OL-OM, pas le sommet de l'Olympe

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OL-OM, pas le sommet de l'Olympe
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EN UN CLIC - Lyonnais et Marseillais se sont quittés dimanche soir sur un bien triste 0-0.

Le moment où tout a basculé* : On attend toujours, en réalité... Bientôt, les années feront leur œuvre et le souvenir de cette douce soirée de novembre 2009 où l'OL et l'OM s'étaient quittés sur le score de 5-5 perdra en vigueur. Et tant mieux, serait-on tenté de dire. Car on attendait beaucoup de cet "Olympico". Beaucoup trop. Dimanche, Lyonnais et Marseillais se sont acharnés à nous démontrer que ce n'était pas la fête tous les jours. Oh, on ne demandait pas dix buts, ni même cinq, comme lors du match aller (4-1 pour l'OL) mais au moins des intentions offensives. Au lieu de ça, on a eu droit en tout et pour tout à deux occasions et trois tirs cadrés. Terminé, bonsoir.

Dabo face à Ayew (930x620)

© REUTERS

La pensée du jour : "c'était un match engagé, un match de Coupe d'Europe", a déclaré Elie Baup au micro de Canal+. Un match engagé, certainement, car les contacts, notamment aériens, ont souvent été rugueux. Un match de Coupe d'Europe ? Hum... peut-être de tour préliminaire de Ligue Europa, alors, au niveau du jeu. Par ailleurs, le coach phocéen a expliqué qu'"en interne", tout allait très bien à l'OM". En revanche, en externe...

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Le caviar : C'est ce que ces deux équipes ont finalement servi au PSG qui, en se contentant d'une petite victoire contre Nancy, samedi (2-1), fait l'excellente opération du week-end. Le leader parisien compte désormais quatre longueurs d'avance sur Lyon et sept sur l'OM.

Le "big duel" : Un coup de coude de Mathieu Valbuena par ci, un tacle vigoureux de Samuel Umtiti par là, le duel qui a rythmé cet OL-OM, est celui, inattendu, entre le milieu de terrain phocéen, qui a même reçu un carton jaune à l'occasion pour un tacle en retard, et le défenseur lyonnais. Une dernière intervention du jeune rhodanien, 19 ans, a énervé l'international français, qui a rejoint le banc de touche en vociférant et en pestant contre la décision de l'arbitre assistant, qui ne lui avait pas accordé de coup franc sur l'action.

Milan Bisevac (930x620)

© Capture d'écran Canal+

Le geste technique : Au contraire du match aller, dont il dirigeait déjà les débats, l'arbitre Clément Turpin n'a cette fois pas sifflé de penalty, comme il l'avait fait en faveur de Bafétimbi Gomis au stade Vélodrome. Les Marseillais en ont réclamé un, sur une main de Milan Bisevac à la 80e minute de jeu (photo). Mais le directeur du jeu a logiquement sifflé une faute au préalable d'André-Pierre Gignac sur le défenseur serbe. Un peu plus tôt dans la partie, M. Turpin n'avait pas bronché, non plus, sur une poussette de Jérémy Morel sur Alexandre Lacazette.

Celui qui a bien mérité sa douche : Auteur de quelques boulettes mémorables cette saison, dont une d'anthologie à Valenciennes, Steve Mandanda a prouvé dimanche soir qu'il restait évidemment un grand gardien. Très (trop) peu sollicité en première période, le portier phocéen a ensuite bien fait ce qu'il avait à faire, notamment sur cette lourde frappe de Samuel Umtiti (67e). Quand l'un des meilleurs joueurs sur la pelouse est l'un des gardiens de but, ce n'est jamais bon signe.

Celui qui aurait dû rester chez lui : Lors des 20 premières minutes, l'attaquant argentin de l'OL, Lisandro, titularisé à gauche et non dans l'axe, n'a touché que deux ballons. Une misère. La suite n'a guère été plus reluisante. Et l"Licha" a été remplacé par Rachid Ghezzal dans l'indifférence générale à la 81e minute de jeu. Sans lui, Lyon ne pourra sans doute pas jouer le titre de champion de France.

Tifos au stade de Gerland (930x620)

© Capture d'écran Canal+

Le tifo : Le stade Gerland affichait complet pour ce choc. Le virage nord et les Bad Gones avaient réalisé un joli tifo tandis que les supporters marseillais, dont les Ultras, venus en nombre, ont mis le feu et supporté leur équipe avec ferveur jusqu'à la dernière minute de la rencontre.

L'atout cœur : Pour cette rencontre de gala, l'OL a évolué dans un maillot bleu spécifique avec, sur le haut de la poitrine, un slogan - "tous unis contre le cancer" - et une mention : UNICANCER-Centré Léon Bérard. Le coup d'envoi a également été donné par un jeune en soins au Centre. Un beau geste, l'un des rares de la soirée...

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