Paris pas mort

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Paris pas mort
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LIGUE 1 - Vainqueur de Sochaux (6-1), le PSG est plus que jamais relancé dans la course au titre.

Mis sous pression par la victoire de Montpellier, samedi, aux dépens de Valenciennes (1-0), la PSG n'a pas manqué sa sortie, dimanche, au Parc des Princes, en écrasant Sochaux sur le score sans appel de 6-1. Europe1.fr liste les motifs d'espoir à l'issue de cette victoire flamboyante.

Le resserrement au classement. C'est la conclusion la plus évidente du carton parisien face au Sochaux. Grâce à ces trois points, le PSG revient à deux unités de Montpellier, à cinq journées de la fin. Et ce sont vraiment deux points. Car en gagnant par cinq buts d'écart, le club de la capitale a également comblé presque intégralement son déficit à la différence de buts (+28 pour le PSG contre +29 pour Montpellier), élément qui départagera les deux équipes en cas d'égalité. Dans le sprint final, cette large victoire parisienne risque de compter. A condition de la bonifier le week-end prochain, lors d'un déplacement décisif sur la pelouse du "troisième club", Lille, troisième à sept points.

Le PSG s'impose (6-1) face à Sochaux :

Le retour du collectif. Retour, retour ? N'était-ce pas simplement une arrivée ? Car rarement cette saison le PSG n'a affiché ce liant sur le plan du jeu qui a marqué son match face à Sochaux. Cette performance collective tombe à pic, à une semaine d'affronter le Losc, modèle dans ce domaine. Elle tranche surtout avec la sortie précédente des Parisiens, à Auxerre, où leur individualisme et leur suffisance avaient été épinglés par leur entraîneur Carlo Ancelotti. "A Auxerre, on avait été suffisants. Là, on a joué en équipe. On a complètement changé d'attitude, celle-ci était bonne", a reconnu le technicien italien à l'issue de la victoire face aux Doubiens. "On a très bien conservé la balle, et devant, on a eu beaucoup d'opportunités. Quand on a pris le but, on n'a pas perdu notre confiance et on a continué à jouer." A 1-1, le PSG n'a pas paniqué et a viré à la pause avec deux buts d'avance. Son troisième but, splendide, est un modèle de jeu collectif avec une ouverture de l'extérieur du pied de Javier Pastore pour Siaka Tiéné, qui adresse un centre millimétré pour la tête croisée de Jérémy Ménez.

Ménez marque le but du 3-1 :

La réponse de Nene. Vilipendé pour son excès d'individualisme sur la pelouse d'Auxerre et une action qui avait peut-être coûté la victoire à son équipe, Nene a remis les pendules à l'heure en deux temps. D'abord en étant à l'origine des deux premiers buts parisiens (relais avec Pastore et passe décisive sur coup franc pour Thiago Motta) puis en inscrivant un doublé en cinq minutes en début de seconde période. Deux buts, ses 15e et 16e de la saison, symboles des qualités du joueur, celles de finisseur tout d'abord, à un mètre du but sur un long centre au deuxième poteau de Christophe Jallet, et celles de créateur ensuite, lorsqu'il a dribblé Teddy Richert avant d'inscrire le cinquième but parisien. "Nene a été très bien, il a joué pour l'équipe et marqué deux buts", a salué Ancelotti, dithyrambique avec ses joueurs, notamment ceux du secteur offensif, qui lui ont déjà causé bien des soucis...

Nene efface Richert d'un crochet :

Le réveil de Pastore. Parmi les joueurs qu'Ancelotti a tenu à saluer, il y a Javier Pastore, qui effectuait son retour dans le onze de départ après avoir été mis à l'écart lors du déplacement à Auxerre. "Il y a eu un très bon Pastore. C'est peut-être son passage sur le banc qui l'a aidé à avoir plus de motivation", a commenté le coach parisien. Fantomatique depuis quelques semaines, l'Argentin a enfin pesé sur le jeu dans un rôle d'attaquant-organisateur, dans lequel il n'a pas tardé à briller. Dès la 6e minute de jeu, l'Argentin a ouvert le score après un double relais avec Thiago Motta, en démontrant un grand sang-froid devant le but (son crochet pour éliminer Sébastien Corchia avant de frapper au but est un modèle du genre). Contrairement à ses récentes prestations, "el Flaco" n'a pas disparu de la circulation. Au contraire, il l'a régulée, en adressant deux passes quasi décisives, la première pour Tiéné sur le troisième but parisien, et la seconde sur le sixième, en trouvant habilement Sylvain Armand dans la surface de réparation. Si Pastore évolue à ce niveau, son face-à-face avec le Lillois Eden Hazard, atuellement au sommet de son art, promet de faire des étincelles. Vivement dimanche !

Pastore inscrit un but splendide :