Monaco avait "la rage de vaincre"

  • A
  • A
Monaco avait "la rage de vaincre"
@ Glyn KIRK/AFP
Partagez sur :

RÉACTIONS - Les joueurs monégasques ne cachaient pas leur joie à l'issue de la victoire obtenue mercredi, à Arsenal (3-1).

Finir premier de son groupe lors de la première phase, en encaissant un seul but en six matches n'avait pas suffi. Outsider pour tout le monde avant le début de son huitième de finale de Ligue des champions face à Arsenal, l'AS Monaco a frappé de stupeur l'Europe du football, mercredi soir, en l'emportant 3-1 à l'Emirates Stadium.

"On a des joueurs énormes, sur tous les plans pour moi", s'est félicité au micro de BeIN Sports le défenseur tunisien de l'ASM Aymen Abdennour. En l'absence de Ricardo Carvalho, blessé, l'ancien joueur du TFC a fait perdre confiance à l'attaquant des Gunners Olivier Giroud, particulièrement maladroit. "On a fait un match fantastique. On avait envie de faire un grand match ici. On avait la rage de vaincre. On a un groupe de 25 joueurs, on s'entraîne dur, sur le plan de la concentration et de l'implication, et on a une marge de progression énorme."

Monaco s'impose 3-1 sur la pelouse d'Arsenal :

Kondogbia (960x640)

© G.Kirk/AFP

En l'absence de son référent au milieu, Jérémy Toulalan, l'entraîneur de l'ASM avait décidé de faire monter d'un cran Fabinho, excellent. Ses deux partenaires dans l'entrejeu, Joao Moutinho et Geoffrey Kondogbia, ont été au diapason et ont livré un match plein d'abnégation et de générosité. Le second a même ouvert le score pour l'ASM (36e) sur une frappe pleine de culot, certes déviée, mais tellement symbolique d'une équipe qui a toujours eu confiance en elle. "Je n'ai pas souvent l'occasion de prendre ma chance. Mais là, j'ai tenté", a souri l'international tricolore au micro de BeIN Sports. "On savait que si on ne jouait pas à 200%, on n'allait pas remporter ce match."

Devant, l'ASM a pu compter sur le réalisme devant le but de Dimitar Berbatov (53e) et de Yannick Ferreira-Carrasco, venu porter le coup de grâce en toute fin de temps supplémentaire. "On voulait probablement plus la victoire qu'eux aujourd'hui (mercredi)", a considéré Berbatov, qui a porté entre 2006 et 2008 les couleurs de Tottenham, club rival d'Arsenal. "On s'est battu partout sur le terrain, on a remporté nos duels. Je ne pense pas qu'une équipe comme Arsenal se soit permis de nous sous-estimer aujourd'hui mais si c'est le cas, c'est de leur faute."

Le prince Albert II fait part de sa joie :

"Une soirée extraordinaire" pour le prince Albert II. Les joueurs ont également pu compter sur le soutien de plusieurs milliers de supporters monégasques, qui ont réveillé un Emirates Stadium endormi. Et ça forcément, le prince Albert II, qui est venu les saluer à l'issue de la rencontre, a apprécié. "C'est une soirée extraordinaire, je n'aurais jamais pensé parier sur un 3-1, on a fait un match très sérieux, plein, engagé. On a su bien profiter de situations aussi. Ça nous rappelle quelques belles années", a souri le Prince aux côtés de Ludovic Giuly, ancienne star de la Principauté et aujourd'hui consultant pour BeIN Sports. "Cela fait un peu de peine pour (Arsène Wenger), on lui a gâché la soirée je crois ! Mais je pense qu'il ne nous en veut pas."

Egalement présent à Londres, le directeur sportif de l'ASM, Vadim Vasilyev, a goûté lui aussi ce succès qui semble valider l'option "jeunes" prise par l'ASM après le départ des deux stars colombiennes, Radamel Falcao et James Rodriguez, lors du dernier mercato estival. "Le projet évolue, le projet est toujours ambitieux", a-t-il insisté sur BeIN Sports. Le "projet" monégasque se confrontera à un autre projet, dimanche prochain, en Ligue 1, avec la réception du PSG. Quelque chose nous dit ce match sera de dimension européenne.

>> LIRE AUSSI : Ligue des champions : Monaco créé la sensation à Arsenal !