Noël Le Graët, le "boss" du foot français

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Noël Le Graët, le "boss" du foot français
Elu à la tête de l'instance le 18 juin 2011, Noël Le Graët, ancien maire de Guingamp et ancien président du club de la ville, ex-président de la Ligue nationale, repart donc pour un mandat de quatre ans qui sera marqué par l'Euro-2016@ REUTERS
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Il l'emporte avec 83%, balayant le candidat du foot amateur et celui de "l'éthique et des valeurs".

Noël Le Graët a été réélu samedi président de la Fédération française de football avec 83,07% des voix au premier tour du scrutin organisé à l'issue de l'Assemblée générale de la FFF, contre 13,20% à François Ponthieu et 3,72% à Eric Thomas. Élu à la tête de l'instance le 18 juin 2011, l'ancien maire de Guingamp et ancien président du club de la ville, ex-président de la Ligue nationale, repart donc pour un mandat de quatre ans qui sera marqué par l'Euro-2016 organisé en France.

"Le score m'honore mais il me donne des responsabilités. Vous ne serez pas déçus. Vous pouvez vraiment compter sur nous, on va se remettre au travail", a-t-il affirmé peu après le scrutin. Sa réélection était attendue, ses deux rivaux souffrant d'un positionnement relativement marginal en débit d'une campagne où ils ont tous deux été actifs.

Le score du "foot d'en bas" décevant

Candidat pour la deuxième fois, Éric Thomas assurait représenter le "foot d'en-bas" via son Association française du football amateur. Son score, meilleur que les 0,19% obtenus il y a 18 mois, reste décevant dans la mesure où son équipe espérait passer la barre des 10%. Quant à François Ponthieu, avocat et ancien patron de la direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), il a mené campagne sur les thèmes "de l'éthique et des valeurs", sans critiquer l'équipe en place. Son score est sans doute la principale surprise du scrutin.

Noël Le Graët, qui disposait du soutien de l'UCPF (le syndicat des clubs professionnels, ndlr) pouvait se prévaloir d'un bilan jugé globalement positif par la majorité des acteurs du football français. Les comptes fédéraux sont dans le vert, la baisse du nombre de licenciés est à peu près enrayée, et le choix du président sortant de confier la sélection à Didier Deschamps a été validé par le match nul ramené d'Espagne en octobre (1-1).