Lyon cherche une explication

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Lyon cherche une explication
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LIGUE DES CHAMPIONS - Staff et joueurs de l'OL ont tenté d'identifier les raisons de la débâcle.

Eliminé de la Ligue des champions par le modeste club chypriote de l'Apoel Nicosie (0-1, 1-0, 4-3 aux tab), Lyon a connu mercredi soir l'une des plus grandes déceptions européennes de son histoire. Comment en est-on arrivé là ? Les acteurs du club lyonnais ont une (vague) idée.

Rémi Garde, en conférence de presse (930x620)

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L'explication de l'entraîneur :  "le début du match a été très mauvais". Vainqueur 1-0 lors du match aller, le 14 février, l'OL avait perdu tout son bénéfice dès la 9e minute de jeu lorsque l'attaquant brésilien de l'Apoel, Gustavo Manduca, profita des largesses de la défense rhodanienne pour ouvrir le score du plat du pied gauche. "Le début de match, très mauvais, a été la clé de la rencontre", a estimé Rémi Garde. "Nous avons paniqué défensivement, laissé des espaces, nous étions loin. Je ne peux pas l'expliquer surtout après ce que nous avons vu sur la suite." Derrière le début de match raté, l'incrédulité pointe le bout de son nez. "Nous avons manqué d'efficacité ou de je ne sais quoi", "Y a-t-il eu un problème de concentration ? Je ne sais pas."  A vrai dire, nous non plus.

Cris face à Nicosie (930x620)

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L'explication du capitaine : "l'Apoel avait plus envie". Lors du tirage au sort des huitièmes de finale, l'OL avait fait part plus ou moins ouvertement de sa satisfaction de tomber sur l'Apoel Nicosie, le "Petit Poucet" des huitièmes de finale. Mais, s'il avait eu de la chance au tirage, l'OL en a eu aussi au craquage : peu de jus, guère d'occasions et une élimination tristement historique. "Nicosie a joué le coup à fond, l'Apoel avait plus envie et s’est montrée plus ambitieuse que nous", a expliqué le capitaine, Cris, l'un des seuls à surnager mercredi soir. Ou plutôt à nager car les autres sont restés à quai.

Jean-Michel Aulas, 930

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L'explication du président : "jouer une qualification ici, c'était jouer avec le feu". Plutôt que de taper sur ses joueurs, Jean-Michel Aulas a préféré remettre la contre-performance de l'OL dans son contexte : à savoir le "chaleureux" GSP Stadium de Nicosie. "Jouer une qualification ici c'était jouer avec le feu. Je tire un coup de chapeau à l'Apoel, ils sont toujours invaincus à domicile en Ligue des champions", a convenu "JMA" sur OLTV, la chaîne du club. "Jouer avec le feu" : traduction "on aurait dû faire la différence lors du match aller". C'est aussi le discours qu'a tenu Kim Källström à la sortie du terrain. "On aurait dû mieux faire, mettre plus de buts à Lyon", a considéré le milieu de terrain suédois au micro de Canal+.  Ce n'est pas forcément faux, mais c'est surtout bien commode.

Bernard Lacombe (930x620)

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L'explication du conseiller : "c'est le football". Ce n'est pas Jean-Michel Aulas qui est monté face aux journalistes, mercredi soir, mais son conseiller, le fidèle Bernard Lacombe. Après avoir insisté sur le côté aléatoire des tirs au but ("Cette défaite aux tirs au but est très très dure. C'est toujours compliqué. J'ai déjà vécu cela dans d'autres circonstances"), l'ancien joueur de l'OL a simplement dit que c'était "le football". "Il faut aussi penser à d'autres grands clubs qui sont également éliminés", a-t-il estimé. "Nicosie est désormais le passé. Il faut réagir pour l'avenir et aux joueurs de faire le nécessaire pour samedi contre Lille." Evacuer le passé et se tourner vers l'avenir : un bon moyen pour l'OL d'oublier les tourments du temps présent.