nou face à Milan (930x620)

© Capture d'écran BeIn Sport 1

Le tifo : Pour mener cette "remontada", une folle remontée, le Barça a pu compter sur un public du Camp Nou particulièrement chaud. Avant le coup d'envoi, une magnifique animation ornait l'ensemble du stade. On pouvait y lire sur une tribune latérale "Som un equip !" ("Nous sommes une équipe !"). 90.000 papiers avaient été distribués pour fabriquer ce gigantesque tifo aux couleurs du Barça et de la Catalogne.

Mexès face au Barça (930x620)

© REUTERS

Ceux qui auraient dû rester chez eux : Enthousiasmant lors du match aller, l'AC Milan est totalement passé au travers de son huitième de finale retour. Après un quart d'heure de jeu, les Rossoneri avaient déjà la tête sous l'eau, ne touchant le ballon que 20% du temps. Soit un peu plus que les chances de qualification du Barça avant la rencontre selon les statistiques. Même si les joueurs de Massimiliano Allegri se sont montrés plus entreprenants, notamment en deuxième période, ils n'ont pas réussi à marquer et ont finalement concédé la plus lourde défaite de l'histoire de l'AC Milan en Ligue des champions, après le 4-0 à Mancheter en mars 2010 et celui enregistré à La Corogne en avril 2004.

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