Montpellier tient tête au PSG
Jérémy Ménez a eu bien du mal à se débarrasser des défenseurs de Montpellier. © REUTERS

EN UN CLIC - Montpellier a décroché le nul (2-2) au Parc après avoir mené 2-1.

Le geste technique* : Il restait un peu plus de deux minutes à jouer dans le temps réglementaire au Parc des princes lorsque Jérémy Ménez hérita du ballon sur le côté gauche de la surface de réparation. L'ancien joueur de l'AS Rome passa alors le cuir derrière son pied d'appui pour enrhumer Mapou Yanga-Mbiwa et l'ensemble de la défense montpelliéraine. Il trouva en retrait Guillaume Hoarau, qui, du plat du pied, poussa le ballon au fond des filets. Le PSG, dominé la plupart du temps, tenait le point du match nul (2-2, 88e).

Hoarau égalise pour le PSG :


Le caviar : C'est un petit paradoxe. La passe décisive de la soirée est l’œuvre du meilleur buteur du championnat, Olivier Giroud. Après s'être battu pour la conquête du ballon, l'avant-centre du MHSC, plein de volonté, adressa un centre centre parfait pour John Utaka, étrangement isolé au sein de la défense centrale parisienne (2-1, 82e). Le caviar de la soirée aurait pu tout aussi bien revenir à Vitorino Hilton, auteur d'un centre parfait venu de la droite pour la tête de Younès Belhanda en fin de première période (1-1, 45e+2).

Utaka est à la réception du centre de Giroud :


La cacahuète : René Girard l'a reconnu à la pause. Les Montpelliérains connaissaient les qualités d'Alex, le défenseur brésilien du PSG venu de Chelsea lors du mercato. Alors, lorsque le "Tank" s'est avancé pour tirer un coup franc indirect, il aurait aimé que l'un de ses défenseurs monte sur lui pour contrer le ballon. Au lieu de ça, le cuir, mis sur orbite par Nene, a transpercé le mur montpelliérain et trompé Geoffrey Jourdren, pris à contre-pied par la trajectoire flottante du ballon.

La cacahuète d'Alex vue de la tribune Auteuil :


Younès Belhanda et Thiago Motta (930x620)

© REUTERS

Le "big duel" : Ce serait faire un raccourci un peu rapide que de dire que le duel entre Younès Belhanda et Thiago Motta a résumé la teneur de la rencontre, entre un Montpellier joueur et un PSG défensif. Et pourtant. Dès le début du match, le milieu de terrain marocain a fait valoir sa technique en mouvement, quand l'italo-brésilien s'est surtout signalé par quelques tacles appuyés et la participation à quelques échauffourées. Seule fausse note de la soirée pour Belhanda : sa perte de balle par excès de facilité sur l'égalisation parisienne.

La biscotte : Pris de vitesse par John Utaka, Mohamed Sissoko se rendit coupable d'un tacle par derrière assez improbable, à la limite de la surface de réparation, en tout début de deuxième mi-temps (50e). L'arbitre de la rencontre, Tony Chapron, sortit une biscotte jaune. Mais celle-ci aurait pu tout aussi bien virer au rouge.

La pensée du jour : "On est toujours leader." Guillaume Hoarau a assez bien résumé la situation au micro de Canal+. Grâce à ce résultat nul, le PSG conserve son petit matelas d'un point sur Montpellier, son dauphin. L'attaquant réunionnais, rarement langue de bois, a néanmoins ajouté : "ce qui fait jaser, c'est qu'on ne produit pas un jeu très fluide." Sur le match de dimanche, on ne peut pas le contredire...

Bertrand Delanoë avec Tamim ben Hamad Al Thani (930x620)

© REUTERS

Le people : Les célébrités du ballon rond comme d'ailleurs étaient venues en nombre pour assister à ce choc au sommet. Brahim Asloum, Teddy Riner, Lilian Thuram, Willy Sagnol, Louis Bertignac, Jean-François Lamour ou encore Jérôme Alonzo garnissaient la tribune présidentielle. On a noté également la présence de Robin Leproux, l'ancien président du PSG, débarqué par les Qataris l'été dernier. Son successeur, Nasser Al-Khelaïfi, n'était pas présent, au contraire du prince héritier du Qatar et propriétaire du club, Tamim ben Hamad Al Thani (photo), qui a assisté à la rencontre aux côtés du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

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