Ligue des Champions : le Real sort vainqueur de son derby

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Ligue des Champions : le Real sort vainqueur de son derby
@ Habitué au banc du Real, Chicharito a inscrit un but très important pour le Real Madrid, toujours en course en Liga et en Ligue des Champions. CURTO DE LA TORRE / AFP
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FRÈRES ENNEMIS - Le Real Madrid a arraché sa qualification pour les demi-finales de Ligue des Champions face à l'autre club de la capitale, l'Atletico. Mais que ce fut dur.

L'Histoire se répète. C'était un remake de la finale de la Ligue des Champions 2014. Un remake fidèle, puisque le Real s'est une nouvelle fois imposée face à son frère ennemi, son rival le plus coriace en Espagne derrière le FC Barcelone, l'Atletico. Il aura néanmoins fallu attendre la 83e minute de ce quart de finale retour de Ligue des Champions, mardi soir, pour que se dessine l'issue d'une rencontre très accrochée. Alors que les deux équipes se dirigeaient vers les prolongations, "Chicharito" Hernandez a qualifié les siens pour les demi-finales aux dépens de "Colchoneros" brutaux et réduits à dix après l'exclusion d'Arda Turan à la 76e. Un but in extremis, à l'image du coup de tête de Sergio Ramos qui, en mai dernier à Lisbonne, avait expédié les deux équipes vers une prolongation remportée par le Real (4-1 a.p.). Après sept matches sans victoire cette saison, plus longue série d'invincibilité de l'Atletico dans l'histoire des derbies madrilènes, voilà le sortilège levé pour la "Maison blanche".

Certains Grands d'Espagne manquaient à l'appel côté Real. Le Real était pourtant décimé au stade Santiago-Bernabeu avec les absences de Karim Benzema, Gareth Bale et Luka Modric sur blessures et la suspension de Marcelo. Mais il a eu le mérite de proposer plus de jeu que son adversaire, lequel était surtout venu pour défendre et mettre des coups. Car après la fièvre de la finale de Lisbonne, c'était un match qu'aucun des camps ne pouvait perdre. Et dans l'électricité ambiante, les chocs et les duels ont été plus nombreux que les occasions franches. Des coups de coude, des contacts, des grands dégagements... Clairement, les hommes de Diego Simeone étaient venus jouer avec le vice, un jeu où généralement, l'Atletico est le plus fort. Disposés en bloc dans leur moitié de terrain, les "Colchoneros" ont montré une garde agressive et parfois à la limite de l'anti-jeu, Sergio Ramos, Isco ou Fabio Coentrao se plaignant tour à tour de coups de coude.

Oblak a fait douter les merengues. Sur l'ensemble du match, c'est le Real qui a eu les meilleures occasions, même s'il s'est longtemps heurté au gardien slovène Jan Oblak, déjà héros du match aller et qui a notamment gagné son face-à-face avec Ronaldo (44e). Au match aller aussi, le club merengue avait dominé sans marquer et l'absence de Bale et Benzema dans la finition a clairement pesé mercredi soir. D'ailleurs, Javier "Chicharito" Hernandez, très peu utilisé cette saison par l'entraîneur Carlo Ancelotti, a commencé par manquer ses trois occasions les plus franches : une frappe de mule à angle fermé expédiée dans le petit filet extérieur (12e), un tir en pivot passé juste à côté du cadre (49e) et une tentative sortie par l'inévitable Oblak (79e).

Mais le "supersub" Chicharito a finalement trouvé la faille. Mais l'attaquant mexicain, prêté l'été dernier par Manchester United, a finalement saisi sa chance sur un déboulé de Ronaldo et il a marqué au point de penalty, envoyant le Real dans le dernier carré et se libérant d'un poids après des mois passés sur le banc de touche. "Reyes de Europa" ("Rois d'Europe"), a chanté le Bernabeu, comme pour chambrer les supporteurs "colchoneros". Le club aux 10 Ligue des champions a encore fait parler son expérience européenne et remis son impétueux voisin à sa place... jusqu'à la prochaine revanche entre eux.

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