Paris renoue avec ses classiques

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Paris renoue avec ses classiques
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EN UN CLIC - Sans briller, le PSG s'est imposé (2-1) face à l'OM et rejoint Montpellier en tête.

Celui qui a mérité sa douche : On attendait Javier Pastore ou Nene. Mais c'est Jérémy Ménez, le troisième membre du trident offensif parisien, qui aura pesé sur ce clasico. Aligné en pointe comme ce fut déjà le cas face à Toulouse en janvier, l'ancien Romain a fait parler sa technique dès la 6e minute du jeu. Suite à une frappe contrée de Christophe Jallet, Ménez a eu le geste juste en reprenant du plat du pied droit. Actif, présent dans les duels, il aurait également pu être passeur décisif si Nene avait converti en but sa merveille de passe (56e).

Javier Pastore face à l'OM (930x620)

© MAXPPP

Celui qui aurait dû rester chez lui : Après dix premières minutes qui ont pu faire illusion, Javier Pastore est ensuite totalement sorti des radars. L'Argentin ne parvient toujours pas à trouver sa place au PSG, quel que soit le schéma tactique. Placé sur le côté droit d'un 4-3-3, il a multiplié les approximations techniques. Jusqu'à quand Pastore va-t-il bénéficier d'un blanc-seing de la part de son entraîneur ? Peut-être pas pour très longtemps. Car peu après l'heure de jeu, Carlo Ancelotti n'a pas hésité à sortir Pastore pour le remplacer par Mathieu Bodmer...

Le moment où tout a basculé : Deux minutes seulement après l'égalisation de l'OM, grâce à un but magnifique d'André Ayew sur une tête plongeante, le PSG est parvenu à reprendre l'avantage sur un corner et un but d'Alex. L'OM, qui avait mis plus de cinquante minutes à revenir à hauteur, ne s'en est jamais remis. Malgré deux grosses occasions en moins d'une minute, une de Brandao et une de Cheyrou, l'OM n'a pas réussi à égaliser, concédant une dixième défaite en onze matches toutes compétitions confondues.

Revivez la victoire du PSG sur Europe 1 :

Le Caliméro : "Injuste." Voilà comment Didier Deschamps a défini à chaud le revers de son équipe. "C'est une défaite très injuste même si on a eu un début très diesel", a convenu l'entraîneur phocéen au micro de Canal+. "J'ai un gardien international qui n'a pas eu un arrêt à faire." Effectivement, Steve Mandanda n'a été mis à contribution qu'à deux reprises. Quand il est allé chercher le ballon au fond de ses filets, un ballon, qui à chaque fois, a léché le poteau avant de rentrer.

Le boucher : Au cours d'un match qui n'a pas été avare en coups (très) bas, Mohamed Sissoko s'est une nouvelle fois distingué. A la 11e minute de jeu, l'international malien a taclé André Ayew très sévèrement au niveau de la cheville, ce qui aurait déjà pu lui valoir un carton rouge. A la 38e, il a à nouveau frôlé l'exclusion sur un tacle en retard sur César Azpilicueta. L'inéluctable s'est finalement produit à la 87e minute de jeu après une intervention sur Alou Diarra, ce qui lui a valu un deuxième carton jaune. Carlo Ancelotti devra trouver un autre capitaine pour le match à Auxerre, dimanche prochain...

Le tifo du Parc (930x620)

© Capture d'écran Canal+

Le tifo : Puisqu'il n'y a plus d'ultras dans les tribunes, le PSG a décidé de réaliser lui-même ses propres tifos. Et, à l'occasion de ce clasico, le club de la capitale avait déployé un gigantesque drapeau "Ici, c'est Paris"... à même la pelouse.

Le chant : Sans surprise, et compte tenu de l'absence d'ultras parisiens comme marseillais, ce clasico n'a pas été une grande levée niveau ambiance. Le seul chant qu'on a entendu est le trop fameux "Marseille, on t'enc...", qu'on a même vu, sur les images télévisées, repris par une petite fille...

Samuel Eto'o et Eden Hazard (930x620)

© Capture d'écran Canal+

Le people : Outre les supporters habituels du PSG, on aura noté la présence relativement étonnante de deux joueurs très "cotés", le Lillois Eden Hazard et le Camerounais Samuel Eto'o (Anzhi Makhachkala), assis l'un à côté l'autre dans les tribunes du Parc. En attendant de les retrouver, un jour, sur la pelouse ?