Lyon, le bon coup de griffe

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Lyon, le bon coup de griffe
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EN UN CLIC - Après trois défaites, l'OL s'est réveillé avec éclat, dimanche, à Bordeaux (4-0).

La cacahuète* : L'Olympique lyonnais, qui restait sur deux défaites d'affilée en Ligue 1 (à Ajaccio et contre Lille) et trois toutes compétitions confondues avec le revers enregistré jeudi à Tottenham, en Ligue Europa (2-1), a sonné l'heure du réveil, dimanche après-midi, sous le soleil de Bordeaux (4-0). Le plus beau coup de tocsin est venu de Gueïda Fofana, peu après l'heure de jeu. Après avoir lui-même récupéré le cuir, le milieu de terrain franco-malien s'est remis dans l'axe du but et a décoché une frappe puissante dans la lucarne gauche de Cédric Carrasso. Vitesse chronométrée par nos confrères de Canal+ : 112 km/h. A la 65e minute de jeu, Bordeaux, mené 2-0, était déjà largué.

Le caviar : Titularisé à la pointe de l'attaque à la place de Lisandro Lopez, excentré à gauche, Bafétimbi Gomis a fait parler son instinct, en délivrant un caviar dans la profondeur pour Clément Grenier après une passe manquée qui s'est transformée en contrôle. Grenier, titulaire en l'absence de Steed Malbranque, a alors résisté au tacle désespéré de Marc Planus, avant d'ajuster Cédric Carrasso d'un intérieur du pied droit. Après avoir subi pendant le premier quart d'heure, l'OL venait de griffer les Girondins dès sa première attaque.

Grenier ajuste Carrasso pour le 1-0 :

Grenier face à Bordeaux (930x620)

© REUTERS

La pensée du jour : "On ne veut pas s'enflammer", a déclaré au micro de Canal+ Clément Grenier, auteur du premier et du troisième but, sur penalty. Et pourtant, cette victoire en terre girondine (le plus large de l'histoire) permet aux joueurs de Rémi Garde de récupérer la deuxième place aux dépens de l'OM, avec deux points d'avance (et même trois si l'on considère l'écart abyssal au niveau de la différence de buts, +19 contre +3). Au niveau du style aussi, il n'y a pas eu grand-chose à voir entre la démonstration d'efficacité de l'OL et la victoire poussive de l'OM contre Valenciennes, samedi après-midi (1-0). Lyon n'a plus que trois points de retard sur le PSG avant le déplacement parisien à Sochaux, dimanche soir. Le titre n'est peut-être pas encore joué. D'autant que, comme le dit le président Jean-Michel Aulas, "le PSG doit encore venir à Gerland"...

Le loser : C'est en manquant son dégagement de la tête que le malheureux Florian Marange a "offert" le but du 4-0 à Lyon et à Alexandre Lacazette, auteur d'une frappe à ras de terre que Cédric Carrasso n'a pu qu'effleurer (75e). On pourrait également ajouter à cette catégorie du "Caliméro" Planus, qui a manqué son tacle sur le premier but, ou encore Julien Faubert, auteur de la "faute" sur le penalty qui a amené le troisième but lyonnais (73e). Ce sont tous ces petits détails qui ont conduit les Girondins à leur perte pour la deuxième fois de rang en Ligue 1, après Ajaccio le week-end dernier (0-1).

Lacazette inscrit le quatrième et dernier but lyonnais :

Supportter lyonnais à Bordeaux (930x620)

© Capture d'écran Canal+ Sport

Le chant : L'horaire de cette affiche n'avait pas dissuadé les spectateurs du stade Chaban-Delmas, venus nombreux pour assister à cette affiche dominicale. Il y avait également une jolie colonie de supporters lyonnais, qui se sont fait entendre et qui ont profité du (froid) soleil bordelais pour faire chanter et encourager torse nu.

Celui qui aurait dû rester chez lui : En manque de solutions offensives, notamment depuis le départ de Yoann Gouffran pour Newcastle, Bordeaux a lancé dimanche le jeune uruguayen Diego Rolan, 19 ans. Le néo-Bordelais a disputé l'intégralité de la première mi-temps, sans jamais se montrer dangereux. Un tir (non cadré), 10 ballons touchés, 3 ballons perdus. Touché après cinq minutes de jeu seulement, il a cédé sa place à la pause. A (re)voir.

Le geste tactique : Tous deux titulaires au coup d'envoi, Gomis et Lisandro, qui n'ont pas marqué, avaient rejoint le banc de touche dès la 62e minute de jeu. Rémi Garde a décidé de remplacer les deux stars de l'attaque lyonnaise par Rachid Ghezzal et Jordan Ferri, tous deux 21 ans. L'OL a donc fini la rencontre avec six joueurs de 23 ans ou moins formés au club (Umtiti, Gonalons, Grenier, Lacazette, Ghezzal et Ferri). Gonalons est capitaine, Umtiti a marqué sur la pelouse de Tottenham, jeudi, Grenier et Lacazette ont inscrit trois buts à Bordeaux : et si l'avenir de l'OL était aussi radieux que le soleil qui a accompagné sa démonstration bordelaise ?

*A voir la bible d'Europe1.fr en short