Neymar, ne l'appelez plus Junior

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Neymar, ne l'appelez plus Junior
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FOOT - Le Brésilien a réussi une Coupe des Confédérations de haut vol, conclue par un but.

C'est peu dire qu'il était attendu. Neymar Jr, idole des jeunes brésiliens et nouvelle recrue du Barça, avait pour mission de faire taire les sceptiques lors de la Coupe des confédérations. Auteur jusque-là d'une compétition exemplaire, dans l'engagement comme dans la réussite devant le but, il passait dimanche soir le test ultime, en finale, face aux champions du monde espagnols, qu'il retrouvera dans quelques semaines, en tant que coéquipiers ou qu'adversaires privilégiés dans la Liga. Résultat : victoire 3-0, un quatrième but dans l'épreuve, tout aussi beau que les précédents, une implication sur les deux autres buts inscrits par Fred (une déviation et une feinte de corps) et, enfin, un carton rouge provoqué sur son futur coéquipier, Gerard Piqué.

Neymar est impliqué sur les trois buts :

Neymar marque le 2e but brésilien (930x620)

© REUTERS

Sa performance a valu à Neymar le titre de meilleur joueur de la rencontre, mais aussi du tournoi. "Je suis très heureux de ce qui s'est passé dans cette compétition", a-t-il avoué. "Ce titre d'homme du match, il aurait fallu le donner aux onze joueurs. Je remercie tous mes coéquipiers." Interrogé sur les tourments qu'il a causé à ses futurs coéquipiers, Neymar a souri : "j'ai une grande admiration pour eux, mais sur le terrain, je défends mon pays, ma famille, mes coéquipiers, et donc il fallait que je leur donne un peu de travail. Aujourd'hui, c'est une grande victoire contre la meilleure sélection du monde, tout le monde a couru les uns pour les autres, on ne s'est pas caché, on a montré la force notre équipe."

En communion avec les spectateurs

Irréprochable sur le terrain (même s'il a confirmé lors de cette compétition sa propension à en rajouter voire à plonger), Neymar l'a été également dans ses déclarations : sur le plan sportif, bien sûr, où il a vanté dimanche les mérites de l'équipe, mais également sur le plan politique, où il a pris partie pour les manifestants, dont les revendications ont rythmé la compétition. Peu avant la finale, des incidents ont une nouvelle fois éclaté à proximité du Maracana.

"Nous soutenons toutes les manifestations à partir du moment où elles sont pacifiques, sans violence ni vandalisme", avait-il déclaré avant la finale. "Tout est valable pour améliorer le Brésil." Conscient de l'attente qu'il suscite sur le terrain, et du symbole qu'il représente désormais, Neymar a incontestablement franchi un cap lors de cette épreuve. De jeune star qui n'avait encore rien prouvé au niveau international, il est devenu la figure d'un Brésil retrouvé, une figure prête à régaler désormais les spectateurs du Camp Nou avec ses dribbles chaloupés.

Neymar dans la presse catalane (930x620)

© Montage El Mundo Deportivo / Sport

De fait, la presse catalane n'avait pas trop la gueule de bois, lundi matin. Plutôt que de s'attarder sur la performance décevante de la Roja et de ses maîtres à jouer (au premier rang desquels Andres Iniesta et surtout Xavi), El Mundo deportivo et Sport titrent tous les deux sur Neymar. "Neymar couronné", titre le premier. "Neymar champion", insiste le second. "Le Brésil remporte la Coupe des Confédérations après avoir achevé une Espagne méconnaissable", écrit El Mundo deportivo. "Deux buts de Fred et un de Neymar, qui a été sensationnel, ont neutralisé l'équipe d'Espagne au bout d'une minute et demie."

Espagne-Brésil (930x620)

© Montage Marca/As

Du côté de la presse madrilène, la teneur n'est évidemment pas la même. Mais elle est partout la... même. Comprenez : Marca, As et Super Deporte ont tous choisi le même terme comme accroche : "Volveremos", à savoir "Nous reviendrons", avec toujours Neymar en Une... La presse espagnole est confiante : la Roja, actuellement leader de son groupe de qualifications devant la France, sera présente au Brésil l'année prochaine. Et, au vue de la qualité et de l'intensité de la rencontre, dimanche soir, on signe tout de suite pour une revanche.